IX. Suite. — L*équation (23) peut être remplacée par
24rn- 2 =3 (6/ q= 1 )' 4- (6/' =f \ Y (**). (25)
Ainsi, sauf le cas où n = 3).^ qp \ L« égale l'excès du nombre des solutions de l'équation (25), dans lesquelles 1 et V sont de même parité, sur le nombre des solutions dans lesquelles ces nombres sont de parités contraires (***). Mais cet énoncé peut être simplifié, au moyen des remarques suivantes :
1^ On peut substituer, au second membre de Téquation,
(6x -♦- if + (6iy -♦- !)•, xeiy étant positifs ou négatifs;
(*) Recherches,,,, p. 39.
D Jbid,, p. AU r*) Loc, cit.
( 247 ) 2* II est visible (et connu) (*) que
(6x -^ i)' -f- (6y ^- !)«= 2 [(3x -»- 3y -♦- i)« + (Sx — 5^)*J Donc l'équation (23) devient
ou, finalement, /
11, V étant des quantités entières, positives ou négatives (**).
Par conséquent : ^ L, cgrafc l*excès du nombre des valeurs paires, sur le nombre des valeurs impaires, de v.
X. Remarque. — Ce nouvel énoncé suppose que i2n-4- i n'est pas un carré parfait (***). Lorsque 12n -t- 1 a la forme P, la valeur de L., déduite de la règle (2S), doit être augmentée d'une unité.
XI. Autre remarque. — Si I2w h- 1 est un nombre premier, comme il a la forme 4fx + 1, il est déeomposable, d*une seule manière, en une somme de deux carrés : Tun est (3u + 1)^; l'autre, (3v)^. On est donc conduit à ce petit théorème d'Arithmétique, à peu près évident :
Tout nombre premier, de la forme l^y. -h i, est la somme des carrés d'un multiple de 3, et d'un multiple de 3 augmenté ou diminué de 1 (").
(*) Voir, par exemple, le Mémoire de M. Genocchi {Nouvelles Annales,
t. XIII).
(•*) De
on conclut que :
Si M et V sont pairs, x et y sont de même parité;
Si u et V sont impairs, x et y sont de parités contraires ;
etc.
(***) C'est le cas d'exception signalé plus haut.
(") Dans (je cas considéré, L»^ =i= 2, selon que v est pair ou impair.
CCILCVI (*). — Sur le Problème de Pétenbonrs ('*).
(Décembre 1877.)
I. « Pierre, se proposant de jeter en l'air une pièce de monnaicy promet de donner à Paul 1 ducat si, dès le {^' coup, cette pièce étant tombée, montre la face; 2, si cela n'arrive qu'au 2*" coup; 4, si ce n'est qu'au 3% ef ainsi de suite, en doublant à chaque coup. On demande le sort de Paul, »
Les probabilités de l'arrivée de face, au l"' coup, au 2', ...,
au 7i"^% sont
Les gains correspondants sont
i, 2, 4, ..., 2"-* ducats.
Par conséquent, le sort de Paul (ou son espét^ance mathématique), est
« Or (dit Lacroix), puisqu'il n est pas impossible que face » n'arrive qu'après un nombre de coups plus grand que tel » nombre qu'il plaira d'assigner, ne s'ensuil-il pas qu'avant » de commencer le jeu, il faut supposer ce nombre infini? » La mise de Paul doit donc être infinie; mais quel homme » sensé voudra risquer à ce jeu, non pas une somme infinie, » ce qui est absurde, mais même une somme tant soit peu forte? > Voilà le paradoxe que les géomètres ont cherché à expliquer. »
On n'a peut-être pas fait attention à ceci : Pierre, qui promet à Paul de lui donner V, 2^ 4^ 8^ ..., doit commencer par établir.
(*) Extraite d*uii Traité inédit.
(**) Proposé à Montmort, par Nicolas Bernoulli (Mémoires de S^-Pétersbourg, vers 1720; Analyse des jeux de hasard).
qull est en état de payer. Si Pierre disait : « Voilà une somir.e m de 1024 francs, sur laquelle vous prélèverez. 1^ 2', 4', 8', ..., » si face arrive au !•' coup, au 2"'"% au 5""% ... Si, au H""' coup, » je n'ai pas amciné face, la partie sera nulle, et nous retirerons » nos mises » ; il n'y aurait plus de paradoxe : Tenjeu de Paul devrait être (^)' (*).
II. Variante. — Pierre promet, à Paul, de lui donner ^^ 2', 3^ ..., n', SI FACE arrive au 1'" coup, au 2""% ..., au n'*"*. Quelle est l'espérance mathématique de Paul?
Cette quantité E tend, très rapidement, vers 2. D'ailleurs, la probabilité que Paul gagnera (la partie s arrêtant, au plus tard, au n"""" coup) est
:: -♦- rr -+- •• -< =1 >
et la probabilité que Pierre gagnera est seulement ^'
Si donc la mise de Pierre est n francs, la mise de Paul doit être, d'après la règle des paris :
an
Il n'y a plus rien d'excessif.
{*) Poisson a fait une remarque analogue à celle-ci {Recherches sur la Probabilité des jugements, p. 73).
€^JLCWnm — Sur un eas partiealler de la foriiiiile
dn Unème.
(Août 1888) O.