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3. La bécassine du lac de Genève n’est point l'oiseau qu’on appelle en France du même noin. Le chant plus vif et plus animé de la nôtre donne au lac, durant les nuits d'été, un air de vie et de fraîcheur qui rend ses rives encore plus charmantes, (Wote de Rousseau.)
4. &Et cette foi si pure, et ces doux souvenirs, et cette longue familiarité. »
(MÉTraASlASE). (Trad. de Rousseau),
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disais-je en moi-même, ces temps, ces temps heureux ne sont plus ; ils ont disparu pour jamais. Hélas! ils ne reviendront plus; et nous vivons, et nous sommes ensemble; et nos cœurs sont toujours unis ! » Il me semblait que j’aurais porté! plus patiemment sa mort ou son absence, et que j'avais moins souffert tout le temps que j'avais passé loin d’elle. Quand je gémissais dans l’éloignement, l'espoir de la revoir soulageait mon cœur; je me flatlais qu’un instant de sa présence effacerait toutes mes peines ; j’envisageais au moins dans les possibles un état moins cruel que le mien : mais se trouver auprès d'elle, mais la voir, la toucher, lui parler, l'aimer, l’adorer,'et, presque en la possédant encore, la sentir perdue à jamais pour moi ; voilà ce qui me jetait dans des accès-de fureur et de rage qui m’agitèrent par degrés jusqu’au désespoir. Bientôt je commencçai de rouler dans mon esprit des projets funestes, et, dans un transport dont je frémis en y pensant, je fus violemment tenté de la précipiter avec moi dans les flots, et d’y finir dans ses bras ma vie et mes longs tourments. Cette horrible tentation devint à la fin si forte que je fus obligé de quitter brusquement sa main pour passer à la pointe du bateau. Là mes vives agitations commencèrent à prendre un autre cours; un sentiment plus doux s’insinua peu à peu dans mon âme, l’attendrissement surmonta le désespoir?, je me mis à verser des torrents de larmes ; et cet état comparé à celui dont je sortais n'était pas sans quelque plaisir*; je pleurai fortement, longtemps, et fus soulagé. Quand je me trouvai bien remis, je revins auprès de Julie ; je repris sa main. Elle tenait son mouchoir; je le sentis fort mouillé. « Ah ! lui dis-je tout bas, je vois que nos cœurs n’ont jamais cessé de s'entendre ! — Il est vrai, dit-elle d’une voix altérée ; mais que ce soit ia dernière fois qu’ils auront parlé sur ce lon». Nous recommencçämes alors à causer tranquillement, et au bout d’une heure de navigation nous arrivämes sans autre ‘accident. Quand nous fûmes rentrés, j’aperçus à la lumière