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Fréquence des éclipses de Lune et de SoleU

— Tandis qu'une éclipse de Lune est visible de tous les points d'un hémisphère terrestre, et que ses phases sont les mêmes au même moment pour tous les observateurs, il n'en est pas de même d'une éclipse de Soleil. Cela tient évidemment h ce que deux observateurs placés en deux lieux différents ne sont pas éclairés de la même façon par le Soleil.

De plus, les lieux de la Terre pour lesquels il peut y avoir éclipse de Lune, et qui sont ceux où le cône d'ombre de la Lune rencontre la Terre, ne forment jamais qu'une portion restreinte de la surface terrestre.

Aussi, bien que la limite de latitude trouvée pour les éclipses de Soleil soit supérieure à celle trouvée pour les éclipses de Lune, les premières sont-elles plus rares que les secondes.

Dans un lieu déterminé, on voit environ trois fois moins d'éclipsés de Soleil que de Lune.

Les éclipses totales de Soleil sont rares en un lieu déterminé.

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11 n'y en a pas eu à Paris depuis 1724* et il n'y en aura pas avant l'an 2026.

Dans une année, il y a au plus sept éclipses, et au moins deux; en moyenne, il y en a quatre.

Pour toute la Terre, il y a douze éclipses totales dans le xix" siècle.

Description générale du système solaire. -— Planètes et leurs satellites. — Système de Kopemik. — Détails succincts sur les diverses planètes .

69. Existence des planètes. — Le Soleil et la Lune ne sont pas les seuls astres qui paraissent posséder un mouvement propre. Il existe encore d'autres astres, les uns visibles à Tœil nu, les autres au télescope seulement, qui nous semblent se déplacer sur la sphère céleste par rapport aux étoiles. Pî^rmi ceux-ci, certains ont un diamètre apparent sensible, un éclat mat et sont dépourvus de scintillation ; enfin quelques-uns présentent même des phases analogues à celles de la Lune. Ce sont les planètes.

Leurs mouvements apparents sont très irréguliers. Si on observe plusieurs jours de suite une planète déterminée, et si on reporte sur un globe, comme nous avons fait pour le Soleil, les positions observées, on obtient pour trajectoire de l'astre une ligne compliquée, s'éloignant peu de Técliptique, et composée de zigzags qui ne paraissent suivre aucune loi.

La planète va de F en E, s'arrête un instant en E, rétrograde de E en D puis -^ repart pour aller en

-^^ /jlL ^ p C, et ainsi de suite ;

C ^^ et chaque station pré-

E "" — p. cède un changement dans le sens du mouvement. De plus, les rétrogradations sont plus faibles que les lignes parcourues dans le sens direct ; ainsi DE est plus petit que FE. Cela tient à ce que la Terre n'est pas le centre du mouvement des planètes, et qu'elles ne se déplacent pas dans le plan de l'écliptique.

Si on pouvait les observer du centre du Soleil, on les verrait tourner de l'ouest à l'est dans des orbites planes, à peu

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près circulaires, et dont les plans seraient fort peu inclinés sur celui de Técliptique.

70. Système solaire. — En dehors de la Terre, on compte sept planètes principales : Mercure, Vénus, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune, en commençant par les plus rapprochées du Soleil.

Mercure et Vénus, plus rapprochées du Soleil que la Terre, sont des planètes inférieures ; les autres, au contraire plus éloignées, sont des planètes supérieures.

Entre Mars et Jupiter, on a découvert un grand nombre de petites planètes invisibles à Tœil nu et que, pour cette raison, on a appelées planètes télescopiques.

Quelques planètes possèdent un et même plusieurs satellites qui tournent autour d'elles comme la Lune autour de la Terre.

Tous ces corps, en y joignant la Terre et la Lune, constituent le système solaire.

C'est le système solaire que nous connaissons le mieux de tout rUnivers. Il a pour nous une importance considérable, et on peut dire que le mouvement de la Terre est influencé par tous les astres qui le constituent.

Le rôle du Soleil dans tout TUnivers est-il aussi important que dans le système solaire ? Il ne faudrait pas le croire. Les distances du Soleil aux étoiles les plus voisines sont si grandes que les dimensions de notre système ne sont, en comparaison, que des nombres insignifiants, et le Soleil ne peut guère exercer d'influence appréciable sur les étoiles.

Le Soleil est si peu le centre du monde qu'il n'est pas fixe. Une étude minutieuse de son mouvement sur la sphère céleste permet d'affirmer qu'il se dirige vers la constellation d'Hercule, entraînant avec lui la Terre et les planètes dans un mouvement de translation sensiblement rectiligne.

71. Système de Kopernik. — Les Anciens faisaient de la Terre le centre du monde, et leur cosmographie par là même était très compliquée, surtout lorsqu'il s'agissait d'expliquer les mouvements des planètes.

C'est Kopernik qui montra le premier quelle était la véritable constitution du système solaire. Avec lui, le Soleil est remis à la place véritable qu'il occupe dans notre monde : il en est le centre. Autour de cet astre tournent dans l'ordre

de leurs distances Mercure, Vénus, la Terre, Mars, Jupiter et Saturne.

Depuis Kopernik on a découvert Uranus et Neptune, qui tournent aussi autour du Soleil, ainsi que les planètes télescopiques. Quant à la Lune, elle perd beaucoup de Timportance que lui attribuaient les Anciens dans leurs conceptions, et de planète qu'elle était, elle redescend au rang de simple satellite de la Terre.

72. Explication de l'erreur des Anciens. — Cherchons maintenant pourquoi ces idées si simples, que Tantiquité connaissait pourtant depuis les Pythagoriciens, ont mis si longtemps à triompher de Terreur.

La première cause et la plus importante, sans contredit, tient à ce que nous sommes constamment exposés à être dupes de nos sens.

La Terre nous semblait immobile, les étoiles paraissaient tourner autour de nous : fatalement, nous étions amenés à supposer la Terre fixe et les cieux mobiles.

Cependant, nous connaissions un certain nombre d'illusions du même genre.

Quand on descend une rivière en bateau et qu'on regarde les rives, il semble qu'on les voit fuir dans le sens opposé à celui du courant, pendant que le bateau reste immobile. La même chose arrive lorsqu'on se met à la portière d'un wagon en marche.

D'ailleurs, l'illusion inverse se présente aussi fréquemment. Quand on s'accoude au pont d'une rivière pour voir couler l'eau, il semble, au bout de très peu de temps, que le pont avance rapidement, entraînant le spectateur avec lui.

Lorsqu'un train en marche croise un autre train stationnant en gare, les voyageurs du train arrêté sont facilement portés à croire que leurs wagons roulent et que le train qui les croise s'est arrêté.

Tous les aéronautes s'accordent à dire que lorsqu'on monte en ballon, il semble qu'on reste immobile et qu'on voie la Terre fuir sous la nacelle.

Ainsi le témoignage de nos sens ne nous permet de rien préjuger sur le mouvement de la Terre.

73. Preuves de la ro.tation de la Terre sur ellemôme. — Voyons maintenant quelle hypothèse nous devons adopter.

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