LXV. — SUR LES SURFACES A COURBURE MOYENNE NULLE
(MAT 1867)r).
I. On sait qu'en représentant par «, è les cosinus des angles formés par la normale avec les axes des x et des y , on peut mettre l'équalion des lignes de courbure sous ia forme
da : dx — db : dy , OU plutôt sous celle-ci ;
fda . da , \ . l db , db , \ . ,.,
D'un autre côté , dans un Mémoire (**) sur les surfaces dont il s'agit, j'ai prouvé que leur équation est, si l'on veut.
da db dx dy '
Il résulte , de celle-ci ,
rfffl , d(L
dy dx
a, étant une certaine fonction de x et de y. Soit z^ cette fonction; soient p^ , q^ , r^ , 5, , t^ les dérivées parlielles de z^ : d'après les formules (3) :
da da dh db
dx dy dx dy
(*) La présente Note est , en grande partie , rédigée depuis plus d'un an ; j'en ai indiqué les résultats diuis mon cours à l'Université de Liège.
["'} Journal de l'Ecole Polytechnique , 37« caiiier, p. 130.
— 29'i — puis, au lieu de l'équation (1),
r, dx- -h 2 s, dx dy ■+- 1, dif = 0. (4)
Soient S la surface à courbure moyenne nulle, S^ la surface qui a pour équation z^ = (^ {x, y). En observant que l'équation (4), transformée de (i), appartient aux lignes asij?nptotiques de S, , on a ce théorème:
Les lignes de courbure de la surface S , et les lignes asijmptotiques de la surface S^, ont mêmes projections sur le plan des xy.
II. Si la surface S est connue, et qu'elle ait pour équation % = f{x,'ij), on aura
dZi = p^dx -h q4y = — M-x 4- ady , OU
dz, = ^ ^dx- ^ #(*), (5)
puis
dx-Y. (6)
Pour déterminer Y, on a la relation
\y\+p' + g' dY
(*) 11 est plus simple de prendre
z^ — — I Mx + / arhj + / d)/ 1 — d.i
D'ailleurs
\/îTWT^u-r 'P'^'"
\^l+ir+q- yi-\-p- + ci- {\+p-)t—pqs
dy
donc
P ^ j {\+f)t-vqs
dy
A cause de
(1 -hp*)t — 'ipqs + (1 + q'-) r = 0, '
dy. (7)
on vérifie aisément que le second membre de l'équation (7) est indépendant de a^ ; ce qui doit être.