VII.,Si l'on intègre par parties, la fonction — ^j
s'annulle aux deux limites ; donc
VIII. La constante G étant connue, il en est de même des intégrales (16) et (17), ainsi que de toutes celles qu'on peut déduire de ces deux-ci. Il paraît difficile d'en tirer des développements en séries, plus convergents que ceux auxquels je suis parvenu dans le Mémoire cité.
LV. — SUR UN PROBLÈME d'aLGÈBRE LÉGALE ET SUR UNE TRANSFORMATION DE SÉRIE (*) (mARS d8Ç2).
I. D'après le Code civil (art. 757), le droit de l'enfant naturel est d'un tiers de la portion héréditaire qu'il aurait eue, s'il eût été légitime (**).
Soient : / le nombre des enfants légitimes; n le nombre des enfants naturels; x^^^ la part d'un enfant légitime; y^^ la part d'un enfant naturel.
On a d'abord, en prenant pour unité la somme à partager entre les / + n enfants ,
Lu
D'un autre côté, conformément à la prescription ci-dessus,
( *) Note extraite des Nouvelles Annales de Mathématiques.
( **) Cette partie de l'article 757 se rapporte au cas du partage entre enfants légitimes et enfants naturels. Lorsque des enfants naturels concourent avec des ascendants ou des collatéraux , la loi a des conséquences bizarres et même absurdes, dont je ne parlerai pas ici. ( Voyez une brochure intitulée : l'Article 757 — Application de l'Algèbre au Code civil. )
De ces deux relations, on conclut aisément la formule suivante, connue depuis longtemps (*),
''" i U{l + \) 2>H{l+\){l^î) 3"/(/+lJ...U+//) ^''
II. La complication de cette formule est peut-être ce qui empêche les jurisconsultes d'obéir, sinon à l'esprit, du moins au texte de la loi , quand il s'agit pour eux d'effectuer un partage entre enfants légitimes et enfants naturels. Mais on peut la remplacer par une autre expression beaucoup plus commode.
On a en effet
l[l + \){L + 'i)...{(-{.p) 1-2. 3... /> / (1-0/'^' '^5; donc
+ 0)'dQ;
d'où enfin
( *) Ello il été donnée d'a'iorii par M. Coiirnot (Bnllfthi de Féfrifisac, t. XVI, p. 3.)
Il est visible que , pour former la quantité entre parenthèses, il suffit de développer (2 + 1)" et de diviser par /, / + 1 , Z + 2 ,...,/ + ?i les termes du développement. Du reste , il est facile de vérifier, par un procédé purement algébrique , l'équivalence des deux expressions de x^^.
III. Cette équivalence étant démontrée , il en résulte que l'on a
i /(/+!)'' Ui + 1)(/ + 2)" /(^ + l)(/ + 2)(/+3)"
même quand les deux membres, au lieu d'être composés d'un nombre fini de termes , deviennent des séries convergentes. Par exemple , en supposant
on trouve
, , 1 /1\ 1 /lu i liV „/, 11 1
ce qui est exact.