‹ Monde ancienChapitre 23 sur 848 · PAR >1 I. D H A T I T II · texte numérisé non relu

PAR >1 I. D H A T I T II

1. Agni, (surnommé)5oî«amirfrffta-, amène pour nous les dieux vers celui qui offre l'holocauste ; prêtre et sacrificateur, consomme le sacrifice.

'2. Sage (divinité, qu'on nomme) Tanoûnapdt ^, fais aujourd'hui agréer aux dieux notre sacrifice ; qu'il leur soit aussi doux que le miel !

:!. J'invoque ici, dans cette assemblée, (celui

sant. Je crois qu'ici ce mot s'emploie pour le vase du foyer même, qui esl de terre.

1. Cet hymne est consacré à une classe de divinités nommées .l//r(s .' ce sont des formes dudieuAgni, et des personnifications divines des choses qui concourent au s.acrifl;e. Les 1", î", 3«. 4», 10» et 11» distiques sont consacrés à Agni, sous les noms lie Suiisamiddlia, Tanoi'inapàt,Xaràsansa,Ilita, Twachtri,Vanaspati. Le 5° distique célèbre le gazon sacré ; le (i», les portes de l'enceinte du sacrifice; le 73,1a nuit et l'aurore; le S^, deux divinités qui doivent présider au sacrifice; le 9», lia, Saraswatî et Bhàrali, c'est-à-dire la poésie, l'éloquence et la déclamation; le l'i", la Swàhâ, ou exclamation employée au moment de l'holocauste. Ces ê res ainsi divinisés deviennent comme les ministres du sacrifice offert en l'honneur d'une divinité principale: en cette qualité, ils portent le nom de Dévas.

± C'est-à-dire : bien enflammé.

3. Ce mot Titnoùnapàt reçoit plusieurs explications. Comme le mot napài ne peut guère s'expliquer, partout où je le vois, que par le sens d'enfant, de petit-fils, je conçois que le mot Tantiûnapàt s'entende par «n/'aiif de son corps. Agni nait et vil aux dépens du bois, qui est comme son corps. Un autre sens qu'on lui donne est destructeur de son propre corps. Je crois devoir éloigner le sens de destructeur, qu'on donne à nnpcil.

INDE.— POÉSIE LYRIQUE

qu'on appelle) Nardsansa, (le dieu) chéri et sacrificateur, donl la langue est si douce.

'). Agni, sur ton cliar bienheureux, amène les dieux; ô toi, sacrificateur (appelé) llita ', toi que Manou ' a constitué (pour présider à nos fêtes) !

5. Mortels éclairés, étendez le gazon (sacré) ; qu'il soit arrosé de beurre à l'endroit où (les dieux) vont venir prendre leur ambroisie.

6. Qu'elles s'ouvrent, les portes divines (de l'enceinte sacrée, ces portes) que le sacrifice sanctifie ! qu'elles s'ouvrent aujourd'hui pour la pieuse cérémonie!

7. J'appelle à ce sacrifice la belle Nuit et la belle Aurore : qu'elles viennent toutes deux prendre place sur ce causa.

8. J'appelle aussi ce couple de dieux ^ à la douce langue, sages et sacrificateurs : qu'ils aient leur [lart de notre sacrifice.

9. Que les trois déesses qui apportent la joie, lia, Saraswati et Mahî *, daignent sans crainte s'asseoir sur ce causa.

10. J'appelle ici le grand Twachtri ^, qui sait revêtir toutes les formes : qu'il soit notre ami !

11. Divin Vanaspati ", donne aux dieux l'holocauste qui leur est destiné. Que la sagesse soit le partage de celui qui le leur offre !

12. En l'honneur d'Indra, employez la sicâhd ' dans la maison du (père de famille) qui olTre le sacrilice : c'est là que je convie les dieux.

1. Ce mol signifie c/iaii(e. A^ai-dsansn, plus liaul, signifie célébré par les hommes.

2. Le nom de Manou est pris d'une manière générale pour signifier l'homme, ou d'une manière spéciale pour désigner le patriarche que les Indiens regardent comme le fondateur do leur race. Il me semble qu'on lui altri- Ijue, en plusieurs endroits, l'institution du culte du feu. L'e.xpression Manourhita peut encore se traduire par constitué pour l'homme.

3. La peinture que le poète fait de ces deux divinilés ne me permet guère de les identifier avec les Aswins. Ce sont, comme l'indique le commentaire, deux formes d'Agni, le fmi de la terre et le feu de l'air. No serait-ce pas plutôt les deux sacrifices du malin et du soir?

i. Voy. plus haut la note 1, p. 3, c. 1. .V'(hî,qui signifie iirinule, est une épilhcte de Bhàrati.

.">. Twaclitriesl .Vgni considéré comme donnant la forme; c'est le feu plastique. On lui attribue les objets d'art, Il forge la foudre d'Indra : c'est le Vulcain de cette mjtliologie. Je suppose que Twachtri est la troisième fornii' d'Agni, répandue dans l'air et constituant la chaleur viiale.

6, Mol à mot, mailre du bois. C'est le feu présidant au hOclier du sacrifice, et même aux pièces de bois qui y sont employées, yoùpàgni.

7. La sivàhàes.1 une exclamation prononcée au momeni de l'holocauste. On en f,iit une épouse d'Agni, car le> prières sont las épouses des dieux.

HVMNE XIV.

A TOUS LES UIIL'X, PAR M É D H A T i T H 1 .

'Méire : Gâyatri.)

1 . Agni, la fêle (est préparée) ; nous t'invoquons. Viens avec tous les dieux goûter de nos libations, et consomme le sacrifice.

2. Les enfants de Canwa ' t'appellent : ô sage (divinité), ils chantent ta prudence. Agni, viens avec les dieux.

3. Us chantent aussi Indra et Vâyou, Vrihaspati % Mitra, Agni, Poiichan, Bhaga (et les autres) Adityas, et la troupe des Marouts.

4. (0 dieux), on vous présente des boissons agréables et qui causent la joie, limpides, douces, reposant dans le tchamoû =.

5. Les fils de Canwa te célèbrent, demandant la protection, ])lacés sur les couches de gazon -purifié, et t'honorant de leurs holocaustes.

fi. Avec tes coursiers, dont la croupe est arrosée de beurre consacré, et dociles à la pensée qui les attelle, amène ici les dieux à nos libations.

7. Près de ces dieux dignes de nos hommages, et alimentés par nos sacrifices, amène aussi leurs épouses *; (divinité) à la langue brillante, fais qu'ils boivent de 'nos libations, aussi douces que le) miel.

8. Agni, au moment oti nous dirons rachat ■% que ces dieux adorables, que ces dieux dignes de nos chants, touchent de leur langue notre douce (ambroisie).

9. Sage et sacrificateur, tu peux amener ici, des régions lumineuses, tous les dieux éveillés par l'Aurore.

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