Voy. page 73, col. 1, note
8. Voy. page 110, col. 1, note 9. Voir plus bas page 249, col. 2, note 5.
qualité de voyageur ailé ', tu dois (aussi) l'emporter sur tous les oiseaux. Comme Syéna, ou épervier (céleste) -, tu dois l'emporter en vitesse sur tous les éperviers ; et l'on t'a vu, oiseau (rapide), quand la Swadhd était privée du char (du Soleil), porter, pour plaire à Manou, l'holocauste que chérissent les dieux.
5. L'oiseau vient d'enlever (sa proie), et, tremblant '•, il s'élève, aussi prompt que la pensée, par la voie large (des airs). Syéna (l'épervier) fuit avec le miel du soma qu'il a pris dans notre sacrilice.
(i. Syéna (l'épervier), dans son vol droit et rapide, arrive d'une extrémité du ciel, tenant ce soma, source heureuse d'une (sainte) ivresse, et, encouragé par les Dévas, il le porte avec fermeté jusqu'à l'autre extrémité.
7. Syéna (l'épervier) a reçu et porté le soma au milieu de mille et mille sacrifices. Prudent et sage dans ses œuvres, enivré de ce .soma, il a repoussé ses imprudents ennemis.
HV-MNE IX.
\ INDRA, SIRNOMMK SVKNA ' . PAR VAMADKVA.
,il,lres : Trichtoubh et Sakvari.)
1. (Indra parle.) Je n'étais pas encore au jour; mais je suivais avec attention la naissance successive de tous ces Dévas. Cent villes de fer me gardaient. J'en suis sorti avec rapidité; me voici sous la forme de Syéna (l'épervier) ■'.
l. On donne ici à Indra, dieu de l'élher, le nom de Maroula. Marouta, dieu du Vent, est représenté comme doué d'ailes. Jusqu'à présent ce mot tJift, toutes les fois qu'il se rapportait à Indra, je l'ai traduit par le mot voyageur; j'ajoule ici le mot ailé, pour entrer dans toute la pensée de l'auteur. C'est un oiseau céleste, c'est un épervier, Syéna, qui parcourt l'espace éthéré.
2. Sous le nom de Syéna (voy. page 89, col. 1, note 21 on semble désigner Indra, par allusion à l'extrême rapidité de sa course. Cependant nous savons que ce mot a un autre sens, et qu'il s'emploie pour signilier un des mètres poétiques employés dans l'hymne du sacrifice. Avec cette explication Syéna pourrait être Indra célébré par le mètre Syéni, ou bien la personnification de ce mètre, qui semble emporter l'holocauste pour le présenter aux dieux. La Swadhd n'a point de char; c'est-â-dire qu'à ce moment le Soleil ne montra pas encore son disque : elle est donc atcliacrà. Le monde est dans l'obscurité.
3. Le commentaire dit que la crainte qu'éprouve l'oiseau ravisseur du soma est causée par les gardiens de la libation (somupàlaca).
i. Voy. notes 1 et 2 ci-dessus.
5. J'ai laissé de côté toutes les explications mystiques dans lesquelles le commentateur me semble ici perdu.
lXlj|.;. l'OKSlK LYninLI'.
i. (Le poëte parle.) Le (ilieiii ne m'a point laissé Jans la peine (de l'attente). 11 s'est montré, aver. splendeur et avec force. Par sa sagesse il a repoussé ses rapides ennemis; par sa vitesse il a surpassé les vents.
3. Syéna (l'épervier) a du haut du ciel fait entendre sa voix; le vol du sage (oiseau) a été reconnu, et l'archer Grisànou ', allant à lui i)ar la pensée, lui a lancé une de ses flèches.
'i. Syéna (l'épervier), dans sa course rapide, emportait le soma. comme Indra faisait de liiioudjyou -, au-dessus des larges ahimes; et l'aile du diligent oiseau traversait rapidement l'espace qui est (entre le ciel et la terre).
5. Que Maghavan, que l'héroïque Indra accepte ce vase plein d'une liqueur fortifiante, ces libations dans lesquelles est mêlé le lait blanc de la vache, ces offrandes brillantes; qu'il prenne ce doux breuvage, et qu'il boive jusqu'à l'ivresse; oui, qu'il boive jusqu'à l'ivresse.
UVMNK -X.
A l\DR\ F.T SOMA, l'Ali VAMADÉVA.
{Métrr Tnrlil.iiihh.
1. Uni à toi, ô Soma, par une étroite amitié, Indra a fait couler les ondes en faveur de Manou. Il a frappé Ahi, déchaîné les sept torrents, ouvert les canaux fermés (par nos ennemis).
2. Uni à toi, Indra a brisé la roue de Soi'irya ■■ ; car sa force est irrésistible. Mais en môme temps cette roue qui est lancée dans l'espace, et sur qui repose la vie de tous, a été sauvée de la destruction.
3. Indra a combattu depuis le matin, depuis le milieu du jour; de ses traits il a tué, (de ses feux), tel qu'Agni, il a brûlé des milliers de DasyouR, qui pensaient de leurs forts inaccessibles se faire une reti-aite inexpugnable.
.Ifi donne la parole, non :'i V;lmai;léva, mais au dieu Indra. Ce dieu, au moment du sacrifice du matin, n'est jias encore né; mais il existe et observe la succession des rites qui concourent à sa naissance. Ces rites, comme nous l'avons vu, se personnifient sous le nom de Dévas, et naissent en même temps que les besoins du sacrifice. Cependant Indra est enferme sous la masse des vapeurs ténébreuses de la nuit; il s'en débarrasse sous la forme do répervier(ii/erta),c-'est-à-dire un oiseau porté sur les ailes de la Syènl.
\. Suiviintle commentateur, c'est un gardien du tomu [sumapàla]. Je pense que c'est Agni, qui porte le nom (le Crisîuuiu, et dont les rayons jiartent comme di's flèches vers le ciel.