‹ Mélanges mathématiques (volume 3)Chapitre 3 sur 147 · X -{- xf -\- fx · texte numérisé non relu

X -{- xf -\- fx

Va — niy f „,

y^^g^^JL^ = 0, (9)

Vh — mz

z -h- Xh -i- /z. = 0 .

Si maintenant on multiplie par x, y, z, et qu'on ajoute les produits, on obtient, à cause des relations (5), (4) :

îi^-+-fx[F — m(QH-d)] = 0:

ou, par l'équation (2) :

tJim = u\ (iO)

De même, en multipliant par f, g, h :

X + ^[Pm — mP] = 0, ou

Ainsi, les équations (9) peuvent être remplacées par :

{u' — cr)x = V/xf\ {u- — b')y = Viu(j, {ir — c')z = V.Ji. (Ii>) Il résulte, de celle-ci, l'équation demandée : r a- Ir

M* — a" u' — b' ir — c"

II. Suite. — Menons, j)ar le centre de rdlipsoïde, un plan perpendiculaire à la droite dont les cosinus direclifs seraient f, r/', II'. Les carrés des demi-axes de la section vérifient l'égalité

ivT f^W c'Ii"

m'^ — o" II'' — b^ u'' — c due à Sedley Taylor (*).

Ces deux équations auront les mêmes racines, si

af'

bcf "" (•/('

:, de

ces

propo

rtions :

La droite OL", dont les cosinus directifs sont f , g' , h', est donc déterminée; et, en conséquence :

III. Théorèmes. — 1° Toute section d'un ellipsoïde, par un plan diamétral, est égale à la section droite d'un certain cylindre, circonscrit à l'ellipsoïde.

2" Réciproquement : Tout ellipsoïde, inscrit à un cylindre, admet une section diamétrale égale à la section droite du cylindre.

3° Si deux ellipsoïdes, concentriques, sont inscrits à un même cylindre, une section diamétrale de l'un est égale à une section diamétrale de l'autre,

4° Réciproquement : Si deux ellipsoïdes concentriques n'admettent pas de sections diamétrales égales, ils ne sont pas inscriptibles à un même cylindre.

IV. Remarque. — Soient A', B', C les projections, sur OL', (*) Cours d'Analyse, p. 461; Nouvelles Annales, t. XX, p. 115; etc.

des sommets A, B, C de rellipsoïde (*). Le point >I, dont les coordonnées sont

X = OA' = af\ j/ = OB' = brj\ z = OC = eh'..

appariient à celte surface (**). De plus, il appartient à la droite OL.

Donc ce point M est celui où la droite OL perce rellipsoïde (***).

Si M' est le point d'intersection de OL' avec la surface, nous dirons que M, M' sont deux points correspondants. Il existe, entre ces deux points, une relation simple.

V. Théorème. — Le centre 0 est érjalement distant du point M' et du plan tangent en M.

Prenons, avec les formules (16), les équations

•i" = w/; y = tiy, z = ait; (17)

puis la formule connue :

ou

(li>)

Il est visible que

r r fr r 9" f''-

1 1 — : -^ jH

a' 6" c' à' tr r

{*) Le lecteur est i)rié ilc faire la figure. (**) A cause de

('") Nous jtrenous.dans la ligure, la partie siuiéi- au-dessus du pian xi)//.

( 7 ) Donc

ou, enfin, par les proportions (lo) :

f- 9 l>- — + TT-t- — a 0 c

VI. Cylindre de révolution. — Si la section diamétrale de l'ellipsoïde est circulaire, la section droite du cylindre circonscrit l'est éiïalement ; celui-ci est un cylindre de révolution. Par la théorie connue (*), on trouve :

f=TV- — ^' •^/=^>' ^=âV-^^ — -^' (^^'^

puis, au moyen des formules (16) :

rt" — C

Par conséquent

^ wn ellipsoïde donné, on peut toujours circonscrire un cylindre de révolution {**) ;

ou, en d'autres termes ;

Étant do>i7ié un ellipsoïde éclairé par des rayons parallèles, on peut toujours le placer de manière que so)i ombre, sur un plan perpendiculaire aux rayons, soit un cercle.

{' ) Voir, par exemple, V Analyse appliquée, de Leroy (p. 165). (**) Plus exaclement, deux cylindres.

VII. Remarque. — Quand un cylindre de révolution est circonscrit à rdlipsoïde, il est circonscrit à la sphère concentrique à celui-ci, et dont le rayon serait b. L'ellipse suivant laquelle le cylindre touche l'ellipsoïde est, relativement à cette surface, une lifjne de courbure constante ; et, en outre, une variété de la courbe appelée polhodie (*).

€€1LTI1. — Sur deux ttiéorèiues de M. La^^aerre (**).

{Août 1884.)

I. Premier théorème. — On peut construire trois cercles osculateurs d'une parabole, qui touclient une tangente à cette courbe : cette tangente, et les tangentes aux points d'osculation, touchent un même cercle.

I. Rapportons la courbe à la tangente Cx et à la normale CA (***).

L'équation sera

{y — axf — '2b y = 0 ("). ( 1 )

Il en résulte :

{y — ax) {y' — o) — by' = 0, (:2)

{y' — a)- -^{y — ax — b)y" = 0. (5)

Le cercle osculateur en M, qui touche Cx, est représenté par

y^-2pt/-+-(x-a)^ = 0; (4)

d où

(*) Itemarqiirs stiv la t/iconc des courhes et des surfaces, p. 51. ('") Savant Géoiiu'lri", plein d'orij^inalilt.', dont un déplore la perte reeoiile. Je l'ai eu pour élève, au Lycée Saint-Louis, en 1851. (.Nov. 188G.) (*■*) Le lecteur est prié de faire la figure. \"'i a est le coefficient angulaire des diamètres; '26 = corde C\.

( 9 ) Des équations (2), (3), on tire

f>y' , in' — ")'

— ax =^

Ainsi

[y' — «)•' -^ «'vy" -= 0» !/ ' = — ^-^^^ — (<^)

La première valeur de // — ax, substituée dans Téquation (1),

donne

hir-^y{y' — af = 0;

puis

= l i!Ll (7)

L'élimination do x — a et de p, entre les équations (4), (5), conduit à

Donc, par substitution des valeurs (6), (7) :

y'\y' — af — 4a(l + (/'■-) (y/' — a) — 4a''(l -+- y")- = 0 ; ou, après suppression du facteur y' (*) :

y'[y' - «)' - ^*«(' -^ ^")(> + «!/') = <^- CJ)

On simplifie cette équation en posant ?/' — a

puis t — a = s. On trouve ainsi ;

s' — ôa's — 2a (2 -+- «') = 0. (10)

C) t/' = 0 répond à la langeiite Cx.

('*} t est la tangente de l'angle que fait 3IT, tangente à la parabole, avec les diamètres.

Cette équation a une seule racine réelle; donc, des trois cercles considérés, cleKx sont imarjinaires (*).

II. Second théorème (**). — Les projections MP, M'P' de deux normales MN, M'IN' à une ellipse, sur la corde MM', sont égales entre elles (***).

Nous supprinrions la démonstration, très facile ("^); mais nous énoncerons les propriétés suivantes, conséquences du théorème :

1° Dans C ellipse, la projection d'une normale MiV, sur le demidiamètre OM,apour expression — ; a' désir/nant ce demi-diamètre;

2° Dans l'ellipse, deux cordes parallèles sont entre elles comme les projections, sur ces droites, des intenalles compris entre les pieds des normales correspondantes.

(*) Nous ne poussons pas plus loin cet exercice de calcul. Dans la démonstration donnée ppr M. Brisse, on lit :

« l'équation

4 If/i

' dont les racines sont imaginaires. Il y a donc trois cercles osculatenrs » imaginaires d'une parabole, (jui touchent une tangente à cette courbe ". {N.A., 1«84, p. 390).

Étonné iPuiio pareille conclusion, deux fois énoncée, j'écrivis à l'Auteur : i< relisez donc la page 590 ». M. B. se contenta de me répondre à peu près ceci : « je n'écris pas pour 1rs savants ; j'écris pour les élèves » . L Itéricurcnienl. la correction a été faite.

("') Cité et démontré par un ancien Elève de Mathétnaliques spéciales. (N. A ., même tome, pp. 455 et 4S8). Tout le monde sait (]ue ce pseudonyme désigne un savant Pnife.^^seur à l'École polytechnique. Kn 184S, alors (|u"i. suivait mon cours, au Lycée Charlcniagne, il .«-e lût dit : Élève de Mathématiques supérieures. En ce temps là, on avait renoncé à la ridicule dénoroinalion de Matliémaliques spécinles, si justement critiquée par Gergonne.

("*) Le lecteur est prié de faire la ligure. (Les points N. N aftpartiennenl au grand axe.)

('^) Par l'emploi des coordonnées, elle est plus courte que celle que nous venons de mentionner.

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