‹ Notes de pédagogieChapitre 71 sur 102 · IO · texte numérisé non relu

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arrangement fait avec goût, que par leur absence de toute tache et de toute déchirure.

3° Alt corps, que des ablutions fréquentes à l'eau froide plutôt qu'à l'eau chaude rendent plus fort, plus agile et plus robuste — et pour lequel les maîtresses exigent des soins minutieux — s'obligeant à faire chaque jour et pour chaque élève, ce qu'on appelle /a vis/te Je propretc...

La propreté influe beaucoup sur la santé, sur le bien-être et, ce qui est plus précieux encore, sur la pureté du cœur. Celui qui s'habitue à être propre dans les choses extérieures, sera plus porté à la pureté du cœur et tâchera de la produire en lui, plus qu'il ne l'aurait fait sans ces habitudes de propreté extérieure.

Les Vêtements.

Les vêtements par leur tissu et par leur forme, contribuent puissamment à la santé.

Voici quelques conseils :

1° Climats. — Dans les climats froids, porter des vêtements de laine ou de pelleterie,

dans les climats tempérés : vêtements de coton ou de laine,

dans les climats chauds : vêtements de lin ou de chanvre.

2' Saisons. — Prendre de bonne heure les vêtements d'hiver et ne les quitter que tard, surtout si on n'est pas d'une santé robuste.

En été, employer des étoffes de couleur claire, qui renvoient la chaleur et la lumière.

En hiver, employer les étoff"es de couleur noire ou foncée, qui absorbent et conservent la chaleur.

3° Cas particuliers. — Ne point laisser sécher sur le corps des vêtements humides.

Ne porter aucun vêtement trop serré, qui gêne la liberté des mouvements et le cours du sang : cravates, jarretières, corset, chaussures, en un mot, des habits trop étroits.

Se couvrir plutôt plus que moins à cause des variations atmosphériques.

Se tenir les pieds chauds et la tête peu couverte — pendant le jour et pendant le sommeil.

Viser au bien-être plus qu'à la coquetterie — ce qui n'empêche pas l'élégance.

Les Aliments.

Les aliments doivent être :

Bien choisis, Bien variés, Bien préparés, Bien présentés, Bien mastiqués,

et assaisonnés d'un peu de gaîté. — Les morceaux caqueter sont toujours bien digérés.

Ces axiomes résument à peu près ce qu'il est utile de savoir sur les aliments.

Voici quelques conseils pratiques de Fénelon : Réglez les repas de votre enfant — en sorte : qu'il mange toujours à peu près aux mêmes

heures, qu'il mange assez souvent, à proportion de ses

besoins, qu'il ne mange point hors de ses repas parce que c'est surcharger l'estomac pendant que se fait la digestion, qu'il ne mange rien qui l'excite à manger au delà de son besoin et qui le dégoûte des aliments ordinaires, qu'on ne lui serve pas trop dechosesdiflférentes... qu'on l'habitue, petit à petit, à manger de tout.

Le Sommeil.

Le sommeil si indispensable à la conservation et au renouvellement des forces, doit être mesuré à l'âge, à la faiblesse, à la fatigue, à la raison, au climat... En principe les médecins demandent :

pour les enfants au moins lo heures de sommeil,

pour les femmes 8 heures,

pour l'homme occupé et valide 637 heure*.

Ils donnent les prescriptions suivantes :

Se coucher tôt et se lever de bonne heure.

Rarement dormir pendant le jour,

Éviter les rideaux trop épais autour du lit — le laisser libre, si c'est possible, et ne pas l'enfoncer dans une alcôve.

Pas de fleurs — pas de brasiers mal éteints dans la chambre à coucher.

Pas de repos dans une chambre récemment plâtrée ou vernie.

Ne pas dormir exclusivement sur le même côté — commencer par se coucher sur le côté droit.

Pas de couche trop molle...

Il est bon, dit M'"" Campan, de fatiguer un peu les enfants vers la fin de la journée — (c'est dans les pensionnats la rrcréation du soir) — et de leur faire prendre quelques minutes de repos avant de les mettre au lit — (c'est la prière du soir faite posément.) La fatigue amènera le sommeil ; le repos rendra ce sommeil calme.

— 11 faut, ajoute cette éducatrice, faire lever les enfants, dès qu'ils sont éveillés.

CULTURE DES SENS ET DES ORGANES PAR LESQUELS ILS CONTRIBUENT AU BIEN DE LA VIE.

Nous disons ce mot culture des sens, parce que les sens peuvent se fortifier — se développer — s'améliorer, comme se fortifient, se développent et s'améliorent les facultés de l'âme.

11 ne faut pas confondre les sens, c'est-à-dire la vue, Vouïe, l'odorat, le goût, le toucher, avec les organes des sens — c'est-à-dire lesj'eux, les oreilles, le nei, la langue et le palais, le corps tout entier et particulièrement les mains.

Les sens sont des facultés sensitives de l'âme s'exerçant par des organes.

Les organes sont les instruments matériels au moyen desquels l'âme est mise en rapport avec le monde extérieur.

Les sens se perfectionnent :

par l'exercice,

par l'expérience,

par le raisonnement.

C'est ce qu'on appelle l'éducation des sens.

On apprend à voir, à entendre, à toucher...

La peinture, la musique, {'architecture, tous les arts supposent une éducation particulière des sens.

Tous les sens ne se prêtent pas à un égal développement de la part de la maîtresse. — Elles ont peu d'action, par exemple, sur le goût et Yodorat, sauf peut-être, dans certaines occasions que leur fournissent les leçons de choses.

Mais trois sens et trois organes des sens doivent attirer spécialement leur attention :

La vue — L'ouïe — Le tact.

1° La Vue.

La vue a pour fonction la perception de la lumière — et par là : La forme, la couleur, Vetendne des objets.

Elle a pour organe l'œil qui demande des soins particuliers.

I. // faut protéger cet organe., par des moyens préventifs contre la myopie (vue courte, qui ne distingue les objets que de près) — cette infirmité est causée souvent :

par la mauvaise disposition des tables à écrire surtout, qui devraient recevoir le jour du côté gauche, de manière à ce que l'ombre de la main ne se projette pas sur l'endroit où l'on écrit,

par l'emploi de livres à caractères ou trop pâles ou trop fins, qui obligent à forcer la vue et à trop ouvrir l'œil,

par l'insuffisance ou le trop d'éclat de lumière, qui devrait venir d^en haut plutôt que par côté,

par les études prolongées ou le travail de couture ou de broderie trop fin et trop applique.

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