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Ces vaches sont les nanimes, les rayons d'Agrii

nous sommes unis à vous decieur. L'hymne et la prière sont d'accord pour vous exalter. Votre amc invincible peut se satisfaire magnifiquement.

0. Vous recevez de superbes présents; ô (dieux) vaillants, vous jouissez d'une opulence, d'une grandeur que relèvent mille prestiges de puissance. Ni les cieux avec les jours, ni les mers, ne connaissent rien d'égal à votre divinité, rien qui mérite les hymnes et les libations qu'on vous adresse.

IIVMNE .\vi.

A MITRA ET A VAIÎOUNA, PAR niUGHVTAMAS.

IMélrc ■■ Tritlilouljh.j

1. Vos vêtements sont amples et magnifiques. Quand vous les quittez, vous li^ faites avec sagesse, et ils ne se trouvent jamais déchirés. Triomphez de tout ce qui est mauvais; car vous êtes, ù Mitra et Varouna, unis avec la bonté.

2. L'estime que l'on peut faire des hommes n'est jamais complète. Tel est juste et prudent, il aime les sages; luais il est cruel. Tel autre se fait craindre et abuse de sa force pour opprimer un plus faible que lui '. 0 dieux, uu tel reproche ne peut vous être adressé.

3. La première des (déités) douées d'un pied (léger), en est bientôt privé -. 0 Mitra et Varouna, qui dirait la mémo chose de vous? Votre enfant porte le fardeau de ce monde, soutenant ce qui est bon, repoussant ce qui est mauvais =.

1. Nous voyons bien cet époux des jeunes (Aurores) s'avancer, poursuivre sa révolution, et couvrir ces espaces élevés et vastes, demeure de Mitra et de Varouna.

5. Mais, au moment de sa naissance, il était sans chevaux et sans rayons, (ce soleil), qui, rapideet retentissant, marche au plus haut des cieux. Que (les hommes) fassent de brillants apprêts, et qu'en l'honneur de Mitra et de Varouna ils allu-

1. L'expression do l'auteur est singulière. Elle se traduit ainsi littéralement : triangularem occidit quadranijidaris.

•i. !l est ici question de l'aurore : rapide et légère, elle est arrêtée par le soleil; elle disparait dans ses rayons, suivant le poète indien, elle perd son pied. La mythologie postérieure, en substituant à l'aurore le personnage d'Arouna, l'a prixé de pieds : on trouve ici l'explication de ce mythe.

3. Mitra et Varouna, dit le commentaire, c'est le .lour et la Nuit \ahoràtrô). Dans l'intervalle du jour et de la nuit nait le soleil, qui semble sortir de leur sein et devient leur fruit, leur enfant, garblia. Le soleil amène la lumière et repousse les ténèbre;, et se montre de cette manière l'ami du bien et l'ennemi du mal.

i.ndh;.

l'OHSIK LVliKillî.

|Lprt II. I

ment le feu du sacrifice et chaulent deshymues.

G. Que les vaches donnent le lait de leurs mamelles pour mon sacrifice. (Jue le safçe (Agni) obtienne toutes les libations qu'il désire; que sa bouche (sacrée) touciie (à mes lioIocaustes\ et n'épargne rien de mes offrandes '.

7. 0 Mitra et Varouna, puissé-je vous rendre agréables les honneurs (lueje vous rends, et mériter votre protection, ô dieux (favorables)! Que notre piété nous donne la victoire dans les combats! (,)ue la pluie divine (de vos faveurs') uous se.-ve à traverser heureusement (la vie)!

UVMNi: .W 11.

A MirnV KT A VA nOl'NA, 1' A R II 1 R G IKT V M A S.

IMi'lre : TriclUoubli.)

1. Kous éprouvons une grande joie à vous honorer par nos holocaustes et nos invocations, ô Mitra et Varouna, (ô dieux) dont le beurre de nos offrandes relève l'éclat, tandis que nos prêtres, ])ar leurs cérémonies, semblent vouloir vous exalter.

•2. J'ai jiréparé des hymnes, ô Mitra cl Varouna, el, allelant le char de votre sacrifice, j'apporte des vers harmonieux : cependant le père de famille fournit pour votre solemnité les holocaustes et les présents.

3. Que la vache donne tout son lait pour le sacrifice, ô Mitra et Varouna, en faveur du mortel qui vous présente cet holocauste, au moment où (le dieu) qui reçoit les offrandes -, tel qu'un sacrificateur humain, vous honore et vous fête en ce jour.

■'i. Allons! au milieu de ce jieuple transporté de joie, que les vaclies, que li^s ondes divines vous fournissent des libations! Allons! l'antique maître, (Agni), et pour nous et pour (le père de famille) ici [irésent, se charge de vous les offrir, l'renez votre part (du sacrifice), et buvez du lait de la vache '".

\\\ MN V. .w 1 I I.

A V I c;ilNIIU, l'A R 1)1 11 Gll \ I A>1 i S.

{}lè re : Triclitouljli.)

1. .le cliaiiti^ les exploits de Vichnou qui a créé les splendeurs terrestres, qui |iar ses trois

1. (^e passage peul tout aussi Ijit'ii s'dilointiu du sa^;c sacrificateur.

Si. Le co nmenlaire semble recuiinatlre ici le iiuiii d'un prince qu'il nomme lidtahcwyd.

3. Je n'ai pas Ijesoiii Ue faire remarquer que le mol vaclie, i'îi el ailleurs, peul Cire pris au propre ou au fifc'iirc, et, dans ce dernier cas, signifier le sacrifice, 1 1 tihiiiiiin ou les rnynns il'Agni.

))as ' a formi' réli'iuiue célesti', (Vicluiou) partout célébré.

2. C'est pour sa force que je chante Vichnou, redoutable comme le lion, semant la terreur sur ses pas, habitant la hauteur; (Viclmou) dont les trois vastes pas embrassent tous les mondes.

3. Que ma prière touche vivement ce généreux Vichnou qui habite la hauteur, et se trouve partout célébré; qui, incomparable, a mesuré en trois pas celte large et longue demeure!

•'i. Ses trois pas immortels sont marqués par de douces libations et d'heureuses offrandes. C'est Vichnou qui soutient trois choses - : la terre, le ciel, tous les mondes ".

5. l'uissé-je arriver ii celte demeure de Vichnou ', on vivent dans les plaisirs les hommes qui lui ont été dévoués! Celui qui fait des libations en l'honneur de Vichnou aux larges pas devient son ami ^ dans cette région supérieure.

(j. Kous souhaitons que vous alliez tousdeux" dans ce séjour où paissent des vaches légères, aux cornes merveilleusement allongées '. Là brille la demeure suprême de ce (dieu) libéral el partout céléjjré.

IIVM.NI:: \i.\.

1 ii;ii Nor i;t

l'AR lIlRdl ATAMA.S

^ilrlrc . I)jil^-;ili.;

1. Apportez vos liliations el vos mets en l'honneur de Vichnou et du grand héros qui aime les prières, (en l'honneur de ces dieux) invincibles, qui se placent sur le dos des montagnes (célestes), comme sur un excellent coursier.

2. En votre honneur, oindra el Viclmou, (dieux) puissants par vos a;uvres, Soulapas a formé celle brillante réunion. El, pour récompenser un mor-

1. Les trois pas île Vi.'liiiou, ne l'oublions pas, soiil les trois slaliuiis du soli'il, a sou lever, à midi, ;l sou coucber.

2. Ce.î trois eboses, suivant le ooiiimenlaire, seraient ou les trois inondes [locatraijam), ou les trois temps {ciilutru)iam),oa les trois qualités ((juunalriii/nm).

li. Ces mondes ())/ioHi'niiii)i!), au nombre de sept, l'oniposenl un espace iulérinédiaire entre le ciel et la terre. Des mondes connus sous le nom de loca, on peul j

en coiniiler tantôt trois, tanlol quatorze. M

4. Celle demeure est le ciel ou pcut-ùtro le soleil, où les Indiens pensaient qu'ils devaient être transportés après la mort.

5. Le mol biinillwil est plus fort : il signifie iiareiil. all.icliépar le lien de la famille.

a. C'est-à-dire, pour le père et la mère de famille, pour les deux familles offrant lo sacrifice.

7. Ces vacbes sont les nuages, ou, suivant le comnienlali>ur, les rayons du soleil.

RI(;-VHI)A. — SECTION DEUXIÈME

tel, vous donnez l'essor à la flèche iFAi-nii, le magnilique archer '.

3. Nos libations augmentent la puissante vigueur de Vichnou. (Soutapas) rapproche les doux mères qui doivent heureusement produire (Agni)-. Et alors le (dieu) obtient trois noms : l'un inférieur, celui de tils; l'autre supérieur, celui de père ; et le troisième, qu'il possède dans la région lumineuse = du ciel.

i. C'est cette vigeur de Yichnou que nous chantons : (Vichnou) est maître, sauveur, bienfaiteur libéral. En trois pas il parcourt le monde, pour y répandre au loin et la vie et sa gloire.

.j. Deux des stations de ce dieu touchent au domaine des mortels. La troisième est inaccesible à tous, même à l'oiseau qui vole.

6. Il fournit quatre-vingt-quatorze carrières *, pareilles à la roue qui tourne. Son large corps a été par les poètes divisé en plusieurs parties. Toujours jeune et florissant, il vient à notre appel.

UVMNE \X.

\ VICHNOU, 1' A R I) n: G FI \ T A M A S .

[itrtre ■■ Djagalî.

1. Sois facile comme un ami, heureux de nos libations de beurre, magnifique, accessible et généreux. C'est ainsi, à Vichnou, que ta louange sera célébrée par le sage, et que le riche offrira l'holocauste en ton honneur.

2. L'homme qui honore Vichnou antique et nouveau, (Vichnou) c|ui embrasse tout et qui nait pour le bonheur du monde, (l'homnie) qui chante la grande naissance du graml (dieu) , obtient certainement l'abondance.

3. Chantres éclairés, célébrez l'avènement de ce (dieu) antique, enfant du sacrilice, et, reconnaissant sa puissance, dites : » 0 Vichnou, tu es grand, et nous implorons ta bonté. »

1. Agni porte sur ses flammes, qui sont ses flèches, les vœux des mortels adressés aux dieux, ou bien il lance ces mêmes flammes contre leurs ennemis.

2. Le commentaire entend celte plirase de Vichnou, qui fait apparaître le Ciel et la Terre, grands parents de la Nature.

3. Ce passage m'a paru difficile. Voici comme je le comprends. Agni doit être considéré sous trois rapports : comme fils de Varani, comme père du ciel et de la terre, et enfin comme Vichnou illuminant le ciel. Il serait absurde de trouver ici la moindre allusion au dogme d'une trinité quelconque.

4. Voici les noms et les nombres de ces 9i périodes : 1 an, 2 Hi/niiflS ou demi-années, 5 rilous on saisons, 12 mois, 24 pakclias ou demi- mois, 30 jours, 8 yàmàs ou heures, 12 lagnas ou divisions de l'équaleur. Dans ce calcul je trouve 5 saisons; je serais porté à n'en compter que 4, et à ajouter aux 12 mois le mois supplémentaire.

i. Que le royal Varouna, que les Aswins prennent leur part du sacrifice offert à ce Vichnou, qui soutient tout, et que les Marouts accompagnent. Vichnou a développé la force suprême qui fait briller le jour, et, uni aux (Marouts) ses amis, il a ouvert le pâturage (céleste).

5. Que le divin Vichnou, plus puissant que le puissant Indra, daigne se joindre ;\ lui ! que le (dieu) sage qui siège en trois stations se plaise à notre sacrilice, et permette à l'Arya, qui le lui offre, d'en recueillir le fruit !

UVMNE X.\l.

AUX ASWIXS, L'Ail III liGHATAMA s.

{ilélre : Djagati.)

I. Agni s'éveille sur son (siège) de terre; le Soleil arrive; la grande et brillante Aurore apparaît avec éclat. Les Aswins attellent leur char. Le divin Savitri a enfanté les deux parties de l'univers.

2. 0 Aswins, pendant que vous attelez vos généreux coursiers, versez sur nos champs le beurre et le miel. Accueillez nos prières, et secoureznous dans les combats. Puissions-nous obtenir les riches dépouilles de nos ennemis!

3. Qu'il marche en avant, ce char des Aswins, attelé de rapides coursiers, chargé de biens savoureux, objet de tant de louanges ; (ce char) à trois roues et à trois sièges, magnifique et garni de toute espèce de richesses; qu'il apporte le bonheur et pour nous et pour tous les êtres animés!

■i. 0 Aswins, amenez-nous la force, et agitez sur nous votre fouet, d'oi'i .s'épand une douce abondance. Prolongez notre vie, effacez nos fautes , frappez nos ennemis, soyez toujours avec nous.

.5. Vous portez la fécondité au sein des mères ; vous êtes au centre de tous les mondes. Généreux Aswins, on vous doit (ici) la présence d'Agni, des ondes (sacrées) et du bûcher.

G. Vous connaissez la médecine et la vertu des plantes; vous êtes aussi habiles à conduire les chars. (Dieux) terribles, vous êtes les maîtres de la richesse. (Protégez) celui qui vous offre, avec sa prière, le don de son holocauste.

LKCrriîK TROIS IK ME.

liV.MNE I.

AUX ASWINS, PAU IIIRGIIATAMAS.

(Melres ■■ Tnchtoubh et Anouchtoubh.)

1. (Dieux) protecteurs et terribles ', sages, puis- 1. Ces deux mois traduisent les mots i'asouoi fioudm,

INDi;. — l'OI'SlE l,Yi;lnll'..

sunts L't gCnOreux, venez à nous, et comblez-nous de vos don?. SL-courez-nous, si vous niniez le lils d'Oulcliatliya ', si vous voulez qu'on n'accuse i)as votre puissance.

■2. Eli! qui voudrait vous prier, (dieux) protecteurs, si vous receviez, dans l'enceinte du sacrilicc, nos adorations (en les laissant slûrilesj? Ilendez nos prières féconde?, vous qui êtes capables de l'emplir nos vœux.

•3. S'il est vrai que votre cliar a [iirsenl'' au lils deTougra =, au milieu de la nier, un terrain solide, je puis venir vers votre appui protecteur, comme un iirince (vient) vers sa forteresse, dont les cliemins lui sont ouverte.

'1. Que riiymne du fils d'Oulcbalbya fasse son salut ! que je ne sois pas la iiâlure de ces deux èlres qui marclient toujours M que je n'aille pas me brûler au feu de ce foyer oii sont jetées dix espèces d'offrandes *, pondant que votre serviteur, les membres enchaînés, mange la terre =!

j. Que les Eaux, les meilleures des mères, ne viennent pas me submerger, pendantque(nies) serviteurs m'ont ainsi placé sur la terre, tout garrotté (par l'âge) ! Trèlana ^ pour me servir, a raffermi ma tète, mais frappé ma jioitrine d'un de ses rayons.

6. Le vieux Dîrgliatamas, entouré des siens dans la dixième dizaine de son iige ', est encore

i|iic le poète alliiljue ici au\ Aswins, el qui aiiparliLMinenl à Jeu\ cl;issfs parliculiéres de dieux.

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