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PHASES DE LA LUNE

quartier. Les jours suivants, la surface lumineuse va en croissant comme l'indique la figure.

Enfin, vers le 27® jour, la surface lumineuse de la Lune est de nouveau circulaire.

L'ensemble de tous ces aspects constitue les phases de la Lune. La nouvelle et la pleine lune portent le nom de syzygies.; le premier et le dernier quartier celui de qttadror tures-

On appelle lunaison la durée d'une période complète des phases.

On fait commencer la lunaison à la nouvelle lune. Le nombre de jours écoulés depuis la dernière nouvelle lune est l'âge de la Lune. Il est représenté par les nombres entiers de 1 à 28.

Nous remarquerons que la ligne des cornes accomplit pendant une lunaison un tour complet dans le sens inverse de celui des aiguilles d'une montre.

60. Explicatlou des phases. — On comprend parfaitement les phénomènes qui viennent d'être décrits, en considérant que la Lune est un corps sensiblement sphérique, opaque, non lumineux par lui-même, qui réfléchit la lumière qu'il reçoit du Soleil, et qui tourne autour de la Terre dans un plan peu incliné sur l'écliptique, avec une vitesse constante, à peu près en un mois, et enfin, que la Lune est beaucoup plus près de nous que le Soleil.

Admettons, pour plus de simplicité, que la Lune se meuve dans le plan de l'écliptique. Soient T la position de la Terre, et SL la direction des rayons solaires, que l'on peut regarder comme parallèles entre eux, à cause de la grande distance du Soleil.

Pour obtenir la partie éclairée de la Lune, on mène par son centre un plan perpendiculaire à la direction des rayons solaires ; il coupe la Lune suivant un grand cercle qui est le cercle d'illumination.

La partie de la Lune visible de la Terre s'obtient de la même façon en menant par le centre de la Lune un plan perpendiculaire à la droite qui joint le centre de la Lune au

centre de la Terre. Ce plan coupe la Lune suivant un grand cercle qui est le cercle de contour apparent. Le cercle d'illumination se projette sur le plan du cercle de contour apparent suivant une ellipse qui sépare la partie éclairée de la partie obscure de la Lune.

On voit alors que si on suppose que la Lune se déplace sur son orbite, on aperçoit successivement les apparences que nous avons indiquées.

Remarquons que l'angle a que font entre eux les plans des cercles d'illumination et de contour apparent, est égal à l'angle SLT que fait la ligne joignant le centre de la Terre à celui de la Lune avec la direction des rayons solaires.

Lorsque cet angle est nul, le cercle d'illumination et le cercle de contour apparent coïncident, et la Lune tourne sa partie éclairée vers la Terre ; il y a pleine lune.

Ensuite, l'angle des deux cercles augmente, devient droit au moment du dernier quartier, puis il devient obtus, et enfin il est égal à deux droits au moment de la nouvelle lune. En continuant, on arrive au premier quartier, pour revenir à la pleine lune, en passant successivement par toutes les

61. Lumière cendrée. — Pendant les quelques jours qui précèdent le premier quartier, alors que la partie éclairée de la Lune visible pour nous n'est encore qu'un mince croissant, on peut voir après une observation attentive le reste du disque éclairé par une lumière très faible. Ce curieux phénomène, qui peut être commodément observé surtout au printemps ou à l'automne, parce que le crépuscule dure moins dans ces saisons, s'atténue à mesure que le croissant augmente ; il disparaît avant le premier quartier. L'explication en est très simple : la Terre est une sorte de Lune pour son satellite ; elle en éclaire les nuits, et sur la Lune, il fait clair de terre tout comme il fait clair de lune sur la Terre. C'est cette illumination réflexe que nous voyons lorsque le Soleil est couché, et si nous remarquons mieux ce phénomène, connu sous le nom de lumière cendrée, au moment de la nouvelle lune, c'est qu'à cette époque il y a pleine terre pour la Lune.

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