Espèces d'offrandes, quelquefois personnifiées
li. C'est-à-dire, le feu qui est dans le foyer.
7. 11 est singulier que presque tous ces vieux sages soient considérés comme ayant été aveugles. Je croirais assez qu'il ne faut pas entendre par ce mut une cécité réelle, mais les ténèbres de la nuit, dont Agni est venu les délivrer. Ici le commentaire raconte une petite lé-
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INDE. — l'OESIK I.YIimi
haine, niùditer noire perte. Sois noire conseiller, noire nvaitre. Atlouds la voix pour nous parler. 5. Si un morlcl, coniianl dans sa force, vient attaquer un autre mortel, ton serviteui-, pour prix de ses liymnes, défends celui-ci. 0 Af^ni, protépe-nous contre tout oppresseur!
iivmm: \ii.
A A G. M, PAR 11 ini; Il AT A M AS.
[Milrr : Tricliloulih.)
1. Que Màlarisvvan ' vienne agiter (Agni) sacrilicateur, qui revêt toutes les formes et honore tous les dieux. (Agni) qui est pour nous comme le honlieur, beau, varié dans ses beautés, (;\gni) étal)li parmi les enfants de Manou.
2. 11 est invulnérable, celui qui lui prodigue offrandes et prières. Agni est ma cuirasse, voilà ce que disent (ses serviteurs). Qu'il ait pour agréables toutes les œuvres de celui qui lui adresse des hymnes et des sacrilices !
3. Après avoir reçu Agni sur son siège immortel, et l'avoir entouré d'hommages, les hommes religieux savent encore le conduire et lui donner, sous le jet des libations, la vivacité de.? chevaux qui entraînent un char.
/i. Le (dieu) secourable, avec ses dents, dévore les nombreux aliments (qu'on lui présente); il brille dans le bois, et répand au loin ses lueurs. En mémo temps le vent vient soufller dans les airs ses étincelles, qui ressemblent à la llèche homicide de l'archer.
"). Si, dans le sein qui le porte, de cruids ennemis ne peuvent le blesser, il n'a rien à craindre des aveugles ténèbres. De nobles gardiens se succèdent pour le iirotéger -.
iivmm; Mil.
V ACNl. 1' \ Il m iu:ii AlA >i A.s. .
fl.'lir ■ AnMDclitHuiili vir.-.l.l I . Il rsl arrivé !r mailrr de l'u|iiilenci', le souverain libéral, cl qui siège ;ni Irniir du roi di'S Iré-
gpnde, assez obsci'nn, sur Dîrglialam:is qui .-ivaU éli' aveugle dans li> sein ili; sa iniVe, ni qui, pur la inciterlion a'Agni, avail il6 fc'U(Ti. Au resto, j.' rom.aïqui" quiloules ces légeniles, en pi'>niTal, sont failes sur iIps passages qu'elles prélendcnt expliquer, cl qui s'expliqueraient fort naturellement sans cela.
1. Nous l'avons vu, MiUariswan est le m'hI, qui siiuffle pour exciter le feu.
a. Ce distique n'est pas sufnsammenl clair. Il ser.ait possilile que Uirgliatamiis y fil encore allusion il sa cécité, .le conipreiiils qn'Afîni, caché .au sein de Voror.î, n'a |iu èlre délruil pur se^ ennfinis (|iii poiivMii'iil !.•
siii's. H parait, el la coupe (des libations) l'honore.
"2. Ce (dieu) libéral, (|ui, recevant les aliments (|ue lui donnent, à l'exemple des hommes, le Ciel el la Terre, en forme pour nous une espèce de libation vilale, réside dans le foyer, et y consume les oITrandes.
•'{. .'>age, rapide comme le vent léger, il vieiil illuminer la ville humaine, aussi bi-illant rpic Ir soleil, et auiniani tous les corps.
'i. -Né deux fois ', il allume les trois feux, il illumine les trois mondes, sacrilicateur et pontife souverain au siège des libations.
."). Le voilà le sacrificateur qui, né deux fois, possède tous les biens les plus précieux. (Dieu) mortel -, nous sommes ses heureux enfants auxquels il réserve ses dons.
ll^.\l.^E .\iv.
A AG.NI, TAIi Dl ru: 11 A TA.MAS.
{ilrirc : Oiirliriili.)
1. Père de famille, je t'invoque et te présente de nombreuses offrandes. 0 Agni, je le regariJe comme mon maître, et j'ai recours à ta puissante protection.
2. Rejetle la |irièi'e du riche qui l'efuse de te reconnaître comme maître et de t'offrir des présents, de celui aussi qui chante rarement tes louanges : tous les deux sont des impies.
î. U sage, grand est le mortel (qui honore Agni)! il a dans le ciel une place distinguée •. Puissions-nous, ô Agni, être remarqués parmi tes serviteurs!
UVMM'; NV.
A JIITIIA r.T A VAUOIIXA, TAU 1) 1 I! I. II A T A M A S .
[Mi-Ire : Djag.iti.;
I. Le Ciel el la Terre se sont rougis des f'ux du (dieu) adorable i-t bon. Iiilrnr de ions les èlres,
cniiie éteint pour tuiij(nir.s, l'I qur, pur ioiiséi)ii.nl, ces aveugles adversaires ne peuvent jamais espérer de l'attiùndre. Los prêtres veillcnl pour perpétuer sa \ie.
1. Nous avons traduit .nilleurs ce mot de (iiuiilj'nHman par vésoux deux formes ; ca qui nous a paru présenter la tnèmc idée que ne deux fois : né une fois comme sorti lie Varani, né une seconde fois comme transporté dans le soleil par les invocations des prêtres. Le commenlateur incertain entend le mot dwidjnnman comme signifiant né de deux parenis : ces deux ]iarciils seraient les deux pièces de Varani, ou bien le ciel et la terre.
2. Agni est mortel, dans ce sens qu'il est le commensal des mortels, et qu'il niciirl au sein du foyer du saM-ifice, pour renaître plu.s tard.
X Ici le commentateur eiilro dniis des delaiU sur la iiianièiT dont ri|niiHi:e pieux .irrivi' d:un le niniide de
n ii;-vi-;i).\. — sectio.x del'xikmk.
(lue par leurs feuvres, leur piélé, leui's prières, les (prêtres), prodiguant les oflVandes et les invoealions, ont enfanté, [lour iMre leur ami, au milieu des sacrifices et des iihations '.
;\ Agréez tous doux les présents et le soma do Pourouiiiillia, que vous présentent ces dévots serviteurs qui sont pour vous comme des amis. Pourouinillia vous appelle : (dieux) généreux, écoutez (la voix) d'un père de famille.
:î. Les hommes vous comblent de louanges. C'est à votre force héroïque, o (dieux) généreux, qu'il faut attribuer la naissance du Ciel et de la Terre 2, quand vous vous portez vers le feu du s;icrilice, quand vous venez prendre la part que vous fait l'homme religieux dans ses invocations et sou œuvre (pieuse).
•'1. (Dieux) qui donnez la vie '■, cette enceinte (sacrée) doit vous être chère; vous aimez le sacrifice, et vous en êtes l'ornement. Du haut du ciel, par un secours puissant et opportun, vous nous aidez à traîner notre fardeau : tel (à un clian on attelle un taureau.
."1. Vous arrivez avec grandeur sur cetti.' terre, et vous vous approchez de la coupe (de nos libations). (Voyez comme) ces vaches (du sacrifice*), et pures et fécondes, (brillent) dans leur pâturage. On entend leur bruit dans les airs ; elles tendent vers le soleil, telles que les Aurores bienfaisantes.
l'i. Pour votre sacrifice les (llammes) s'élèvent, présentant l'apparence d'iuie belle chevelure. U .Mitra et Varouna, daignez venir eu ces lieux. Descendez, accueillez nos vu'ux. Vous régnez sur la prière du sage.
7. Quand le sage, prodiguant et l'offrande et la louange, vous honore par ses invocations et ses sacrifices, (homme) accompli dans la science de prier, alors vous vous approchez de lui, vous agréez ses présents, vous approuvez ses vœux et comblez ses désirs : vous venez vers nous.
iS. 0 (dieux) qui aimez le sacrifice, vous êtes les premiers dans nus olIVandi's et nos libations :
kl lune, porté sur Id-S rayons du soleil. Le mot tchandra, '■onlenu dans ce vers, et, suivant moi, mal interprété pur lui, l'a entraîné dans ceUe description.
1. Ce mol est entendu autrement par le commentateur, qui ne voit pas ici le; libations, mais les ondes des nuages, les eau\ qui enveloppent Agni védyuuta.
'i. Ces dieux, dans leur révolution, amènent le jour, qui révèle le ciel et la terre : le poète leur en attribue la naissance.