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Indra et Agni, nous vous demandons des

INDE. — POÉSIE LYRIUIE.

[u.,. vi.i

vaches, des chevaux, de l'or. Accordez-nous ces biens.

10. 0 Indra et Agni, renommés pour vos coursiers, (venez) à la voix de ces liommes religieux qui vous invoquent en versant le soma.

11. 0 (Dieux) vainqueurs de Vritra, qui vous réjouissez de nos hymnes et de nos chants, (venez) vers ceux qui vous honorent par leurs louanges.

12. Il est un mortel infâme, insensé, fort et heureux dans le mal. De votre trait percez-le comme une outre; oui, percez-le de votre trait.

HY.MNE .\v.

V S\RAS\VAT1, PAR VVSrCHTHA.

[)lilre : Trichtoubli.j

1. Les ondes salutaires de Saraswatl coulent pour nous protéger. La (déesse) est pour nous comme une ville de fer. Elle va, aussi rapide qu'un char; c'est un vaste torrent plus impétueux que tous les autres.

2. Saraswatl ' est la première des rivières; riche et pure, elle descend des collines pour couler jusqu'à la mer. Elle enlève le lait de l'enfant de Xahoucha, - pour en faire le beurre du monde.

3. Cependant, pour le bonheur des hommes, le généreux (Saraswàn) ' naît et croit au milieu des dc'esses du sacrilice *. Il donne aux opulents (chefs de maison) un puissant (héritier); il couvre leur personne de riches ornements.

4. Ainsi, que Saraswatî vienne avec tous ses présents dans notre sacrilice, et entende nos vreux. Qu'elle (apparaisse) entourée de ses vénérahles amis, (les Angiras). aux humbles genoux, et accompagnée de la Richesse.

1. Je ne pense pas que Saraswatî doive être ici considérée comme la déification d'une rivière : c'est la déesse (lu sacrifice avec las libations. Ces libations forment une rivière, qui coule des montagnes où se fait le sacrifice, et où se recueille la plante du soma. Celte rivière coule dans le Samoudra (mer), qui est le vase destiné à recevoir la libation.

2. La note 1, page 300, col. 1, a expliqué le sens que je donne à Nalioucba. Suivant moi, l'enfant de Nalioucha serait ici le nuage. Cependant le commentaire voit toujours dans ce mut un synonyme du mot homme; et, en adoptant ce sens, il faudrait modifier la traduction, et dire que pour l'enfant de Nahoucha Saraswati fait couler le lail.

3. Le commentateur, suppléant dans ce vers le mot Saraswàn, croit que ce mut désigne Vàyou. Je suppose que c'est le Flot du la libation personnifié; c'est Soma, si ce n'est pas Agni lui-même ou le Sacrifice (Yadjna). M. Wilson indique mon sens en traduisant Saraswàn par a maie riuer.

i. Ce sont les Ondes on les prières.

■"). Aous vous adressons nos invocations. U Saraswatî, aime nos louanges. Nous nous plaçons sous ta protection chérie, comme sous l'ombre d'un arbre tutélaire.

fi. 0 brillante et fortunée Saraswatî, Vasichtba a ouvert les portes de ton sacrihce. Accorde à celui qui te loue une abondance sans cesse croissante. Et vous, secondez-nous toujours de vos bénédictions.

IIY.MNE XVI.

A SAnASWATI ET SARASWAN, PAR VASICHTHA.

:ilftres : Panlili, Vrihalî ri C.àyatrî.;

1. 0 Vasiclitha, chante un grand hymne en l'honneur de la plus rapide des rivières. Glorilie par tes louanges et par tes chants Saraswatî dans le ciel et sur la terre.

2. Quand les enfants de Poiirou viennent t'apporter tes deux aliments ', û (Déesse) grande, brillante et tutélaire, amie des Marouts, accueillenous, et encourage la générosité des riches.

3. Que l'heureuse Sara.swatî fasse notre bonheur. Magnifique en pensées, féconde en présents, qu'elle nous assiste, chantée ;\ la manière de Ujaluadagni, louée à la manière de Vasichtba.

■'i. Nous venons, (les mains) chargées d'holocaustes, demanderdes épouses, des enfants; nous invoquons Saraswàn.

à. 0 Saraswàn, par tes Ilots aussi doux que le miel, huiuides de (jhrila^ sauve-nous.

Cl. Nous désirons entendre la grande voix de Saraswàn - qui brille à tous les yeux. Qu'il nous donne des enfants et d'abondantes moissons.

7. A l'œuvre de Saraswàn concourent toutes les Vaches (du sacrifice); les Ondes y assistent : le maître de la beauté = y prend part. Nous appelons Saraswàn à notre secours.

HYMNE XVII

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