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Le zèle cherche à réparer l'offense faite à Dieu

La réparation doit se faire par la maîtresse ellemême qui, tous les soirs, paisiblement, mais généreusement, applique une dizaine de chapelet pour prier la Sainte Vierge de demander pardon de tous les manquements de la journée.

Il est des maisons où la maîtresse récite ellemême après la prière faite avec les élèves, mi acte de contrition au nom de toute la maison.

La réparation doit être demandée au.x petits enfants — après un mensonge, un caprice, une méchanceté... La maîtresse les prend à part et leur fait demander pardon au bon Dieu.

Heureuses les maisons dans lesquelles on accoutume les élèves — quel que soit leur âge — à ne

jamais aller prendre leur repos du soir, sans avoir demandé pardon d'un manquement — d'une réponse hautaine — dune desobéissance... sans demander pardon à la maîtresse... qui alors lui rappelle le pardon de Dieu.

Le sommeil est doux quand l'âme et le cœur sont en paix.

3. Le zèle cherche à faire connaître, servir et aimer le bon Dieu.

Une maîtresse pieuse sait trop le but de sa vocation, pour ne pas s'attacher à faire connaître, servir et aimer Dieu :

Elle a le catéchisme à apprendre.

Elle a les prières z faire, non pas seulement réciter, mais à faire aimer,

Elle a à parler souvent de la Sainte Communion — à diriger peut-être celles qui sont les enfants de Marie — à préparer à la première Communion — à donner aux plus petites l'habitude de la visite au Saint Sacrement...

— La maîtresse pieuse comprend ce que lui demande le zèle.

La piété et le zèle font naître dans l'âme d'une éducatrice ce sentiment ou mieux cette vertu, gardienne de la paix, et qui a nom l'humilité.

L'humilité, c'est tout simplement la conviction que Dieu voulant se servir d'une âme, lui donne tout ce qui est nécessaire pour réussir dans son emploi.

Tout ce que cette âme voit en elle : intelligence, savoir-faire, paroles, manières attrayantes, succès, elle le voit comme des moyens mis à sa disposition par le bon Dieu.

Elle est heureuse, contente, mais elle n'en est pas fière et n'en fait pas parade. — Elle en remercie tous les jours le bon Dieu ; elle se prête aux autres, leur communiquant ce que Dieu lui a prêté à elle-même.

Et quand elle a une déception ou un insuccès, elle s'en attriste un peu, mais vite se remet à l'œuvre.

ARTICLE SECOND Autres vertus d'une Educatrice.

A la piété et au zèle, vertus plus spécialement surnaturelles parce qu'elles ont plus directement en vue le bon Dieu, l'éducatrice doit joindre d'autres vertus 7iatnrelles en elles-mêmes, mais que son intention rendra aussi surnaturelles.

Ces vertus impressionnent plus fortement les enfants et sont d'une grande utilité à l'éducatrice pour l'accomplissement de sa mission.

Nous allons indiquer, au point de vue spécial de l'éducatrice :

La douceur — L'amabilité — L'urbanité — La conservation de Vautorité — La générosité — La fermeté — Lunion entre compagnes — Le bon esprit.

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