‹ Monde ancienChapitre 734 sur 848 · Indra, (piand tu vas, agrandissant ton · texte numérisé non relu

Indra, (piand tu vas, agrandissant ton

1. Manou est clnf Ji; race; mais il est aussi sacrificateur. C'est par ce Jernier trait qu'Agni lui lessemljle.

a. Le commonlairc dit que ce char est celui ilu .soleil, l'^ir ces huit ,sii?gcs, le poeio doit faire allusion auxhuit disds, qui sans doute sont les huit Vasous.

3. C'est un nojn donné au Oeuve de la libation, ajipelo ailleurs Aitsomnnii, Parouchni, etc.

*. Je crois que ce doit être un nom d'Ac'ni. C'est aus^i le mmd'un Uichi, allégorique sans doute. Voir page 7ti, col. 1, page 80, c^jI. 1 et alibi.

Ti. Cette vache, c'est le sacrifie; ce \eau, l'csl Agni lui-même.

(>. I.o commentaire fait rapporter ce dernier passage a la troupe des Uihiious. Je pense qu'il est question d'Agni, de ce xeau qu'ils ont créé.

cor|JS et manifestant ta \ igueur au milieu des nations, les combats, voilà ta magie, et l'ennemi a disparu devant loi.

3. Parmi les anciens Richis, quels sont ceux qui ont dignement apprécié ta grandeur? De ton propre corps tu as formé le père et la mère (du monde).

4. Tu donnes la vie à (|uatre grandes formes ' sous lesquelles tu te montres. Elles sont invincibles ; et tu lésais, puisque c'est avec ces formes, ô .Maghavan, que tu as accomplis tes œuvres.

5. Tu possèdes tous les biens, ceux qui apparaissent comme ceux qui sont cachés. 0 magnilique Indra, accomplis mon vœu ; tu k- connais et tu es généreux.

('). Indra a donné la lumière aux êtres lumineux ; il a répandu son miel sur le miel (de nos olfrandes). Pour honorer et fortilier Indra, la Prière est partie de la bouche du religieux Vrihadouktha.

A I .N 11 R A , l' A p. V 11 I H A 11 1 1 IK 1 II A .

[Mèlif : Truhl.jubh.)

1. Loin des (mortels) courbés vers le sol est la forme mystérieuse -, quand (b; Ciel et la Terre) effrayés t'invoquent pour obtenir la nourriture (du monde). Tu t'es approché pour les affermir, et tu as, ô .Maghavan, enllammé les enfants île ton frère ^.

2. C'est cette grande forme mystérieuse, objt:l de nos désirs ardents, qui a enfanté le jirésenl, qui enfante l'avenir. Celte (forme) antique naît, et alors les cinq espèces d'êtres, aimés de lui, reçoivent sa lumière ((u'ils aiment.

l). Il remplit le Ciel et la Terre et FAir, les cinq espèces d'êtres, les dieux, et, suivant les saisons, les sept (troupes de Marouts), les sep! (l'ayons d'Agni). Avec les trenle-qualre * (dieux) il sur-

1. J'ai cru d'abord qu'icipar U/indcai'i nàma le poêle désignait les quatre points do l'horizon, ou les quatre cléments. Mais, en lisant l'iiyniiio suivant, il m'a semblé que les qaaire formes d'Indra étaient les quatre apparences du ciel éclairé par sa lumière lu'opie, par celle d'Agni, celle de l'Aurore, et celle du Soleil.

2. Cette forme, dit le commentaire, est celle de l'éllier {àhàtamiràm).

3. Ce frère d'Indra est l'ardjanya, c'est-à-dire le ciel des Nuages, qui sont ses enfants.

4. Ordinairemeril le nombre dos dieu\ est île trentetrois. Voy. page 198, col. 2, note 7. Le commentaire, au\ huit Vasous, uu.\ onze Houd'.as, au\ douze Adilyas, ajoute ici un Pradjàpali, un Vachatkira, un Virât.

mC-VIÎDA. — SECTION III'ITIIÎ M H.

lilelr,

■ Djagatî ,'( Trichtoubh.l

veille le momie eu apportant une lumière pa- | reille à lui pour la forme, dilïéreiile dans sa marche '. '

■i. 0 brillante Aurore, tu apparais la première, et tu enfantes la plus agréable des lumières. Quand tu descends vers nous, noble sœur (du \ Soleil), grande est ta splendeur, grande est la vie que tu répands.

d. Cependant le vieux (prêtre) réveille un dieu toujours jeune, qui soutient (le monde) et triompiie de ses nombreux ennemis. Admire la grandeur et la sagesse de ce dieu : il était mort hier, aujourd'liui il respire.

G. Héros puissant, (maître) antique et suprême, il s'avance, tel qu'un oiseau au rouge plumage, qui déserte son nid. Quand sa justice l'approuve, il n'est point de bien désirable qu'il ne puisse nous donner et obtenir par la victoire.

7. (Indra) avec les Marouts féconde la pluie; il porte la foudre, il brise le nuage, et donne la mort à Vritra. Car ces dieux, distingués par la grandeur de leurs œuvres, sont nés pour répandre l'onde pure.

iS. Allié (des Mnrouls, Indra) produit des merveilles; tout-puissant, souverainement sage, il attaque et frappe les mé.chants. Il boit le soma, grandit dans le ciel, et le héros, de sou arme victorieuse, abat les Dasyous.

A AO.M, SUCS LE M) Jl D i; VADJIN -, l'Ai!

I. Au-dessus de nous est une de les formes. Il en est une autre (ici-bas), et une troisième dans (l'astre) lumineux. Revêts-toi d'un beau corps, et crois, ami des dieux, pour ce suprême enfantement.

■J. Que ton corps (terrestre), directeur de ton corps (céleste), nous procure à nous le bonheur, à toi la prospérité. Soutiens, sans fléchir, les grands dieux, et prête ta lumière au Soleil.

1. Je suppose qu'il esl ici queslion de la lumière d'Agni, qui part d'en bas {civratam). La lumière propre d'Indra vieni d'en haut.

-2. Le conimeiilalcur dit que Vrihadouktha déplore la mort de son lils appelé l^ûdjin. Je pense que ce Vàdjiu [cscâ iitenus'i est .Vgni engraissé par l'offrande. 11 est le fils du sacrificateur appelé Pilri. S'il meurt avec le sacrilice, il revient à la vie avec le nouveau sacrifice. Mais cet hymna ne parle point de la mort de Vàdjin.

:'). Tues, Vàdjin, accueilli par l'abondance des offrandes. Ainsi traité, présente-toi à nos louanges, présente-toi dans le ciel ; viens remplir tes hautes et saintes fonctions; va vers les dieux, va vers (le soleil, qui s'élance (dans l'air).

'i. Les Pères (du sacrifice) ' ont été les maîtres de la grandeur des dieux. Dévas, ils ont donné la force aux Dévas. Us ont rassemblé les énergiques rayons, et les ont placés dans leurs corps.

'o. Ils ont avec puissance parcouru le ciel, repoussant dans l'immensité les bornes de l'orient. Us ont formé les corps de tous les mondes, et ont ensuite produit les dilTérents cires.

0. Ils ont par de triples libations allermi la marche du lumineux Asoura. Ces Pères ont eu sur la terre des enfants qui leur ont succédé, et qui, héritiers de la force paternelle, ont propagé les sacriliccs.

7. De même qu'on traverse les Ilots sur un vaisseau dans toutes les directions du monde, de même avec les bénédictions (du sacrifice) on triomphe de tous les maux. Vrihadouktha a eu, sur la terre comme au ciel, un enfant dont la grandeur (fait son orgueil).

llY.M.Mi \11.

A l X VI SWAUÉ \ AS -, l'Ali LLb GO l'A y AMAS.

>lcli-f : Càjalri.;

1. .\e sortons point; ne nous éloignons pas du sacrifice, oti s'offre le soma. 0 Indra, nos ennemis pourraient s'introduire ici.

2. Invoquons celui qui consomme le sacrilice, qui porte aux dieux nos offrandes.

3. Nous appelons son âme, en accompagnant le soma des louanges des prêtres et des prières des Pères.

i. Que ton àme arrive pour l'iruvre sainte,

1. Ces Pères du sacrifice sont les Angiras, les lliles personnifiés, autrement les Pitris ou Feux. [Agnayali}.

-2. Cet liymne a un autre tilre, qui en exprime mieux l'uljjet : Miiiw tlèvàlà. c'est-à-dire qu'il esl adressé au Matias, à l'àme du monde, qui est Agui. Cette idée était trop simple, et une histoire a élé inventée. Ce n'est plus ici Vriliadouktha qui pleure sur la mort d'un lils : ce sont trois frères de la famille des Gopâyanas, Bandhou, Sroutabandhou et Viprabandhou, qui demandent que leur frère Soubandbou revienne à la vie. Ces Gopâyanas étaient les Pourohilas du prince Asaniâli, fils d'Ikchwàkou; celui-ci donna leur charjje à deux Màjàvins, et une querelle s'ensuivit, dans laquelle fut tué Souljandliou. Soubandhou est une épiUiète d'Agni.

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