‹ Nos plaies socialesChapitre 99 sur 133 · IV. Les Remèdes (suite) 3° LA FORMATION DE LA JEUNESSE · texte numérisé non relu

IV. Les Remèdes (suite) 3° LA FORMATION DE LA JEUNESSE

Messieurs,

Il est raconté dans la vie de Garcia Moreno, président de la République de l'Equateur, que, jeune homme, étudiant à Paris, en 1854, il cessa de fumer pour ne pas perdre de temps à allumer ses cigares, et qu'il se rasa la moitié de la tête pour se contraindre à ne pas sortir de son cabinet d'études. Il écrivait à un de ses amis : « Je travaille seize heures par jour, et si le jour avait quarante-huit heures, j'en passerais quarante avec mes livres sans bronclier »- Aussi, en 1861, il était placé à la tête de son paygj et» pendant les quinze années de son pouvoir, on le vit signer un concordat avec le Saint-Siège, établir l'enseignement sur de larges bases, couvrir l'Equateur de collèges, de routes, d'hôpitaux et, ce qui est plus rare dans notre siècle, décupler les recettes de l'Etat. Messieurs, inspirez à vos enfants des goûts de simplicité et de travail. Qui sait si vous n'en ferez pas des présidents de République comme Garcia Moreno? Dans

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tous les cas vous en ferez des hommes sérieux qui seront votre honneur et l'espoir du pays. C'est l'essentiel.

Mais il ne suffit pas de bien élever la jeunesse et de lui inspirer des goûts simples. Il faut encore la bien instruire et lui donner des aptitudes pratiques, des aptitudes favorables à la vie rurale. Prenons garde, à l'heure actuelle, sur le terrain de l'instruction, nous faisons fausse route. Nous instruisons mal la jeunesse bourgeoise, la jeunesse populaire, la jeunesse féminine.

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