Le 25 juillet
4. Du sommet du Chasseron (montagne des environs de Neuchâtel), on ne découvre pas sept
lacs. Le libraire n’était pas installé sur la montagne. La mémoire de Rousseau n'est pas très sûre. Et au surplus, il ne se pique pas d’exactitude topographique. L'édition de Genève (dirigée justement par du Peyrou) indique que Rousseau doit confondre le Chasseron avec le Chasseral qui domine Neuchâtel.
5. Le mot que Rousseau a sans douterecueillien Italie(—nerien
Jaire) se trouve déjà chez M=*de
Sévigné.
ne 1
st rien
que l’occupation délicieuse et nécessaire d’un homme qui s’est dévoué! à l’oisiveté?.
L'espoir qu’on ne demanderait pas mieux que de me laisser dans ce séjour isolé où je m'étais enlacé3 de moimême, dont il m'était impossible de sortir sans assistance, et sans être bien aperçu, et où je ne pouvais avoir ni communication ni correspondance que par le concours des gens qui m’entouraient ; cet espoir, dis-je, me donnait celui d’y finir mes jours plus tranquillement que je ne les avais passés ; et l’idée que j'aurais le temps de m’y arranger tout à loisir fit que je commençai par n’y faire aucun arrangement. Transporté là brusquement, seul et nu, j’y fis venir successivement ma gouvernantef, mes livres et mon pelit équipage, dont j’eus le plaisir de ne rien déballer, laissant mes caisses et mes malles comme elles étaient arrivées ; et vivant dans l’habitation où je comptais achever mes jours, comme dans une auberge dont5 j'aurais dù partir le lendemain. , Toutes choses, telles qu’ellesé étaient, allaient si bien, que vouloir les mieux ranger élait y gâter quelque chose. Un de mes plus grands délices était surtout de laisser toujours mes livres bien encaissés, et de n'avoir point d’écritoire. Quand de malheureuses lettres me forçaient de prendre la plume pour y répondre, j’empruntais en murmurant l’écritoire du receveur, et je me hâtais de la rendre, dans la vaine espérance de n'avoir plus besoin de la remprunter. Au lieu de ces tristes paperasses et de toute cette bouquinerie, j’emplissais ma chambre de fleurs et de foin; car j'étais alors dans ma première ferveur de botanique, pour laquelle le docteur d’'[vernois m'avait inspiré un goût qui bientôt devint passion. Ne voulant plus d'œuvre de travail7, il m'en fallait une d’amusement qui me plût, et qui ne me donnât de peine que celle qu’aime à prendre un paresseux. J’entrepris de faire la Flora Petrinsulariss, et de décrire toutes les plantes de l'ile, sans en omettre une seule, avec un détail suflisant pour m'occuper le reste de