I. Cordes principales. — L'équalion d'une surface 2 étant
^x' -H A' M- -+- A"2- -t- 2B7Z -+- 2B'zx -4- 2B"x// )
+ 2Car H- 2C'/y -+- 2C"c -♦- D = 0, ) ^ '
considérons un système de cordes parallèles à la direction déterminée par
(*) On trouve, par un calcul facile,
ISAOH
D'ailleurs
Donc
'^''">=aVv=
tgAOH.tj,'AOD = .
puis le |)l;iii (liiiinélriil coujuj^im'' à ces corilcs. (Icllcs-ci scroiil principales si les cosinus a, h, c salisloiii jiux conditions connues ;
Aa -4- B"h H- B'c A'IÎ -+- \ir -+- R"« A"c ■+- H'u -+- B6
abc
On Siiii (juc, v ("Irini In valeur commune des trois rapports,
(A .s)(A' - .s)(A" - .s) — B*(A — s] — B"^(A' — s) 1 — ir'-(A" - s) -t- SHB'Ji" = 0 (*). î
Celte équation, du troisième degré, a, au moins, une racine réelle. Par conséquent, dans toute surface du second ordre, il existe, ou moins, un système de cordes principales (**).
II. Réalité des racines. — Prenons une de ces droites pour axe des z : les équations (5) devront être vérifiées par « = 0, 6 ^ 0, c ^ 1 ; ce qui exige que
En même temps, l'équation (4) se réduit à celle-ci :
s" - (A -+- A') .s -H AA'— B"' = 0, (6)
laquelle a ses l'acines réelles.
Puisqu'il en est ainsi, la surface il possède trois systèmes de cordes principales (***). Mais le nombre de ces systèmes ne peut dépendre du choix des axes; donc les trois racines de l'équation (4) sont réelles ('").
(*) Cauchv, Exercices de Matfiematiqucs, t. IV, p. 14.1.
('*) Manuel des Candidats à l'Ecole polyteclmique, t. II, p. 4-2.
('") Pour faire disparaître le terme en xy, on fait tourner les axes Ox, Oy dans leur plan, en les laissant rectangulaires; etc.
('") Démonstration donnée à l'École polytechnique. Si je la rappelle, c'est parce que, fréquemment, on en voit paraître d'autres, fort compliquées. (Mai 1<S88.)
CCIiVXXlX. — Équation»» dont toatcN les racines» sont iniasinaircN.
{Mars 1869.)
I. Théorème. — Si l'équation f(x) = 0 (*) a toutes ses racines
réelles et inégales, l'équation obtenue en égalant à zéro la seconde
dérivée de j- , a toutes ses racines imaginaires.
Soit
et, par conséquent
L'équalioi) .'/"=0 est donc
Or, si l'on suppose
on a
ou
puis
I ff'~r
r-iï"=ry,
-Ij
f'-ff^p
{Jc — a}-
Le priniier membre de réquatioii (1) élani une somme de carrés, celle équation n'a aucune racine réelle (**).
(*) /"(x) est un polynôme entier.
(**) C'est à peu près ainsi que le théorème a été démontré par 31. Agairaf (Nouvelles Annales, 1849, p. 445).
Addition. — {Mai \SSS.)
II. Théorème. — Si l'équation f(x) = 0 a toutes ses racines réelles, l'équation
ff"-r-=o, (A)
a toutes ses racines imaginaires (*).