Elle a tenu cette année à Paris un Congrès international
PLAIES «OCIAI.FS. — 16
Elle fait une large réclame en faveur des places et des institutions quioffrentdes garanties sérieuses. Et elle surveille, elle dénonce les annonces fallacieuses, la publicité louche, au moyen desquelles on cherche à exploiter l'ignorance et la crédulité des jeunes filles.
Elle a un livret-catalogue très complet qui donne l'adresse de toutes les maisons ou institutions affiliées à l'œuvre, et même de celles qui, pour n'être pas en rapports directs avec elle, lui paraissent recommandables.
A des besoins nouveaux il faut des remèdes nouveaux. La désertion des campagnes accélère les progrès de la démoralisation urbaine, et quand le fleuve déborde, il est nécessaire de lui opposer des digues, je veux dire dés œuvres intelligemment conçues.
Intéressons-nous, Messieurs, à ces œuvres. Connaissons-les d'abord, et ensuite, si c'est possible, prenons-y notre part de coopération. Ne s'occuper que de soi, ce n'est pas permis, c'est méconnaître le précepte de l'Evangile , violer la loi de charité, et se réfugier derrière la réponse du fratricide Gain : « Est-ce que je suis le gardien de mon frère? >• Mais oui, tous, plus ou moins, nous sommes les gardiens de nos frères. Hélas ! Il y a une religion qui s'allie avec la sécheresse du cœur, il y a des gens qui croient faire leur devoir et qui n'ont
jamais aimé. Est-ce là la vraie religion ? Est-ce là la foi qui sauve ? Non, c'en est la contrefaçon déplorable. La foi qui sauve, c'est la foi qui nous porte à sauver les autres. La vraie religion, ce n'est pas celle qui laisse le cœur sec, mais bien celle qui sollicite avec énergie le dévouement et le sacrifice. Marchons, Messieurs, dans cette voie. Elle a ici-bas ses difficultés et ses luttes, et là-haut son terme et sa récompense 1
Amen!
HUITIÈME CONFÉRENCE