‹ Morceaux choisis;Chapitre 33 sur 312 · out ce passage sur le philosophe qui « s’argumente · texte numérisé non relu

out ce passage sur le philosophe qui « s’argumente

serait, d’après Rousseau luimême, de Diderot. Mais Rousseau n’a donné ce renseignement que très tardivement, en 1970. Il est possible qu’il ait voulu rejeter sur Diderot laresponsabilité de ce qu’il appelle « l'air noir et le ton dur » du morceau. On a été jusqu’à attribuer à Diderot le $ entier, de-

… puis Zelest le pur mouvement...

insuffisantes.

3. On voit que Rousseau n'’aimail pas les philosophes. Il disait déjà d’eux dans la Préface de Narcisse :« [Le philosophe] n’est ni parent, ni citoyen, ni homme ; il est philosophe ».

Ces attaques seront reprises par Palissot dans sa pièce des Philosophes (1760), où Rousseau luimême sera raillé.

* Etudier les RE se quent ce dédain de Rousseau pour les philosophes en se servant de l’/ntroduction, p.18, du Discours sur les sciences et les arts et des Extraits,

même indépendamment des maximes de l'éducation. Quoiqu’il puisse appartenir à Socrate et aux esprits de sa trempe dacquérir de la vertu par raison, il y a longtemps que le genre humain ne serait plus, si sa conservation n’eût dépendu que des raisonnements de ceux qui le composent.

[Dans l’état de nature « l'inégalité. est à peine sensible » et son influence « est presque nulle ». Il n’y a « ni éducation, ni progrès », Sans doute l'homme a reçu en puissance « la perfectibilité, les vertus sociales, germes de ses futures misères ». Mais ces facultés pouvaient ne jamais se développer, le laisser dans sa condition. d’animal heureux. Une série de hasards a perfectionné sa raison en « détériorant l'espèce » et rendu « un être méchant en le rendant sociable »,

La deuxième partie étudie cet enchaîinement de hasards.

Rousseau proclame d’abord que l’idée de propriété a consacré l’inégalité et rendu le mal irrémédiable. Mais cette idée n’a pu naître qu’au terme d’une lente évolution, après que toutes sortes d’inégalités moins évidentes se furent infiltrées dans les sociétés humaines. Peu à peu les hommes qui erraient séparément virent l'avantage de se grouper en familles. Ils y prirent une première idée de la propriété, s’accoutumèrent à chercher des « commodités inconnues à leurs pères », commencèrent à s’apprécier mutuellement, et apprirent à désirer la considération et Ja supériorité. Jusque-là ils pouvaient encore vivre « libres, sains, bons et heureux », mais l'agriculture et la métallurgie précipitèrent les progrès de l'inégalité et de la misère.] |

| Les premières Inégalités. |

Le premier qui ayant enclos un terrain s’avisa de dire: Ceci est à moi, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile!, Que de crimes, de guerres, de meurtres, que de misères et d’horreurs n’eût point épargnés au genre humain celui qui, arrachant lès pieux ou comblant le fossé, eût crié à ses semblables : « Gardez-vous d'écouter cet imposteur ; vous êtes perdus si vous oubliez que les fruits sont à tous, et que la terre n’est à personne ! » Mais il y a grande apparence qu'’a-

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