III
jt: dois II' iliic, lif»ii(-'U>cmriil >oiM par ks circ"Oii>laijrt'S : k'> t'iicomai.M'inciils, siirloiil, ne lu'oiK jamais n)nii(|iu''. Tout à riieiiio, M. .Maii>i()ii cilail Lcfthuir do Kuurcy, à (|iii je di)is d'être enlré à THeole |iol)leeliiiit|ue, mais, dès IS''27, de niodesies savants avaient bien vonin s'inléiesscr à moi. Que ne puis-je évo(|uer iei It > iinajies de Luxit, de Dunliol, mes exeeMents Piolesseuis à l'Leok' jii'aluile de dessin! Comme je k's aimais! domine ils m'aimaient ! .Mais je suis forcé d'abiéjj;er,
Eni'orc rjnmin de Paris (bon gamin !),y'«/ vu JA-gemlre clj\ii connu liomart • parfois, je fus aide (bénévole) de Ilaebette et d'Ampère. A près ma sortie de l'Keole polyleebni(|ue,je suis devenu le disciple et l'ami de IJouville, de Slurm, de J.amé, d'Arago, de Cliasks. I^ins tard, Poisson, Caucby, Diricblet, Jacobi, Steiner, Poncelet m'ont accueilli avec une grande bienveillance(*). De leurs savantes leçons, de leurs cnlreliens, il est resté (|uel(iuc cliose. Il n'en pouvait être autrement : depuis des siècles, Vin/Jncnce des milieux est incontestable et iticonteslée. Le poète Saadi n'at-il pas fait parler ainsi une bumble plante : « Je ne suis pas la rose. 7nais j'ai vécu dans son voisinafje »? Pour moi, ne pouvant m'élever au niveau de mes illustres maîtres, j'ai tàcbé, par reconnaissance, de ne pas rester trop au-dessous d'eux.
Deux passions. Messieurs, ont surtout rempli ma vie : la Politiriue militante et la Matlicmatique, comme on disait autrefois. Un discours sur la Politique serait de mauvais goût, serait déplacé dans cette enceinte. Puis, nous ne serions peut-être pas d'accord, vous et moi. Il n'en sera pas de même, j'en suis convaincu, si je soumets à mes cbers élèves, anciens et nouveaux, non une Dissertation snr les délices des Mathématiques (cela
(*) Par suite d'un inexplicable oubli, ceUe liste ne contient ])as le nom (le L. B. Francœur, Professeur à la Sorbonne, dont les ouvrages et les leçons furent si utiles au futur Elève de l'Ecole Polytechnique ! Vers la fin de sa carrière scientifique, cet excellent Maître me fit Thonneur et l'amitié de me designer comme son suppléant : j'ai fait, en cette qualité, une leçon. Mais un célèbre Agrcgc de Facullé vint se mettre à la traverse, et voulut suppléer M. Francœur malgré M. Francœur. L'honorable Professeur, justement blessé, acheva son cours; après quoi, il donna sa démission.