Ce mot signifie brillnnt
•4. Ces dix ministres, ce sont les dix doigts, qui travaillent à extraire le feu de l'arani.
5. Twachlri n'est pas ici le nom particulier d'Agni Vèdj'outa.iVoy. p. 48, col. 5, nolel; et p. 88, col. 2, noie 2.) L'acception de ce mot est plus générale pour désigner le dieu Agni, quoiqu'une grande partie des strophes se rapporte à Twaehtri.
3. On célèbre sa triple naissance i ; il nait au sein des libations, dans le soleil, au milieu des ondes (aériennes). 11 indique, il dispose successivement la région de l'orient et la variété des saisons terrestres.
4. Uni de vous a vu (le dieu), quand il se cache (au milieu des eaux)? Nourrisson tout à l'heure, le voilà qui, par la vertu du sacrifice, produit maintenant ses propres mères. Ainsi (Agni), grand et sage, honoré par nos libations, engendre l'onde du nuage, et renaît lui-même au sein de (l'onde) des œuvres (saintes! -.
j. Il croît et se manifeste avec clarté dans les eaux (du sacrihce);il s'élève ensuite glorieux au sein des (ondes) voyageuses. (Le Ciel et la Terre) tremblent devant Twaehtri = sortant de son berceau, et vénèrent ce lion (des batailles).
6. Tous les deux le vénèrent, tels que deux serviteurs ; ils le suivent comme les vaches suivent leurs nourrissons. Et lui, il est le maître de la force; et les (prêtres), commençant par la droite * leurs cérémonies, l'honorent de leurs holocaustes.
7. Pareil à Savitri, il étend au loin ses bras =, et, terrible, il travaille à former sou double vêtement °. 11 emprunte partout les vapeurs qui composent son corps éblouissant, et il donne ii ses nourrices fécondes de nouveaux habillements.
8. Quand ce dieu sage et protecteur élève ainsi dans les airs sa forme brillante, se mêlant aux
I. Nous aurons l'occasion déparier encore Je ces trois manières de considérer Agni comme feu du s.icrifice, feu solaire, feu aérien. Je prie le lecteur de ne pas oublier ces trois naissances d'.\giii.
1. Celte strophe ne peut se comprendre que par une explication sur les effets du sacrifice. Le feu, né au milieu des libations, est transporté au ciel dans le soleil et dans l'air : il y forme l'eau des nuages, et ainsi l'onde l'a produit, et il produit l'onde. Le commentateur dit : u Du soleil naît la pluie, et de la pluie nait la matière des libations. » De ces libations renaîtra le feu, et cette suite de géiérations d'un dieu triple est pour l'esprit du poêle une source de pensées ingénieuses, mais passablement obscures et futiles.
3. C'est-à-dire Agni, tonnant el brillant dans les nuages. Au lieu du ciel et de la terre, ne seraienl-ce pas plutôt deux nuages au sein desqueU s'enferme Agni Vèdyoula'? J'avais un moment adopté Cc! sens.
-4. Les prêtres, touriianl autour du feu sacré, prennent la droite. Il y a aussi un foyer que l'on place du co' du midi, et qui s'appelle dakchinàgni. feu de d'; ''°' parce que le midi, pour le prêtre tourné ver- •''^'"^"'' est du côté droit.