K 1 L S DE M \ X 0 U
[Mctre : l'jiikti.^
1. Que le (chantre) ', élevant sa voix, (fasse agréer) à Roudra l'hommage qu'il lui rend aujourd'hui au milieu de cette pieuse assemblée. Les deux pères (du sacrifice) poursuivent leur œuvre. Que le chef de famille, dans ce jour de largesses , ne refuse rien aux sept sacrificateurs.
2. Que Roudra, qui de ses traits terrasse (ses ennemis), vienne dans cette enceinte pour nous protéger et nous combler de ses biens. Que ce (ilieu) rapide, à la voix sonore, fasse descendre sur nous son onde secourable.
?u (Û .\.s'wins), votre âme est émue aux invocations que vous adresse le sage, et vous accourez avec empressement. La main du (prêtre) dirige l'offrande riu'a préparée le généreux sacrificateur.
■'i. Quand la Nuit se trouve surprise au milieu des vaches rougeàtres , c'est vous que j'invoque, ô Aswins , enfants du Ciel. Entendez-moi ; venez à mon sacrifice, et faites attention aux offrandes que je vous présente.
,j. Cependant il s'étend, le (dieu) -, qui, pour le bonheur des hommes, développe avec force son énergique virilité. Lui-même , invincible (héros), forme et agrandit le sein de sa fille.
6. Alors, entre (le Ciel et la Terre), ils se rapprochent, et le père devient l'époux de sa fille. Us laissent échapper dans l'air quelques gouttes
1. Le commentateur raconte que le fils de Manou, Nibhànédichtha ^dans les Pouràiias Nàbhiganédichtaî, privé de sa part dans l'héritage palernel, vient la réclamer dans un sacrifice à Roudra. Toute celle slance est interprétée par le commentateur conformément à cette idée, que je n'ai pas pensé devoir adopter.
2. Le commentateur hésite, avant de se décider, pour savoir quel est ce dieu. Il lui semble que c'est Koudra. Alors sa lille devait èlre la Nue, et non l'Aurore. Réflexion faite, je crois que le dieu mentionné dans ce passage est Agni et sa lille, la Lumière ou la Flamme; ou mieux encore Agni-Soma ou le Sacrifice et la Science sacrée, ou Saraswaii, comme on le voit plus bas. Agni est celui qui me paiait mériter le nom de Vàstochpuli. Le texte donne â ce dieu Pradjàpali le nom de Pilri, qui appartient à Agni; et les Pourânas ont mis celte légende sous le nom de Bralimà, qui d'abord a été celui d'Agni sacrificateur.
i'iS
IX ni'.
l'OESlIi; LYRIOI'E.
de leur sfuicncL' lécoiuk', et le fuyrr du siicrilice en est arrosé.
7. Quand le père s'est uni à sa lilli', il vient rcliandre sa semence sur la terre. Les pieux Dévus, i|ui ont enfanté les Rites, ont établi (Agni) pour être le gardien de leur (euvre, le maître de la demeure (sainte) '.
8. Oue ce (dieu) jette donc, pour ainsi dire, son écume (lumineuse) sur le champ (du sacrillce). (ju'il se précipite témérairement de tous côtés. On dirait qu'il recule en retenant le pied droit ; on dirait qu'il refuse de toucher les vaches que je lui pri'seiite -.
',.1. (Jue le (dieu) qui par son souffle agite le monde, arrive pour soutenir la mamelle d'Agui. Tel que le poète ^ (avec ses chants), qu'il le réveille. (Le prêtre) apporte le bois, et enfante l'bolocauste; et (Agni) naît pour soutenir et défendre (ses serviteurs).
lu. Les (Angiras) Xavagwas, * chantant Rita, mit recherché sa tutelle et l'amitié de sa cliarniantc liUo. = Privés du sacrilice, ils sont venus trouver le (dieu) gardien de ce monde placé entre le Ciel et la Terre, " et ils ont retrouvé le lait (céleste).
1 1. Avec l'aniilié de la charmante fille (île liital, ils obtiennent encore un bien nouveau ; et ce bien, que produit la pure semence d'un dieu, c'est le lait de la Vaclie du sacrifice.
12. (Les Angiras) avaient trouvé l'étable vide de son troupeau (céleste). Mais un (dieu) bon et réparateur s'écrie pour consoler le sage : « 0 sacrificateurs, me voici ! Votre richesse va vous être rendue. »
13. Ainsi (les Angii'as) se rassemblent autour d'Indra. Ils allument les feux nombreux (du sacrilice). Indra cherche à briser les membres du fils de .Nrichad '. Enfin le (dieu) invincible pénètre dans la caverne (ténébreuse), et déchire le corps de Souclina qui couvrait le monde.
1 4. Alors naît la Lumière. Alors brillent, comme