LXVI. ~ SLR LA PARTITION DES NOMBRES (OCTOBRE
PROBLÈME. — De combien de manières peut-on former une somme n, avec q nombres entiers , égaux ou inégaux?
I. Désignons par N^ (**) le nombre cherché, et considérons l'équation
En supposant que les valeurs des inconnues soient rangées par ordre de grandeur non décroissante , nous pourrons attribuer à x^ , successivement, les a valeurs entières :
a représentant le plus grand nombre entier contenu dans — ; de sorte que
Soit, en particulier, x^ = a : les valeurs dex,,x,, . ..x ne pouvant être inférieures à a, nous ferons
x., = y.,-hu — l, x^ = y^ + a— i, . . . X = y -i- a— l; et nous aurons ainsi , au lieu de (1) , a équations de la forme
( *) Cette Note peut être considérée comme faisant suite à celle de la page 62. (**) Dans la Note citée, N^ était remplacé par [n, q].
(***) Comme nous l'avons déjà dit , la notation (-] équivaut à celle-ci : E (-] , adoptée par Legendre.
dans lesquelles les q — 1 inconnues pourront recevoir les valeurs 1, 2, 3 Le nombre des solutions de l'équation (3)
étant N , , „ , , il s'ensuit
n— 1 — (a— Ijî, 7— I
ou
n,(] n— 1,7— 1 n— I — 77— 1 „—l—lq.q—\ 71 — 1 — (a — 1)7, 7 — 1 V / \"/
IL Le nombre des termes du second membre, dans l'équation (5) , est a. Si ^ = 2 , chacun de ces termes se réduit à i ; donc N^^ , = a , ou
relation évidente.
IIL Si ^ = 3, l'équation (5) devient
OU, d'après la formule (6) ,
Par exemple ,
v = (VV(f)-(v)-(|-(|-(l)
à cause de a = ^j = 6-
(*) Cette relation générale résulte, immédiatement, de celle qui constitue le Théorème II (p. 62).
En , effet , les décompositions du nombre 19 sont :
1+4+li,
IV. Pour obtenir le second membre de l'équation (8), on doit considérer les diverses formes du nombre n, relatives au diviseur 6. On trouve ainsi, sans difficulté :
Pour n = 6»',
V. Remarque. — Au lieu de ce système de formules , on peut prendre celui-ci :
tv
il en résulte ce théorème curieux , proposé par M. Vachette!*) :
Parmi les quatre nombres ii-, n^ — 1 , n- — 4, n' + 3, il en est un divisible par ï^ : le quotient égale le nombre des manières différentes de partager n en trois parties entières , positives , égales ou inégales.
VI. Quand q surpasse 3 , il paraît difficile d'exprimer le nombre des solutions de l'équation (1), au moyen d'une formule qui ne soit pas illusoire, et l'on est réduit à faire usage, une ou plusieurs fois, de la relation (5). Soit, par exemple, îi = 39 , ^ = 4 ; d'où ^ = 9. Cette relation devient
N =N +N 4-N 4-N 4- N +N +N -f-N +N . Mais , par les formules (10) :
Jb,3 12
N = — = 27 iV. 12 '
Nn,3=^-Î2~^^^'