Agni, illustre enfant de la Force, tu viens
1. Le mémo mol mâtri signifie mère et mesureur. Les mesures auxquelles il est fait allusion sont les Uhhandas appropriés aux hymnes des sacriQces.
2. Aditi est la méro des dieux. Il y a dans ces vers une espèce d'antilhèso entre les mots Aditi et Alitliis.
iLecl. IV.]
RKÎ-VKDA.
SECTION TROISIEME
ik' naîli'c (ilans notre sacrifice), et, messager (divin), tu te places entre la race liumaine et la race céleste; tu attelles (au cliar du sacrifice) tes mâles et brillants étalons '.
3. Je chante ces deux coursiers -, qu'enfanta le sacrifice, (ces coursiers) rouges, brillants et ra|iides en l'honneur desquels coulent les libations et le beurre (consacré). C'est toi qui les attelles, et qui vas, servant d'intermédiaire entre vous autres, dieux (adorés), et les mortels qui vous honorent.
4. 0 Agni, tu as de bons coursiers, un beau cliar, tu es riche en présents. En faveur de ce peuple prodigue d'holocaustes, amène .\ryaman, Varouna, Indra, Vichnou, les Marouts et les Aswins.
5. 0 Agni, ù toi qui donnes la vie, que ce sacrifice nous procure des vaches, des brebis, des chevaux, de robustes amis, des hommes invincibles. Qu'il soit pour nous une source d'abondance, de vie et de gloire. Que nous ayons une nombreuse famille, et que notre opulence repose sur une large base.
6. 0 Agni, sois le puissant protecteur de l'homme qui, pour apporter l'aliment de tes feux, couvre son corps et son front de sueur. Délivre-le des atteintes du méchant.
7. Qu'il soit riche et ferme dans son bonheur, le serviteur fidèle et dévoué qui présente l'offrande pour satisfaire à tes désirs, qui t'arrose de ses heureuses libations, et qui l'amène comme hôte au sein de son foyer.
8. Assis sur ton trône, tu portes une ceinture dorée. Tel qu'un coursier, fais passer à travers le mal le serviteur qui â la fin du jour et au lever lie l'Aurore chante ta louange, et se concilie ta faveur par ses holocaustes.
9. Immortel Agni, qu'il ne perde pas son opulence, qu'il ne soit pas enveloppé dans les pièges du méchant, l'Iiomme qui te loue, qui t'apporte l'offrande, et qui, élevant la cuiller (sacrée), accomplit les rites en ton honneur.
10. 0 Agni, le mortel dont toi, dieu toujours jeune, tu aimes et récompenses les offrandes, il doit voir son invocation lieureusement exaucée,
1. yrichanah. Ce mot doit s'entendre des libations, qui fécondent le sacrifice ; à moins que l'auteur n'ait voulu ainsi désigner les dieux eux-mêmes, qui répanilent l'abondance.
■î. Je suppose que le poëte fait allusion au Ciel et à la Terre, que le sacrifice du malin semble produire, et qui commencent en ce momeni leur course rapide.
dussions-nous avoir conlril)iié à la prospérité de ton serviteur!
il. Que ce dieu sage distingue entre les mortels les bons et les mauvais, comme (le coursier) sait distinguer sur son dos les fardeaux lourds ou légers. Qu'il nous accorde le partage d'une opulence soutenue par une nombreuse famille, et daigne nous conserver inlact cet (heureux) partage.
12. (Agni) est sage, et les (prêtres), sages comme lui, et fermes (dans leur piété), le chantent, et l'établissent dans les demeures des enfants d'Ayou. De là, maître (de la maison) ', jette les yeux et lance tes rayons rapides vers ces (dieux) admirables qui méritent nos regards.
13. Agni, (dieu) brillant, et toujours jeune, qui sais diriger les hommes et combler leurs vœux, le sage qui te célèl)re, t'honore en versant la libation. Apporte-lui le bonheur et l'abondance.
l'i. Ainsi, Agni, tandis que, dans le désir de te posséder, nous travaillons des pieds, des mains, de tout le corps, que les (prêtres) accomplissent aussi leur tâche, et ouvriers excellents, avec le secours des Dèvas qu'ils forment Rita, comme le charpentier fait un char.
15. Oui, au lever de l'Aurore notre mère, réunis au nombre de sept sages, allons les premiers conquérir les rayons du sage (Agni). Soyons des Angiras, des enfants de l'Astre lumineux ^ et par nos efl'orts brisons la montagne qui renferme nos trésors.
15. Oui, Agni, nous voulons, comme nos grands et antiques parents, travailler à l'œuvre du sacrifice. Ils sont partis chercher la lumière jusque dans sa source; par la vertu de leurs hymnes, ils ont séparé le ciel et la terre, et ouvert la porte aux (vaches) matinales.
17. Ouvriers diligents, brillants Dévas, dans leur désir d'honorer les dieux ils en ont façonné les formes, ainsi que (l'ouvrier) façonne le fer, donnant à Agni la clarté, à Indra la grandeur, et ils ont amené autour d'eux le large troupeau des vaches (célestes).