GuIMBAUD, L'employé de l'État en France, p
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privée, d’où viennent les entreprises d’améliorations durables et eflicaces. |
La jalousie et l’étroitesse d’esprit des conseilsmunicipauxnedoiventpas paralyserla marche du progres. Cette Jalousie et cette étroitesse d'esprit sont la cause du lent développement de l'éclairage électrique en Angleterre et aux États-Unis. C'est pourquoiil faut en France empêcher la municipalisation des grands services communaux, afin de ne pas assister à un arrêt dans les progrès techniques des industries pourvoyant aux besoins communs.
C’est toujours par l'initiative libre des individus et des associations que les progrès sociaux ont été obtenus. La commune est propre à certaines tâches générales; mais elle est un organisme trop pesant, trop uniforme, trop lent à concevoir, trop dépourvu de la faculté inventive et du don de ladaptation pour devenir industrielle.
« Que les nations civilisées y prennent garde ! s’écrie M. Leroy-Beaulieu?. En subordonnant à outrance la volonté personnelle à la volonté collective, elles détruiraient le principal facteur de la civilisation. » Elles empêcheraient
1. C’est pour cela, prétend M. LeROY-BEAULIEU (L'Etat, p. 832), que l’on a voté une loi, au printemps de 1838, pour restreindre les pouvoirs des autorités locales anglaises.
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de pourvoir aux différents besoins de chacun avec ordre, suivant la hiérarchie naturelle, c'est-à-dire suivant le degré d'importance sociale des travaux.
Il est encore une condition indispensable au développement rapide et à lexploitation progressive des grands services d'utilité publique : c’est un minimum de formalités administratives requises. Cette condition fait complètement défaut à l’industrie entreprise par la commune, qui, au contraire, se trouvera ralentie par Îles inévitables lenteurs bureaucratiques, occasionnées par la nécessité d’autorisations hiérarchiques, de vérifications, de contrôles !, |
Les sociétés anonymes ont, elles aussi, une bureaucratie ; mais cette bureaucratie, dégagée de toutes préoccupations politiques et religieuses, est plus cohérente, plus agile, plus prompte que ne le serait celle de la commune, une bureaucratie aussi qui est moins hautaine, et plus accessible aux réclamations des parti culiers.
A cette lenteur administrative vient encore s'ajouter la lenteur d'exécution des travaux faits par la commune : on met deux ans où l’indus-
trie privée mettrait Six mois ?.
1, CAMMEO, op. cit., 'T. LIV, p. 95. — LEroy-BEAU:IEU, L'État, p. 86-88, p. 440-2°.