‹ Méthode de direction des œuvres de jeunesseChapitre 27 sur 36 · DU PREMIER BUT DE L'EDUCATION FORMER LES ENFANTS AUX VRAIS PRINCIPES · texte numérisé non relu

DU PREMIER BUT DE L'EDUCATION FORMER LES ENFANTS AUX VRAIS PRINCIPES

Répétons-le, après l'avoir dit à toutes les pages de ce livre, le premier but de l'éducation c'est la sanctification de l'ànie de nos enfants, c'est-à-dire les faire vivre en élat de grâce, malgré le démon, le monde et la chair. Tout le reste n'est que l'accessoire et la plaie de notre siècle c'est d'avoir fait de cet accessoire le principal. Quœriie primum regnum Dei et jusiiiiam ejiis, et hœc omnia adjicieniur vobis (Luc. XII 31).

Le premier moyen d'obtenir cette sanctification de l'âme c'est la foi. Nous en avons assez parlé dans la première partie de cet ouvrage pour ne pas y revenir longuement. Le catéchisme ne suffit pas avec sa lettre seule, il est trop technique, vise des erreurs anciennes, et sur lesquelles les enfants ne s'appesantissent pas. Il est indispensable pour apprendre la théorie de notre sainte religion, mais l'expérience prouve que les enfants l'oublient bientôt, parce que les années en se succédant effacent cet enseignement par l'esprit. Il faudrait que ces premiers principes fussent répétés à l'âge de la ré-

flexion. Je ne connais pas une lecture plus attrayante que celle du catéchisme, même de nos immenses catéchismes français, pour les grandes personnes ; il y en a peu d'aussi ennuyeuse et inintelligible pour des enfants. Il y a ce me semble deux autres moyens que l'éducation doit employer parallèlement avec le catéchisme, ce que j'appellerai l'enseignement par le cœur et celui par 1 histoire, tous les trois doivent se confondre et ne pas s'isoler.

L'enseignement par le cœur. Il faut apprendre aux enfants à aimer l'Eglise, à la regarder comme leur protectrice, leur bonne mère, leur meilleure amie, à respecter ses lois, à vénérer ses enseignements. La nature a gravé cet amour pour leur mère dans le cœur de tous les hommes, la grâce doit imiter la nature. Que de milliers de prêtres, représentants de l'église, vouent leur vie entière au bien des âmes ! la haine de 1 enfer doit les faire encore plus chérir de ce pauvre peuple qui les maudit sans les connaître. Au-dessus d'eux est ce vénérable sénat des Evêques, réunion de ces hommes choisis parmi les plus savants, les plus vertueux, investis par N. -S. J.-G. lui-même de la plénitude du sacerdoce pour le gouvernement des choses spirituelles dans leur diocèse. Le Pape infaillible domine l'Eglise entière avec cette majesté inhérente à celui qui représente J.-C. ici-bas. Les religieux forment les troupes auxiliaires de l'Eglise, soumis comme les autres à l'autorité du souverain Pontife. Parmi eux il faut distinguer les Jésuites, les défen-

dre, les justifier, parce que l'impiété les déteste par dessus tous. Il faut faire admirer aux enfants cette divine hiérarchie, image de celle du ciel, leur montrer cet enseignement infaillible, traversant les siècles, maintenant la pureté de la foi au milieu des erreurs innombrables imaginées par l'enfer et ses suppôts. Quand ces vérités fondamentales seront bien gravées dans le cœur des enfants, les enseignements du catéchisme seront mieux compris. La base de la foi, pour les ignorants surtout qui ne peuvent en étudier les preuves, c'est l'enseignement de l'Eglise ; elle l'a dit, donc c'est vrai. Donc c'est un crime pour les maîtres d'école de fausser tant soit peu la doctrine, parce qu'en fait, pour les enfants, la source première de la foi, c'est l'enseignement du maître, magisier dixit ; cette impression ne s'effacera plus. C'est la doctrine de Saint Paul : Fides exaiiditii, midiius per verbum (Rom. X. 17). Quomodo autem audieni sine prœdicanie, quoynodo vero prœdicabunt nisi miitaniur (id. 14 et 15). Toutes les écoles normales devraient étudier sérieusement la théologie. On ne pourra jamais exclure l'enseignement des choses de la foi, on le rencontre à tous les pas. Il sera forcément ou bon, ou mauvais, ou indifférent, ce qui revient au même. Là se trouve l'immense supériorité de l'enseignement sacerdotal ; nousavons tous fait, nousprêtres, au moins trois années de théologie et ordinairement beaucoup plus ; nous sommes obligés d'y revenir tous les jours; les laïques sont rarement théologiens

dans notre siècle. Je sais bien que dans toutes les écoles normales il y a un cours fait par l'aumônier: cette instruction est bien plus soignée encore dans les instituts religieux laïques, mais elle demeure cependant insuffisante. Il faut savoir beaucoup de théologie pour en enseigner un peu. (1).

Cet enseignement par le cœur doit s'attacher beaucoup plus à la pratique qu'à la théorie. Voilà un excellent catéchiste enseignant à ses enfants la doctrine des sacrements, et particulièrement des deux qu'on reçoit le plus souvent, la Pénitence et l'Eucharistie. La théorie m'apprend que la Pénitence a quatre parties. La contrition doit être surnaturelle, universelle, intérieure et souveraine ; la confession doit être sincère, prudente, humble, entière. Tout cela est très bien et surtout très vrai et les enfants doivent le savoir ; mais cet enseignement s'effacera bientôt, pas un enfant sur mille ne s'en souviendra dans un an, rien ne le lai rappellera plus ni à la maison, ni à l'atelier. Montrez-lui

(1) On me fait une observation que je reproduis p mr enlever le trop absolu de cette thèse. « Les théologiens ont un grand avantage, cependant le Diocèse du Puy, par exemple, était il y a quelques années le Diocèse de France, où la population savait le mieux sa religion. Or le Catéchisme y était fait par les Béates, saintes filles, mais peu théologiennes. Je ne sais si vous connaissez leur organisation héroïque. On dit que la RouQe a gâté tout cela, mais j'admirais, il y a vingtcinq ans, l'unanimité du Clergé à rendre hommage à ces pauvres filles et à leur renvoyer l'honneur de l'instruction religieuse dans ces villages et hameaux. »

le bonheur de la confession, ses joies, ses consolations, les secours qu'elle donne pour bien vivre, ce qu'on appelle la grâce spéciale du sacrement. Rendez-la lui facile, agréable même, faites-le confesser souvent, très souvent et de très bonne heure, inspirez-lui l'horreur du péché mortel et même véniel délibéré, faites-lui vivement désirer l'absolution. Vos enfants, n'eussent-ilsjamais été au catéchisme, s'accuseront parfaitement bien, auront un vif regret de leurs fautes, sans savoir la définition de tous ces actes et sous-actes nécessaires pour obtenir le pardon de leurs péchés. Et en effet, ne donnons-nous pas souvent l'absolution à de petits enfants qui la reçoivent parfaitement bien avant d'aller au catéchisme ? L'enfant connaît le bien et le mal avant d'en savoir les définitions exactes. Il faut donc renseignement par l'esprit, et on le reçoit assez généralement dans les écoles, mais il faut le faire précéder, accompagner et suivre de l'enseignement par le cœur, beaucoup trop négligé dans la pratique.

L'enseignement de l'histoire dans les écoles offre les plus grandes ressources, et aussi les plus grands dangers : c'est la cause d'une foule d'erreurs, et sur ce point, bien peu de maîtres sont irréprochables. Généralement on apprend l'histoire sainte ou l'histoire de France dans toutes les classes. Quelle mine inépuisable d'admirables enseignements, si l'on suivait la méthode de saint Augustin et de Bossuet! L'Eglise est le pivot de l'histoiie, .Tésus-Christ en

est l'alpha et l'oméga. L'histoire n'est que le récit de la lutte delà vérité et de Terreur. La vérité semble toujours vaincue parce qu'elle a contre elle toutes les passions humaines ; et cependant elle triomphe toujours parce qu'elle a l'assistance divine et l'aura jusqu'à la fin des temps. Et ecce vobiscum sum omnibus diebus usgiie ad consummationem sœculi (Math. XXVIII. 20). A quoi sert cette stérile nomenclature de noms, de dates de dynasties, d'événements sans portée aucune. Donnez de la vie à tout cela ; on oubliera la liste des rois de France ou de ceux de Juda, et ce sera vite fait, petit malheur car ça n'est fort utile qu'au jour de l'examen, mais qu'on n'oublie jamais les grands enseignements de l'histoire qui se résument en ces trois mots de Saint Augustin : omnia propter electos. Après avoir raconté le crime, montrez le châtiment qui ne tardera pas, l'histoire des destinées des peuples est inintelligible sans cela. Plusieurs rois ont porté les mains sur l'arche sainte de l'Eglise, tous en ont été punis. Ces considérations sur l'histoire ancienne apprennent et font comprendre l'histoire contemporaine, et deviner celle de l'avenir. Sedan est la revanche de Castelfidardo ; la prise de Paris la revanche de la prise de Rome. Dieu suit pas à pas les erreurs des peuples et de leurs gouvernants ; il les punit ici-bas tôt ou tard, les peuples n'ayant qu'une existence temporelle qui échappe aux châtiments de l'éternité.

S'agit-il des erreurs anciennes ou modernes,

montrez d'abord le côté dogmatique, mais surtout pratique, car le démon ne se sert des erreurs que pour la perte des âmes ; peu lui importe l'erreur en elle-même puisqu'il soutient selon les siècles le pour et le contre ; ce qu'il lui faut ce sont les âmes. Les historiens modernes traitent avec mépris ces erreurs, ils daignent à peine les mentionner. Pourtant l'Arianisme, l'Islamisme, le Protestantisme ont répandu des torrents de sang, changé l'aspect du monde ; ils méritent bien qu on en parle autrement que pour raconter les épisodes d'une bataille, de celle de Poitiers par exemple. Le professeur se gardera absolument de louer les qualités de ces soidisant grands hommes souillés de tous les crimes, comme le font tous les historiens modernes. Les plus grands scélérats ont tous conservé quelque chose de leur ressemblance primitive avec Dieu. Mais de même qu'on exècre un assassin, quoiqu'il ait d'ailleurs quelques bonnes qualités, parce que son crime efface ses mérites, de même ces soidisant grands hommes ne méritent que le mépris quand ils sont criminels. Nos historiens ont fait le plus grand mal dans les masses par l'oubli volontaire de ce principe: n'a-t-on pas vu Lamartine poétiser Robespierre et Thiers glorifier Danton ? Marat trouvera sans doute un chantre et les idées du peuple sont toutes bouleversées. C'est un très grand danger et si aucun instiluteur n'ose aller si loin, je I espère, beaucoup excusent des hommes qui ne valaient pas infiniment mieux. Par con-

tre un professeur catholique fera ressortir la grandeur de ces héros chrétiens qu'on appelle les Saints, les uns cimentant les premières assises de l'Eglise avec leur sang, les autres la défendant par leurs paroles et leurs écrits, tous par leur exemple et leurs grandes actions. Qui aurait dit que l'humble religieuse de Paray-le-Monial remuerait les masses et les transporterait à son tombeau, deux cents ans après sa mort ? Charlemagne si mal jugé par l'école moderne et réhabilité par l'école catholique, saint Louis, vilipendé par l'auteur de la Xémésis et tant d'autres (1), ont élevé la France au plus haut point de splendeur. Saint Edouard a eu la même influence en Angleterre, Saint Henri en Allemagne, etc., etc.

L'histoire ainsi enseignée demande beaucoup d'études préparatoires, mais toutes les branches de l'enseignement en demandent tout autant. Pourquoi faire professer un ignorant, surtout dans des matières si graves? Le petit volume in-12 à l'usage des enfants ne peut suffire au professeur. Il ne faut pas pourtant s'exagérer les difficultés, il n'est pas besoin de remonter à l'étude des sources, de refaire un travail déjà fait par des auteurs d'une doctrine sûre. Qu'on lise, dans Rohrbacher ou dans Darras, la leçon qu'on va faire avec le petit volume ;

(1) « Saint Louis, l'Eglise en a fait un saint parce qu'il chantait l'office et se donnait le fouet. » (Barlhélemy, préface des Journées mémorables de la Révolution).

après la récitation de quelques pages fugitives qui n'ont rien appris aux enfants, on glosera facilement et avec connaissance de cause sur toute la leçon. S'en souviendront-ils? Des détails, non; de l'ensemble des faits, ou plutôt de l'ensemble de la doctrine, oui. Chaque leçon déposera une couche quelque mince qu'elle soit; et, après deux ou trois ans de classe, il restera un fond de conviction irréfléchie mais sincère qui ne s'effacera plus. Quand on pense que depuis trois siècles saint Grégoire vu, un des plus grands hommes de l'histoire, est peint comme un vil ambitieux, entêté, obéissant aux plus tristes mobiles, et méritant que sa fête et sa légende du bréviaire fussent supprimées par arrêt du Parlement de Paris, du 27 juillet 1729, pendant que Henri iv, son adversaire, un des plus grands scélérats qu'ait produit le monde était justifié et même glorifié. Et voilà l'histoire qu'on apprend aux élèves !

En étudiant ainsi l'histoire, le Catéchisme sera plus facilement compris ; par exemple, voici le dogme de la présence réelle : les enfants qui connaîtront les guerres des Sacramentaires et les erreurs de Luther et les innombables variations de ses adeptes, comprendront bien plus facilement ce dont il s'agit. Ajoutez qu'en même temps la fréquente communion et la divine liturgie leur auront appris par le cœur et par les yeux que Notre-Seigneur est réellement présent dans la Sainte Eucharistie ; tous ces enseignements se soutiendront l'un

l'autre et la foi arrivera facilement à toute la perfection qu'elle peut avoir ici-bas. Qu'on me pardonne un souvenir personnel de mon enfance. Quand le dogme de l'Immaculée Conception a été proclamé, quand l'Infaillibilité Pontificale a été définie, pendant que le monde s'agitait autour de ces questions, chacune capitale dans son espèce, je n'ai éprouvé qu'un seul étonnement, celui du bruit qui se faisait je ne savais à propos de quoi. Je les avait toujours crus du fond de mon âme et cependant j'avais eu des maîtres bien aimés fort gallicans. D'où venait cela? C'est que j'avais eu le bonheur d'avoir en Cinquième, Quatrième et Troisième, un professeur qui avait fait vœu de défendre ces deux dogmes jusqu'à l'eiïusion de son sang. Je l'ignorais alors, mais on comprend quel avait été l'enseignement ineffaçable de ma première jeunesse. Plus tard les contradictions n'avaient fait que le confirmer. Pareillement je n'ai rien pu trouver dans le syllabus qui ait demandé un sacrifice à ma raison, je 1 avais toujours cru et professé avant sa promulgation.

Ce n'est pas tout, corde crediiiir ad jiisiiiiam, ore aidem confessio fit ad salutem (Rom. X. lOj. Il faut faire comprendre à nos enfants que dans les époques troublées par la révolution il ne suffit pas de croire, il faut encore professer. Si vous ne voulez pas que le respect humain détruise votre ouvrage, habituez-les à ne pas se cacher, à s'afficher au besoin. C'est toujours un grand avantage de prendre

l'offensive, on est facilement vaincu sur la défensive. Aux premiers siècles du christianisme les martyrs se laissaient massacrer ; depuis Saint Justin ils se défendirent par la plume, c'était la presse de ce temps. Plus tard ils se sont défendus par les armes, c'était leur droit naturel et imprescriptible. Apprtmons-leur à se servir de tous ces moyens, à mourir, s'il le faut, mais d'abord à se défendre. Nos jeunes gens, devenus hommes ne savent plus rougir de leur foi. Je leur prêche souvent sur cette parole deN.-S. dansles actes des apôtres: (Act. 1-8) Accipietis virtutiim siipervenieniis Spiritus sancti in vos, et eHtis mihi testes in Jerusa/em et în omni Judœa^ et Samaria, et usque ad ultimum terrœ. Jérusalem c'est leur famille, leur maison où le flambeau de leur foi doit toujours briller, par leurs paroles, leurs actes, le fidèle accomplissement des lois de l'Eglise, de manière à éclairer leur père, leur mère, leurs frères et tous leurs parents. La Judée ce sont les autres lieux où ils passent leur vie, l'atelier, le bureau, le chantier, les quais, 1 école même avec ses mauvais camarades. Jésus-Christ leur a envoyé son Saint-Esprit de force au baptême et surtout à la confirmation, il les a choisis pour ses porte-drapeaux, ils ne doivent l'abaisser devant personne et le porter toujours fièrement. C'est le seul moyen de gagner le respect et on les respecte en effet, tant nous eu avons qui savent tenir tête à tout le monde, ce qui leur est facile, parce qu'ils ont plus d'instructions que leurs adversaires. La

Samarie c'est Téloignement de leur Œuvre, de la maison paternelle, de leur ville natale, c'est le service militaire, le tour de France, pour le très petit nombre de Marseillais qui le font encore. Le danger sera plus grand, Samarie est une terre infidèle, mais le secours de Dieu plus grand aussi et la victoire assurée s'ils se rappellent les bons enseignements reçus. Les extrémités de la terre, ils les parcourront peut-être, car tout est possible dans ce siècle de locomotion, devront les voir aussi constants, aussi fermes, aussi courageux, car Dieu est partout. Saint Thomas n'avait pas plus peur sur les bords de l'Océan Indien que Saint Pierre dans la capitale du monde, ou Saint Paul devant l'aréopage le plus civilisé. Voilà les quatre points du prochain sermon de mes confrères.

Ces choses, et mille autres, que je ne puis indiquer pour ne pas être trop long, fortifient la foi de nos jeunes gens. Ils sont infiniment sensibles, je l'ai souvent remarqué, au mot de lâcheté ; le courage est une des vertus morales qu'ils apprécient le plus. Dans notre maison un jeune homme recevra avec humilité mes reproches les plus sévères quand il les a méritées. Mais quand je les accuse de ne pas avoir la foi, ils se relèvent fièrement et se fâchent. « Pourquoi n'ai-je pas la foi ? me répondait un jeune homme de dix-huit ans à qui je reprochais une faute, tout le monde fait des sottises, vous devez en faire, vous aussi, puisque vous vous confessez tous les huit jours, ça n'empêche pas

d'avoir la foi. » Et je ne sus que répondre à cet argument ad hotninetn, aussi l'embrassai-je de tout mon cœur,, parce que c'était le cri de son âme.

Je m'arrête, il faudrait composer un volume sur cet important sujet. Je conjure quelqu'un de mes confrères de le faire, jamais ouvrage plus important n'aura paru pour le salut de nos enfants, et je m'inscris en tête des souscripteurs.

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