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DIALOGUE d'ïAMA ET b'ï\MI. — R l(; 11 1 S ' : V A MA ET ï AMI.
i,Melre : Trichtoubli.)
I. (Yami). Ou'un ami vienne à son amie. Traverse le large océan (de la mort). Que lesage (Vivaswàn), pour fruit de ses méditations, voie le petit-fils de son père s'étendre sur la terre.
1. Les strophes suivantes se trouvent déjà section I, lect. M, hymne iv.
2. Dans le même passage, première section, lecture ii, hymne iv , sirophe 22, j'ai commis une erreur de traduction j'avais lu sapé, au lieu de sépé.
3. L'n manuscrit contient une strophe de plus, qui u'est point dans le commentaire.
4. J'ai déjà prévenu que le mot auteur ne traduisait pas exactement le mot richi. Le Uichi n'est pas toujours l'auteur d'un hymne; c'est ce ui qui y prend la parole. Dans plusieurs hymnes précédents j'avais douté du bon emploi que je faisais du mol auteur. (Voyez page ,"j08, col. 2, note 1. Ici je n'ai pu éprouver aucune hésitation. L'hymne que nous allons traduire semble être une scène d'un petit drame sacré, dont nous n'avons que cette page. Kn effet, Yama doit se décider à remplir son office éternel ; il doit renaître pour mourir encore.
Varna et Yami sont deux enfants de Vivaswàn. Voy. page 511, col. 1, note i. Yami, sœur et épouse d'Yama, me parait être, selon l'usage, la prière employée pour Vama; ainsi Indràni est l'épouse d'Indra, .\gnàyl celle d'Agni, etc. Quant au personnage d'Yainu, il me semble être pour .Vgni ce que Varouna est pour Mitra : c'est .\gni nocturne, c'est Agni mort dans le sacrifice, et endormi dans l'Arani, d'où il doit renaître. Dans l'hymne vu, qui va suivre, le poète dit i]ue Vrihas-
INDE. - POÉSIE LYRIQUE
2. (Yama). Ton ami ne R'cherclii; imiiit ton amitié. Si nous avons la mùrae origine (que les autres dieux), notre forme est différente '. Les enfants du grand Asoura - sont des héros qui soutiennent le ciel; ils étendent leur large puissance.
3. (Yami). Tous ces immortels désirent quelque chose, ne serait-ce que l'offrande d'un mortel. Moi, ma pensée est unie à la tienne. Que mon époux naisse, et se revête d'un corps.
4. (Yama). Je suis juste, et ne veux point condamner comme injuste ce que nous avons déjà fait. (Je sais) que le (divin) Gandharwa (est notre père), qu'au sein des ondes (célestes) Âpyà = est son épouse et notre mère. Notre naissance est illustre.
pali, le SacriOce, meurt, et livre son corps à Yama. La siKiiification de ce mol doit èlre celle qu'indique le Dictionnaire de M. WiLson, n» 3. Cessation, stop, conclusion, finish. Yama, c'est Agni, qui a cessé de briller; c'est le sacrifice qui est éteint; c'est la noirceur de la nuit qui a remplacé l'éclat du jour; c'est l'interruption ilu sacrilice perpétuel de la lumière et de la vie. Yama est le feu latent, enseveli dans l'Aranl, et que l'effort (les prêtres doit ressusciter : c'est Agni privé de sa flamme, c'est le soleil de nuit dont la chaleur est morte. Kes compagnons d'Varaa sont les Pilris, c'esl-à-dlre les Itères du sacrilice, les Dévus dont les feux ne Lrùlent plus (Voy. page 3i7, col. 1, note 3, les Rites personniliés dont l'œuvre est terminée. Quand on considère ces Dévas du sacrifice comme des êtres réels, ils sont aussi appelés Pilris ou Pères des sacrificateurs, sages antiques qui passent pour avoir institué les cérémonies du culte : ce sont alors des Mânes, et Yama est leur roi. En sa qualité d'Agni, Yama préside aux funérailles ; il y est invoqué comme gardien des morts, et ses feux y consument les chairs; les os sont déposés dans la terre sous sa surveillance. « Yama est un Djàtavédas, » dit le poêle ; « mais c'est un Djàtavédas différent de celui des sacrifices. » ("est-à-dire que c'est le même être, avec une destination différente. Son origine indique encore que c'est un dieu du sacrifice. Twachtri, Agni organisateur, a enfanté Vivaswàn , c'est-à-ilire l'êlre brillant, l'être sacrifiant, Agni, dieu du sacrifice et dieu de la lumière. 11 lui donne pour épouse Saranyoû, qui est la succession diurne du sacrifice, ou plutôt la Libation, ainsi unie à Agni. Vivaswàn et Saranyoù ont pour enfant Yama, qui est la cessation du sacrifice, la mort de la lumière. Par toutes ces considérations, je me crois fondé à regarder Yama comme une des formes d'Agni. La légende des Pourànas ne ressemble pas tout à fait à celle du /liij-Vi'da : cependant le dernier Irait de celle mémo légende, qui donne à Yama un pied {pada) desséché, semble faire allusion au foyer [pada] d'Agni, dont la flamme est épuisée.
1. Je n'ai pas donné le même sens que le commentairi! qui explique cette pensée, en disant que l'un est mile, l'autre femelle.
-2. Je suppose que ce sont les rayons du soleil, i|ue désigne ainsi Yama. Ce sont peut-ôlre les Adityas.
3. Ajiyd est un nom de Saranyoù, qui circule au milieu des ondes célestes, ou qui nail au sein des libations. l'Ius bas Apyà est la Libation même.
5. (Yami.) Notre aïeul le divin Twachtri ', et Savitri qui donne toutes les formes, ont voulu qu'au sein même (de notre mère) nous fussions mari et femme. Personne ne peut détruire ces œuvres. La Terre et le Ciel nous connaissent ; (ils connaissent) notre père.
G. (Yama.) Qui a connu son premier jour'? Qui l'a vu alors ? qui peut ici en parler '? La demeure de Mitra et de Varouna est grande. Que me dis-tu, ô toi qui veux le mal des hommes '?
7. (Yami.) Y'amî désire Yama. Elle veut avec lui dormir dans un môme sein. Comme une épouse pour son époux, je veux pour toi parer mon corps. Roulons ensemble ainsi que les deux roues d'un char.
8. (Yama.) Les œuvres brillantes des dieux ne peuvent un instant s'arrêter dans ce monde. 0 toi donc qui frappes (les hommes), cherche promptemeut un autre époux que moi. Roule avec lui ainsi que les deux roues d'un char.
9. (Yami.) Que les offrandes soient présentées à Yama le matin et le soir. Que l'œ'il du Soleil se rouvre pour lui. Que le Ciel et la Terre soient encore un couple de bons parents. Qu'Yamî retrouve un époux dans Yama.
10. (Yama.) Nous sommes arrivés dans un Sge oij les épouses doivent supporter la perte de leurs maris. 0 femme, étends ton bras sous (la tête) d'un homme. Désire un autre époux que moi.
11. (Yami.) Qu'est-ce qu'un frère qui n'est point votre protecteur ? Qu'est-ce qu'une sœur livrée à Nirriti? Dans mon amour, je parle beaucoup. Rapproche ton corps du mien.
12. (Yama.) Je ne rapprocherai point mon corps du tien. On a déclaré pécheur celui qui épouse sa sœur. Cherche le plaisir avec un autre que moi. 0 femme, ton frère ne veut point de toi.
13. (Yamî.) Hélas! Yama, tues cruel. Je no reconnais ni ton ca'ur, ni ton àme. Qu'une autre t'enlace avec sa ceinture, et t'embrasse comme la liane - (embrasse) l'arbre.
l'i. (Yama.) Yamî, embrasse un autre; qu'un autre t'embrasse comme la liane (embrasse) l'arbre. Désire son amour. Qu'il désire ton amour. Qui: viiIi'c uiiiiiii suit lieiireiisi,'.