II. Ne craignez pas d'être le petit nombre
Mais d'abord ôtes-vous le petit nombre? Je ne le crois pas. Les fanatiques d'irréligion sont une infime minorité dans la suite des siècles, une infime minorité à l'heure présente dans chaque peuple. Sans cesse ils invoquent la raison humaine à laquelle ils font appel. L'humanité, prise collectivement, a besoin de religion, et, dans l'immense multitude, les fanatiques d'irréligion sont une exception. Il est vrai que le chiffre des indifférents est considérable, et que,
— Mis en comparaison avec ces derniers, vous êtes le petit nombre. Mais qu'importe? Vous ne devez en être ni surpris, ni effrayés : 1° D'abord faites attention à ceci. Il est très facile d'être indifférent. La religion est un joug, une digue, une discipline. Elle a des dogmes précis, une morale austère, des
CONFÉRutVCE PRÉLIMINAIRE 5
pratiques gênantes. La professer tout entière, ce n'est pas commode. Vivre dans l'indi.orence, cela va tout seul. Pour pratiquer la religion, il faut monter, donc peiner ; pour échappera ses exigences, il n'y a qu'à descendre et à se laisser aller. La masse préfère ses aises à l'effort. Les courageux mettent le devoir au-dessus du plaisir. Ils sont le petit nombre. Je serais étonné qu'il en fût autrement. Vous êtes le petit nombre. Messieurs? J'oserai dire que c'est tant mieux pour vous, parce que cela prouve que vous avez le courage de vos convictions, que voué savez réagir contre vous-mêmes et contre votre milieu, en un mot, que vous êtes des hommes, que vous êtes des valeurs. — 2° Et puis. Messieurs, la vérité a sa force, non pas dans le nombre, mais en Dieu et en elle-même. Gomme elle était petite la Terre Sainte! Elle a pourtant subjugué le monde. — Quel pauvre espace que l'Attique ! Elle a cependant formé l'intellect humain. — Moïse était un. Elie était un. David était un. Paul était un. Léon était un. La grâce agit par un petit nombre. C'est la vision aiguë, c'est la conviction intense, c'est l'indomptable résolution du petit nombre, la prière du saint, le sang du martyr, l'action héroïque l'élan momentané, l'énergie concentrée dans un mot, un regard, une démarche, un exemple qui sont les instruments du ciel. Ne craignez pas d'être le petit nombre, pourvu que vous ayez le don de bien exprimer ce qu'est le catholicisme... sem-
blables à ^tte jeune chrétienne de Lyon, Blandine, qui soumise à des supplices toujours différents répétait sans cesse ces simples paroles : « Je suis chrétienne, et il ne se fait aucun mal parmi nous. » Dites cela, Messieurs, et que ce soit une vérité. Faites avec la grâce de Dieu qu'il n'y ait pas de mal dans vos pensées, pas de mal dans vos désirs, pas de mal dans vos paroles, pas de mal dans vos affections, pas de mal dans vos œuvres... et marchez, marchez sans peur. Tôt ou tard la victoire descendra sur vos étendards. Ne craignez pas d'être le petit nombre.
III, Tâchez de devenir Je grand nombre. Il le faut, c'est possible.
// le faut. Est-il normal. Messieurs, que la majeure partie de vos concitoyens, de vos contemporains vivent dans un état violent, je ne dis pas d'hostilité religieuse, mais de nullité religieuse, sans convictions précises pour guider et affermir leurs pas, — sans prière et sans énergie surnaturelle pour les immuniser contre le mal, pour les relever de leurs défaillances, pour les conduire à la conquête du bien, — sans divines espérances pour les consoler des douleurs de la terre et leur ouvrir les portes du ciel?... Est-il normal que tant de jeunes gens, tant de maris, tant de pères de
CONFERENCE PRELIMINATOE 7
famille refusent à Dieu l'hommage de leurs adorations, à leurs proches l'encouragement de leurs exemples, à la religion le prestige de leur autorité, à la patrie l'appoint de leur chrétienne influence?... Est-il normal que tant d'hommes haut placés se soustraient à l'exercice du culte public, et que leur reconnaissance envers Dieu soit en proportion inverse des privilèges de naissance, de fortune et d'éducation qu'ils en ont reçus? Leur abstention religieuse n'est-elle pas du même coup un défi jeté à la bonté de Dieu, et un attentat à l'ordre social?... Est-il normal que tant d'hommes déshérités de la terre et du monde, que tant d'hommes qui travaillent et qui peinent se tiennent à distance pendant une vie entière de la religion et du culte, de nos temples et de nos cérémonies? Non, Messieurstout cela n'est pas normal. Tout cela est un dé, sordre, à vous de faire cesser ce désordre. Vous êtes le petit nombre. Tâchez donc de devenir le grand nombre. Il le faut.
Cest possible. Vous n'avez qu'à vous grouper, à vous instruire et à vous mettre en campagne. Growpez-voiis. — Si un seul homme ne peut pas grand chose, deux hommes unis multiplient par quatre leurs forces matérielles et morales. Oh! si les catholiques savaient se grouper dans la prière, dans l'action, dans le bon exemple! Quelle énergie conquérante et mYmcil>le ils seraient dans la na-
tjon ! — Le meilleur moyen, Messieurs, de faire reculer l'injustice, ce n'est pas de montrer qu'on est juste, c'est de montrer qu'on est fort. Et on est fort non pas quand on est un atome, mais quand on est un bloc. Groupez-vous. Instruisez-vous. Vous savez le mot brutal que Bismarck répe'tait souvent à ses familiers : Si on veut que je travaille bien, (( il faut qu'on me nourrisse bien. » Il avait raison. Un estomac vide n'est pas bon à grand'chose. Eh bien ! de même, un esprit vide est sans influence et sans rayonnement. Un catholique qui ignore sa religion et son temps est incapable d'agir sur son temps et de propager sa religion. Instruisez-vous par l'audition de la parole de Dieu, par les bonnes lectures et les saines conversations, par la réflexion. Et enfin mettez-vous en campagne. Les gémissements et les malédictions ne servent de rien; c'est l'action qui vaut quelque chose. Agissez. Parlez. Vivez, vivez votre foi. Parlez à l'occasion. Agissez sur vos frères, vos proches, vos voisins, vos amis. Doublez, triplez cet auditoire. Vous le pouvez, vous le devez, vous le ferez.
Pour moi, Messieurs, je reprends mon œuvre avec le môme élan que par le passé. Vous savez quelle est mon ambition, et ce à quoi je travaille depuis douze ans. J'ai le désir de christianiser cette paroisse et spécialement les hommes qui sont la tête du troupeau. Ai-je eu le courage de me hausser à la taille de mon rêve, et, quand je voulais de
grandes choses, ne suis-je pas demeuré petit pour les accomplir? Peu importe. Devant Dieu ce n'est pas le résultat qui compte, mais l'efl'ort. Cet effort personnel, je veux le déployer dans la mesure du possible, souvent au-delà du possible. Je demande à Dieu de me bénir et aux chrétiens sérieux de me comprendre, de me suivre et de m'aider!
Amen!
LA
PREMIÈRE CONFERENCE
Messieurs,
Il y a dans la cathédrale de Ghâlons une pierre sépulcrale qui porte pour inscription ces simples mots : « Souvenez-vous de sanctifier le dimanche. » Sous cette pierre repose le corps de M^' de Prilly. Ce vénérable évêque, après avoir exhorté toute sa vie ses diocésains à la sanctification du dimanche, avait voulu leur prêcher encore ce devoir du fond de sa tombe... Et il pensait avec raison que cette recommandation suprême était la meilleure des cpitaphes.
En effet, Messieurs, de toutes nos plaies sociales, je ne crains pas de dire que la profanation du dimanche est la première et la plus lamentable. Nous allons étudier à fond cet affligeant sujet. Llommençons.
1" Le travail est voulu de Dieu ;
2° Le travail du dimanche est défendu par Dieu;
3° La profanation du dimanche par le travail est chez nous une plaie nationale.
I, Le travail est voulu de Dieu.
] Dieu a créé le travail. Il l'a crée' en même temps ; que le monde. Quand il déposait l'homme naissant sur la terre, c'était pour qu'il la cultivât. La loi du travail est la loi de l'origine.
Dieu a imposé le travail. Après l'avoir en quelque sorte incorporé à l'homme innocent, il l'a commandé à l'homme déchu. Sur la terre révoltée qui ne produisait plus que des épines, Dieu a dit à l'homme : (( Tu mangeras ton pain à la sueur de ton front ». La loi du travail est la loi de la chute- Dieu a sanctifié le travail. Que dis-je? il l'a divinisé. Jésus-Christ, Dieu fait homme, a travaillé pendant trente ans dans un atelier. La loi du travail est la loi de la Rédemption.
Il faut donc, Messieurs, que le travail soit une chose bien belle, pour que Dieu s'en soit épris ! Il faut donc que la sueur qui découle du front de l'ouvrier soit bien noble, pour que Jésus-Christ ait voulu la sentir sur son front! Il en est ainsi. La goutte de sueur qui perle au front d'un homme est chose sacrée. Elle a été créée, imposée, sanctifiée par Dieu. Elle vient de Dieu. Elle est voulue de Dieu.
Un homme riche, aujourd'hui arrivé au sommet de l'âge, raconte qu'un jour, tout jeune enfant, élevé par une vieille grand'mère, il vit dans le
jardin de la maison un ouvrier qui travaillait. Je lui adressai la parole, mais ma grand'mère m'inteiTompant me dit : « On ne dérange pas un homme qui travaille ». Et, ajouta-t-elle avec un accent que je n'oublierai jamais: «Ne vois-tu pas qu'il est tout en sueur? » La sueur en effet découlait de son front, tandis qu'il s'appuyait sur sa pioche, et ma grand'mère voulut que je remplisse moi-même la coupe qui devait le désaltérer. Oui, Messieurs, la foi et la raison nous disent qu'il faut respecter, admirer, bénir la sueur de l'homme... la sueur, ce quelque chose de chaud et de vivant qui monte au visage de l'homme, pour l'avertir que l'activité tout entière de la vie passe dans son travail pour le féconder. Le travail est voulu de Uieu. Ceci dit et compris, j'arrive à ma seconde proposition:
IL Le travail du dimanche est défendu par Dieu.
Remarquez d'abord que ces deux propositions qui semblent se combattre peuvent très bien s'accorder ensemble. La vertu finit où l'excès com mence. L'eau arrose, rafraîchit, féconde ; mais, si elle est trop abondante, si elle tombe sans fin et si elle se précipite sans règle, elle inonde, elle renverse, elle engloutit tout. Le feu réjouit, réchauffe, vivifie ; mais s'il n'est pas contenu dans de justes limites, il incendie, il brûle, il pulvérise
tout. Le vin, dit la Sainte Écriture, épanouit le cœur de l'homme et surexcite ses forces ; mais, s'il est bu avec excès, il ébranle, il abrutit et il tue. Ainsi le travail. 11 cesse d'être saint et il devient sacrilège, dès qu'il dépasse les bornes que le Tout- Puissant lui assigne. Le travail du dimanche est défendu par Dieu. Est-ce vrai ? oui c'est vrai.
Dès l'origine, sous la loi de nature^ la Bible nous montre Dieu qui crée le monde en six périodes, et qui se repose le septième jour. Qu'est-ce à dire? Est-ce que Dieu n'est pas au-dessus du repos, comme il est au-dessus de la peine? Sans doute. Mais par cette expression la Bible veut nous faire comprendre que l'institution du repos hebdomadaire est aussi ancienne que le monde, qu'elle se réfère au repos mystérieux du Créateur, qu'elle est enracinée dans la volonté, et presque dans l'essence divine.
Et plus tard, sous la loi de crainte^ qu'est-ce que j'entends? J'entends Dieu qui parle à Moïse et qui lui dit : « Souviens-toi de sanctifier le jour du Sabbat. Tu travailleras six jours; le septième c'est le repos du Seigneur ton Dieu. Ce jour-là, tu ne feras aucun travail, ni toi, ni ta femme — ni ton fils, ni ta lille — ni ton serviteur, ni ta servante — ni les animaux qui sont à ton service — ni les étrangers qui sont dans ta maison ». Comme c'est clair, détaillé, incisif, simple, majestueux! Et ne dites pas, Messieurs, que cette loi si précise, si
impérieuse, si rigide, a été abolie dans la suite. Non. Elle demeure aussi sacrée, aussi obligatoire pour nous, dans notre vie affairée et notre civilisation bruyante, qu'elle l'était pour les vieux patriarches sous la tente du désert — pour les hébreux dans la terre promise ou dans la captivité. Elle est faite pour l'homme de tous les temps et de tous les I;:}ux. Elle aune valeur éternelle et un rayonnement illimité.
Sous la loi de grâce, le repos hebdomadaire est déplacé : il est transféré du dernier jour de la semaine au premier jour, en souvenir de la résurrection de Jésus-Christ, et pour marquer le passage de l'ancienne alliance à la nouvelle. L'Eglise fait ce grand coup ; elle en avait le droit. Elle abandonne la langue et les rites de la synagogue ; elle ne parle plus du sabbat; elle institue le jour du Seigneur, le dimanche. Elle ne change pas la substance du précepte; elle en modifie simplement la lettre et l'application. Et je n'en finirais pas, si je me mettais à vous citer les avertissements et les anathèmes des Pères les plus éloquents, les enseignements des Pasteurs, les définitions des conciles, les décrets même des pouvoirs civils qui rappellent et revendiquent sans cesse l'obligation du repos hebdomadaire et les droits du dimanche.
J'en atteste la loi de nature, la loi de crainte, la loi de grâce : le dimanche est le jour du Seigneur. Le travail est voulu de Dieu, il est saint. Mais le
jg CONFÉRENCES AUX HOMMES
travail du dimanche est sacrilège, il est défendu par Dieu.
Et cependant, ouvrez les yeux et regardez. Gomment va le monde? Et en particulier comment se comporte notre pays ? Ayons le courage de dire la vérité :
III. — La, profanation du dimanche par le travail est chez nous une plaie nationale.
Ceite plaie date du XVIJl" siècle. On vit dans ce siècle néfaste, sous l'influence de l'école philosophique qui a perverti nos pères, on vit les grandes églises, trop petites autrefois, se vider peu à peu de tout ce qui tenait la tête de la société française. Et, comme le corps suit toujours la tête, on vit le peuple à son tour se déshabituer du chemin du temple. Vint la Révolution. Ridicule, elle voulut remplacer le dimanche par le décadi. Violente, elle supprima les prêtres et les édifices religieux, et les masses contractèrent l'habitude de vivre sans culte. Au milieu des guerres de l'Empire, les Français entraînés sur tous les sentiers de l'Europe, désapprirent totalement le sentier de l'église. Enfin, — pendant ce siècle, nous avons assisté à un accroissement extraordinaire de l'activité humaine, de l'industrie, des moyens de transport, delà production à outrance; on a dit et redit que les besoins mul-
tiples d'une société avancée exigeaient le travail universel, intense, ininterrompu. A force de le dire, on a fini par le croire, et par le faire croire au peuple, et le dimanche a perdu son caractère de jour férié.
Tenez. Nous avons à l'heure qu'il est 300.000 emploijés de chemin fer^ 20.000 facteurs, je ne sais combien d'employés des télégraphes et des téléphones, qui sont la plupart condamnés au travail du dimanche, sous peine d'être mis sur le pavé, sans feu ni lieu. Nous y reviendrons.
Tenez. Qu'un étranger vienne à Paris ou dans une de nos grandes villes le dimanche. Que voit-il? Des ouvriers en habits de travail, des magasins ouverts, des chantiers publics et privés en pleine activité, et une foule affairée qui court comme de coutume à sa besogne.
Chose plus affligeante encore : le travail du dimanche se généralise effroyablement dans nos populations rurales. Le paysan n'est pas forcé .omme l'ouvrier des villes de céder à la volonté d'un atron sans pitié ou aux exigences d'un service sans arrêt. Mais, à mesure qu'il se déchristianise, il cède à l'entraînement du mauyais exemple et à la soif du gain, et il ne connait plus ni fête ni dimanche. Le dimanche comme les autres jours de la semaine il va aux champs, il pousse devant lui ses bêtes de somme, il bat son blé, et, courbé sur sa motte de terre, il détourne de Dieu sa pensée et son regard.
Dieu a dit : « Vous travaillerez six jours, et vous vous reposerez le septième». Et le bruitde l'atelier, le mouvement du comptoir, l'étalage des magasins, le chariot qui passe et la charrue qui se traîne bravent comme par un accord fatal la volonté divine. Il y a dans le grincement de la scie, dans les coups du marteau, dans l'aiguille plus discrète et non moins coupable un cri de rébellion qui semble dire : Non, je n'obéirai pas : non servimn! Ce cri se propage des villes aux hameaux. Il monte de la terre indocile vers le ciel irrité. Les parents l'ont appris à leurs enfants, le maître à l'ouvrier, le riche au pauvre, l'impie qui abuse de ses talents et de sa fortune au misérable qui tremble sous lui.
C'est une plaie nationale. Les Juifs, les Musulmans, les Chinois vénèrent et observent le jour du repos. L'Angleterre, l'Allemagne, la Suède, ces victimes séculaires du schisme et de l'hérésie ont conservé le dimanche avec une sainte obstination parmi leurs croyances en ruine et leurs pratiques abolies. La France l'a oublié. Le travail du dimanche est chez nous un crime national. Il n'existe dans \es mêmes proportions chez aucun peuple.
Conclusion.
Par vos paroles et par vos exemples. Messieurs, protestez contre cette violation publique de la loi
<le Dieu. Lamoricière était en exil à Bruxelles. Un jour Thiers arrive de Paris, et écrit au général pour le prier de venir le trouver le lendemain dimanche à sept heures. « Je vais à Waterloo, lui faisait-il savoir; j'ai besoin de vous pour mieux étudier le champ de bataille dont je dois écrire l'histoire ». Et Lamoricière lui répond : « Oui, je serai chez vous demain, non à sept heures, mais à huit: car je vais à la messe. »
Allez, Messieurs, et faites de même. Gardez votre dimanche, on vous suivra. Nous ne serons pas loin du salut, le jour où nous viendrons tous au pied des autels chanter le même Credo et goûter les douceurs de la fraternité chrétienne sur le terrain neutre et sacré de la Religion.
Amen.
DEUXIÈME CONFÉRENCE
(suite)
Messieurs,
Vous n'êtes pas sans savoir qu'au mois de juillet dernier le Ministre du Commerce, par deux décrets simultanés, a décidé : 1° que l'Etat, dans ses adjudications, devait inscrire au cahier des charges une clause établissant un jour de repos par semaine ; 2° que les départements et les communes pouvaient insérer la même clause en même circonstance. Ces deux décrets très récents vous prouvent l'importance et l'actualité du sujet qui nous occupe. Le travail du dimanche est une plaie nationale. Tout le monde commence à le comprendre... même les gens les plus éloignés de notre foi religieuse.
Mais voici bien autre chose. Dans sa fameuse Encyclique sur la condition des ouvriers, Léon XIII dit : « Qu'on n'entende pas parle repos du dimanche (( une plus large part faite à une stérile oisiveté, « ou encore moins, comme un grand nombre le
« souhaitent, un chômage fauteur des vices et dis- « sipateur des salaires ». Vous l'entendez? Il n'y a pas que le travail qui profane le dimanche. Ce saint jour, hélas ! est trop souvent profané par l'indifférence et par la débauche. Voyons cela. Je vais essayer de tout dire sans trop offenser vos oreilles.