‹ Mélanges mathématiques: Vol.: 2Chapitre 57 sur 132 · V. Postulatum de Bertrand. — D*après M. Bertrand, entre n · texte numérisé non relu

V. Postulatum de Bertrand. — D*après M. Bertrand, entre n

et 2n, il y a, au moins, un nombre premier (*)• Autrement dit,

le nombre E surpasse i (**), Ce célèbre postulatum équivaut

donc à Tinégalité

(fin) > a-pV... îr^ (B)

VI. Remarque. — La Note citée contient (p. 8) cette autre traduction du Postulatum :

Le nombre entier w, étant supposé compris entre 2* et 2*+* — \ , soient ^, y, àj ..., tt les nombres premiers impairs, non supérieurs à n. Soient en outre :

I4, le nombre de ceux, des quotients (^\ (— )> .-> qui sont impairs ;

I2, le nombre de ceux, des quotients (|^), [|j], ...,gwi sont impairs ;

Si^ entre n -+- 1 e/ 2n, il y a des nombres premiers, on à

et réciproquement. De plus, le premier membre de cette inégalité

est la quotité de ces nombres premiers.

Soit, par exemple, n = 15; et, par conséquent, /: = 3-

Ona

puis les quotients

O Voir les Notes LXXXI et CCXXV.

(**) Si n surpasse I , E surpasse n.

Tous ces quotients sont pairs, excepté (~). Donc puis

k Il -h If /j -f- . . cas 4.

Effectivement, entré 16 et 30, il y a quatre nombres premiers; savoir: 17, 19,23,29.

€€IiX« — Théorème d'Arithmétique.

(Juillet 1886.)

Nous avons cité, fréquemment, [a propriété suivante, énoncée « dans le Cours d'Analyse (*) :

a, b étant deux nombres entiers^ premiers entre eux :

-1-- = entier»

En voici une autre, du même genre, qui nous parait curieuse :

n étant premier avec 6, on a ;

= entier. (A)

1 . 2 . 3 ... n X i . 2 . 3 ... n — 2 Pour la démontrer, il suffit de vérifier la relation

iti - {—) ■■

p étant un nombre premier (**).

1** Soit p = 2. A cause de n=2n'-h 1, la relation (1) devient

(An' — 2\ /2«' "4- 1 \ /2n' — 2\

(•) Page 48.

{*•) En eflfet, de

on conclut

[px) > [p<x) -^ [po^)

ou

2n' — \ ^ Il -4- n' — 1 ; ce qui est exact.

2** Soit p = 3. On peut avoir n =» 6n' zb i . Dans le premier cas, on trouve

et, dans le second,

An' — 2y (2n' — 1) -*- (2n' — 1), 3** Supposons p > 3.

Si f^^y-^) est impair, on a (*)

donc la relation (1) se réduit à

et celle-ci est évidente.

Si l^^— -^) est pair, posons

2n — . 4 = âap -t- 26, ou

n — 2 = op -*- 6.

La même relation (1) devient

/ap -4- 6 H- 2\ 2«^(^ J-^«

OU

Or, cetle équation est une conséquence des inégalités

C) iVofc CCLIX.

€€Ii%I, — Sur les Mombres de Seifner (*).

{Aoùi 1886.)

XVIII. Relation entre les Nombres de Segner et les Nombres de Catalan (**).

Le petit Mémoire intitulé: Sur un développement de l'intégrale elliptique^ de première espèce (***), contient les égalités suivantes :

On en conclut, évidemment, une équation du premier degré, entre les carrés des Nombres de Segner. Elle paraît devoir être fort compliquée.

XIX. Propriétés nouvelles (J), — 1" Soit i le nombre des termes impairs compris dans la suite :

selon que n est pair ou impair, T„ est ou n'est pas divisible par 2* O-

(*) Complément à la Note G Vil. (Congrès de Nancy.)

(**) M. TÂmiral de Jonquières m'a fait Thonneur de proposer cette dénomination, qui n'a point prévalu. Je remploie pour abréger.

(***) *Académie de Belgique, 10 octobre 4885.

{^) Les nombres entiers P^, P^i, P^, ..., que M. de Jonquières a bien voulu calculer, ont les valeurs suivantes :

Pj = 8, P,= 80, P5=896, P4 = 10816, ...

(^) Addition au paragraphe XVIf.

(^) Cette proposition résuite de régalilc

nTm+i = Cî««i, H- 1 f (7)

2" Lorsque

Dans les cas contraires,

T, = JR,(2n-5).

On sait, et il est facile de prouver, que

Or,

Donc

C„., = JIt (2/1-1).

(w-*-i)T,^,=jn:(2n-i),

(w— l)T„ = jn.(2n — 5).

Cela posé : si n = 3fx -h 1, cette égalité se réduit à

A*T„ = JIL(2a^-1).

El comme /Jt et 2/jt — 1 sont premiers entre eux, on a

/2 Soit n= 3|:x. Alors

combinée avec le théorème suivant :

s étant le nombre des termes impairs compris dans la suite

Cîn.n ^st divisible par 2% et le quotient est impair {Mémoire sur certaines

décompositions en carrés, p. 65). Ajoutons que :

1« 5i n est impair et égal à 2*n' -♦- ^ , • — a est positif; 2« T„ est divisible

par 2'"^. Enfin, d'après la relation (7) et une propriété démontrée : Si n

est premier avec 6,

C«„i,„î = Jfl (n* — n).

Mais, évidemment, 3fjt — 1 el Gp — 5 sont premiers entre eux ;

donc

T„ = JIL(6p ^ 5) = .'Tît (2/i — 5). •

Si n = 3/x — 1 , on trouve, avec la même facilité,

T. = 3TL(6/^ - 7) = OÎL (2?» - 5).

3° Dans la suite T4, T5, ..., T„, T„^,, ..., deux termes consécutifs ne sont pas composés des mêmes facteurs premiers.

Pour démontrer cette proposition, je m'appuierai sur le Lemme suivant, à peu près évident :

Si deux fractions équivalentes ont leurs dénominateurs premiers entre eux :

1° Ces fractions se réduisent à un nombre entier;

2** Leurs numérateurs ne sont pas composés des mêmes facteurs premiers.

Ceci admis, prenons l'égalité (2) (*), mise sous la forme

Si n est premier avec 6, les dénominateurs sont premiers entre eux; donc T, et T„+i diffèrent par les facteurs premiers de n et de in — 6 (**).

Soit n = 2^3%', n' étant premier avec 6. L'égalité (38) devient, si l'on suppose a et j3 différents de zéro :

et l'on retombé sur le premier cas.

(*j A^o^eCVIl.

(**) Soit, par exemple, » = 13, ou 4 n — 6 = 46. On a

T„=2.7.13.17.19, Ti4 = 2«. 7. 17.19.23,

conformément à renoncé.

( ii6 )

XX. Groupes relatifs. à un nombre premier. — Soit, comme ci-dessus (XVII, 5""), p un nombre premier, supérieur à 5. On a vu que :

Si T„ est divisible par p, sans que T„i le soit, p divise 2n — 5, Les termes

tous divisibles par p, constituent ce que Ton peut appeler : le premier groupe relatif au nombre p.

Après 2n — 5 = p, on peut prendre

De ces valeurs résulteut une infinité d'autres groupes relatifs à p; savoir :

... 5 1 Ip 9

•••1 *8iif

Ttp+s »

Les Nombres de Segner, compris dans ces groupes, sont les seuls qui soient divisibles par p (*).

Gela posé :

Si T, appartient au premier groupe, n est compris entre ^^^ etp, inclusivement;

Si T, appartient au deuxième groupe, n est compris entre ^^ et 2p, inclusivement ;

Si T, appartient au troisième groupe, n est compris entre ^^ et 5p, inclusivement;

(*) Ou reconnaît aisément que :

i « Les groupes n^empièient pas les uns sur les autres ;

2« Tp+i , Tjp^i , Tj^i , ... ne sont pas divisibles par p.

( ii7 )

Les valeurs de p sont ainsi déterminées par les relations suivantes :

De plus 9 tous les nombres premiers y p, qui y satisfont, divisent T^.

Soit, par exemple, n = 23, auquel cas :

23^p^41, il <p < 14;

et, par conséquent,

En effet, Tjj appartient au premier groupe relatif à 23, 29, 31, 37, 41, e/ au deuxième groupe relatif à 13.

XXI. Postulatum. — Soit p un nombre premier, supérieur à w. SHl divise T„ , on a

n < p ^2/1 — 5; car les relations

sont impossibles.

On est donc conduit à la proposition suivante qui ne diffère pas, au fond, du célèbre postulatum de M. Bertrand (*) :

Entre un nombt^e entier, supérieur à S, et son double diminué de 5, il y a, au moins, un nombre premier (**).

(•) Voir la Note CCLIX.

(**) Très probablement, la démonstration rigoureuse doit être fort simple; mais, jusqu'à présent, je n'ai pu la trouver.

œJLULII. — liCttre à M. Be Tilly.

Cher et savant Confrère, Savez-vous, en effet, intégrer

— =Aa:~, (1)

m étant quelconque? S*il en est ainsi, la théorie des équations linéaires vous doit un progrés considérable, et je me reproche de n*avoir pas étudié voire méthode. Rappelez-vous que Liouville a cité, avec éloges, le procédé au moyen duquel Kummer intégrait, péniblement, Téquation

Quant à l'équation

encore plus simple que la précédente, voici ce que je trouve dans mes notes de mai 1884, et que j'ai donné à mes élèves, in illo tempore.

Soit 0| une racine primitive de 6"* — 1 = 0. Une intégrale particulière est (sauf erreur) :

Ainsi, rintégrale générale est une somme de m — 1 intégrales définies, respectivement multipliées par des constantes. Avezvous la valeur de t/, au moins dans certains cas, sous forme finie? Alors, voilà une vraie fabrique d'intégrales!

Soit m = 2. Par ma (?) méthode,

»oD a*

( 119 ) Mais il est évident (et arcAt-eonnu) que :

y = Ce^. (6)

On doit donc avoir

e *(e«' ^ e-'")da^ke^. (7)

Pour déterminer la constante ft, je suppose x = 0:

En conséquence :

/oo a« «^

formule probablement connue (*).

Revenant à l'équation (2), je frouye, comme intégrale parti culière (toujours sauf erreur de calcul) :

0, étant une racine primitive de 6"*+* — 1=0.

Je désire, mon cher Confrère, que cette lettre soit de nature à vous intéresser. Puissiez-vous en tirer quelque chose!

Salut affectueux.

Spa, 5 juillet 1 886.

{*) Bien entendu, je n*aî pas, ici, les Tables de Bicrens

CCIiXID. — Sar réqaation ti* = x* H- y' + z\

{Mai 1885.)

I. Une solution. — Si p désigne un nombre premier, de la forme 4fx -+- 1, on peut prendre y^ -4- z* = p (*). De plus, la condition (m h- x) (ti — x) = p donne

puis

Soit, comme application,;? =73 = 64+9, auquel cas u=18. La proposée est vérifiée par

ti = 37, X = 56, y = 8, « = 5 (**).

II. ilt^/re solution. — D'après les formules du Mémoire sur certaines décompositions en carrés (***), on satisfait, à Téquation

ti' === x' -*- y' -4- 2*, par les valeurs suivantes :

a, p, y étant des nombres entiers quelconques.

En effet, la relation

(a» -♦. p« ^ yy = 4aV' + 4pV' + (r' — a' — P')'

est identique.

(*) D'après le beau théorème de Lagrange : toiU nombre premier, de la forme A\i- -^ \ ^ est la somme de deux carrés.

(**) Comme il arrive souvent en Analyse indéterminée, ce procédé simple,

qui donne une infinité de solutions, ne donne pas toutes les solutions ; par

exemple celle-ci :

(***) Pages iO et suivantes. Ces formules s'appliquent à Téquation

générale

II" = a?* -♦- »/• -♦- a*.

m. Remarque. — Pourvu que «, P, 7 soient différents de zéro, et que Ton n'ait pas y^==ûfi -4- p*, le nombre u^, somme de trois carrés, sera le carré d'une somme de trois carrés (*).

IV. Généralités, — 1** On suppose les nombres x^y^z^u premiers entre eux (**); alors, évidemment, x, y, z sont premiers entre eux; x, y, u sont premiers entre eux; etc.

2** La somme algébrique de trois nombres impairs est impaire; donc il est impossible qu'un seul des quatre nombres x, y, z, u soit pair.

3** Si y e^ z sont pairs, u et x sont impairs.

4" Supposons y et z, impairs. Alors

y« + z' == u' -^ x' = JK (4) ^ 2,

Des facteurs u -+- ar, w — ac, l'un est simplement pair, et l'autre, impair; donc u et x ne sauraient être entiers. Gonséquemment : des trois nombres x, y, z, un seul est impair.

S** Relativement au diviseur 3, on établit, avec la même facilité, les propriétés suivantes :

Un, au moins, des nombres x, y, z, u est divisible par Z; si u est divisible par 3, aucun des nombres x, y, z nest divisible par 3.

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