‹ Morceaux choisis;Chapitre 190 sur 312 · À pure perte = en pureperte · texte numérisé non relu

À pure perte = en pureperte

aux critiques de son premier Discours en disant qu’il ne voulait pas supprimer les sciences et les arts.

..4. * On pourra opposer ces idées sur la conversation aux

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contraire de peur qu'on ne le distingue, pour éviter d’être aperçu : et jamais il n’est plus à son aise que quand on ne prend pas garde à lui. i :

Quoique entrant dans le monde; il en ignore absolument les manières, il n’est pas pour cela timide et craintif; s’il se dérobe, ce n’est point par embarras, c’est que pour bien voir il faut n'être pas vu : car ce qu’on pense de lui ne l’inquiète guère, et le ridicule ne lui fait pas la moindre peur. Cela fait qu'étant toujours tranquille et de sang froid, il ne se trouble point par la mauvaise honte!. Soit qu’on le regarde ou non?, il fait toujours de son mieux ce qu'il fait; et toujours tout à lui pour bien observer les autres, il saisit leurs manières avec une aisance que ne peuvent avoir les esclaves de l'opinion. On peut dire qu’il prend plutôt l’usage du monde, précisément parce qu’il en fait peu de cas.

Ne vous trompez pas cependant sur sa contenance, et n'allez pas la comparer à celle de vos jeunes agréables. Il est ferme et non suflisant; ses manières sont libres et non dédaigneuses : l’air insolent n'appartient qu'aux esclaves, l'indépendance n’a rien d’affecté. Je n'ai jamais vu d'homme ayant de la fierté dans l’âme en montrer dans son maintien : cette affectation est bien plus propre aux âmes viles et vaines, qui ne peuvent en imposer que par là. Je lis ‘dans un livre, qu’un étranger se présentant un jour dans la salle du fameux Marcel, celui-ci lui demanda de quel pays il était: «Je suis Anglais, répond l'étranger. — Vous, Anglais! réplique le danseur ; vous seriez de cette île où les citoyens ont part à l’administration publique et sont une portion de la puissance souveraine! Non, Monsieur, ce front: baissé,

conseils donhés par ceux qui | à l'autorité souveraine (‘). Mais les en firent un artintéressant pour Frânçais, ayant jugé à propos d’usur-

lui-même,parexemple La Roche- per ce respectable nom de citoyens, dû foucauld (/)e La Conversation), | jadis aux membres des cités gauloises, Mre de Staël (De l'Allemagne). en ont dénaturé l’idée, au point qu’on Souvenons-nous aussi que Rous- n’y conçoit plus rien. Un homme qui seau s’est avoué très mauvais vient de m'écrire beaucoup de bêtises causeur. contre {a Nouvelle Héloïse, a orné sa

1. Rousseau, lui, était sujet à signature du titre de citoyen de Paimcetle mauvaise honte. bœuf, et a cru me faire une excellente

plaisanterie (*"). (Note de Rousseau.)

.Hfaudraitaujourd’hui:qu’ ‘ PRE re LUCE (*) C’est ce que Rousseau avait

le regarde ou non. Voir p.173,

n. 3. démontré dans le Contrat Social.

BH ; : : (**) C'est-à-dire que le corres- Het SES de tsnre (Disc: | pondant de Paimbœuf donne au

mot de citoyen le sens de habi-

4. Comme s'il y avait des citoyens | {ant de la ville, tandis que pour qui ne fussent pas membres de la cité, un Genevois citoyen est un titre et qui n’eussent pas, comme tels, part | qui donne des droits politiques

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