Rappel de la déflnUion. — Nous avons appelé
a fraction algébrique le symbole — qui exprime le quotient
de la division du nombre algébrique a par le nombre algébrique b non nul. Si donc on appelle q ce quotient, on a
on, ce qui revient au même,
a = bq.
48. Extension des propriétés démontrées en arithmétique. — Théorème l, — On ne change pas la valeur d'une fraction en multipliant ou en divisant ses deux termes par un même nombre non nul.
a Soit la fraction -- =zq, (1)
Prouvons d'abord que l'on a aussi ac
c désignant un nombre quelconque non nul. Pour cela, remarquons que régalité (1) est équivalente, par définition, à la suivante :
a=zhq\ par conséquent on a successivement
ac = hqû,
ac = {bc)q.
Cette dernière égalité exprime que
ac
Comme on peut passer de (2) à (1) en divisant les deux termes par c, on voit que la valeur de la fraction n'est pas changée quand on divise les deux termes par le même nombre.
49. Remarque. — Comme en arithmétique (95) , ce théorème permet soit de simplifier une fraction, soit de réduire plusieurs fractions au même dénominateur. La marche à suivre est la même qu'en arithmétique.
50. Théorème II. — La somme algébrique de plusieurs fractions ayant le même dénominateur est une fraction ayant le même dénominateur et dont le numérateur est égal à la somme algébrique des numérateurs.
Soient plusieurs fractions algébriques a b c
il s'agit de prouver que
Appelons en effet p, q, r les valeurs respectives des trois
fractions. On a, par définition,
a = mp, b — mq, c = mr [i)
abc
et 1 zzzp-hq — r.
Or, des égalités (1) on déduit
a-f-b — c = mp-f-wg — mr,
et d'autre part on a (37)
mp-^mq — mr = m(p -f- g — r).
11 en résulte a-hb — c = m(p ■+ q — r),
égalité qui exprime que p-^q — r, c'est-à-dire la somme