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général deux appareils à cuire à la vapeur, on dispose sous chacun d’eux une presse à vis particulière, mais un seul et même appareil de démélage peut servir pour les deux, parce qu'on peut facilement le déplacer quand on veut soumettre à la saccharification le contenu de deux appareils de cuisson, ainsi que la chose a lieu la plupart du temps.
Räpe de M. Champonnois pour pommes de terre et betteraves.
Cette nouvelle râpe présente un contraste saisissant avec les râpes cylindriqnes ordinaires, non par la forme des organes qui, à la première vue au moins, différent assez peu dans les deux genres de machines, mais par leurs mouvements relatifs et par le rôle des forces intervenantes qui sont à peu près complètement inverses dans le nouvel appareil. On peut en juger d'après la description avec figures que nous allons présenter de cette nouvelle râpe.
Fig. 2, pl. 2. Section verticale passant par l’axe moteur de l'appareil.
Fig. 3, 4 et 5, pl. 2. Modes divers de groupement des lames dentées, représentés en sections verticales perpendiculaires à l’axe de ces lames.
À, massif sur lequel est boulonné Pappareil.
B, bâti avec paliers supportant l'arbre moteur.
C, tambour cylindrique fixe, formé de lames qui sont disposées suivant des génératrices équidistantes et normalement à la surface cylindrique du tambour qu’elles forment; en outre, elles sont montées une à une ou par groupes (fig. 3, 4 et 5), entre des barrettes parallèles laissant entre elles des ouvertures longitudipales équidistantes, ou lumières, qui font que le tam-
bour est à claire-voie. Nous reviendrons plus loin sur ces dispositions.
D, clavette servant à serrer l’ensemble des lames d’acier et des barrettes.
E, fond immobile, solidaire avec le bâti et auquel est assujetti le tambour C.
F, palette fourchue, en forme d'U, emmanchée à l'extérieur du tambour sur l'extrémité de l'arbre moteur qui pénètre au travers du fond fixe E. e
G, arbre moteur sur lequel est calée la palette F. Il est creux dans toute sa longueur et donne passage au courant d’eau nécessaire à l'opération. Le liquide, suivant la direction des flèches (fig. 2), se divise en deux courants dans les deux branches de la palette et sort en une multitude de filets par les orifices ménagés à la partie de la surface de la palette qui est concentrique au {ambour.
H, H’, poulie fixe et poulie folle recevant alternativement la courroie motrice ; il va sans dire que le diamètre de ces poulies est variable, c’est à dire qu’on peut leur donner une dimension moindre que celle qu'indique la figure 1, afin de les mettre en rapport avec les transmissions existantes.
I, volant.
J, trémie dans laquelle on jette la pomme de terre.
K, plaque faisant corps avec la trémie J et s’appliquant contre le tambour C, dont elle forme Fautre fond ; on l’enlève lorsqu'on veut changer le tambour.
L, crampons à écrous, au nombre de trois, servant à fixer à demeure la plaque K.
M, enveloppe entourant le tambour à une certaine distance, sur une partie de la circonférence, pour empêcher la projection des matières ; elle se pose simplement et s’enlève au moyen de poignées.
Tr
N, sortie de la fécule, qui est reçue dans une caisse placée sous le tambour.
Des expériences récentes ont confirmé les avantages que présente cet appareil en féculerie ; en outre, elles ont fourni des bases exactes d’après lesquelles on doit se diriger pour satisfaire aux conditions principales à réaliser, savoir : le degré de division de la matière et la quantité de travail à obtenir.
On parvient de plusieurs maniéres au degré de division voulu, soit par la saïllie des lames, soit par leur écartement, soit encore par le nombre et l’ouverture des lumières.
La saillie des lames étant donnée, soit 0"0005, la finesse de la pulpe est en raison directe de l’augmentation du nombre des lames et du rétrécissement ou de la diminution du nombre des lumières ; on peut donc toujours varier le degré de division de la matière suivant les résultats qu'on veut obtenir.
Or, il est très facile de faire varier ces deux éléments essentiels, grâce à la disposition des barrettes et des lames qui peuvent être assemblées de différentes manières.
La première disposition consistait à assembler une lame entre deux barrettes et, par conséquent, entre deux lumières, comme le représente la figure 3. Par cette disposition, chaque fragment de pulpe ne trouvant pas d’issue du côté où il a été produit, est obligé de repasser sur la même lame, où il vient encore se diviser avant de trouver la lumière suivante par où il peut s’échapper.
Pour augmenter le degré de division, il suffit d’augmenter le nombre de lames dans chaque groupe entre les lumières. Par ce moyen, chaque fragment entamé par la première lame du groupe, est obligé de repasser
sur toutes les lames qui composent ce groupe avant de trouver la lumière de sortie.
Les autres dispositions sont indiquées par les figures 4 et5. Elles permettent, en outre, d’user beaucoup plus complètement les lames. En effet, la dernière lame étant également suivie d’une barrette peut alternativement devenir la première du groupe, en changeant le sens de rotation de la palette tournante par un simple croisement de la courroie de commande. Au moyen de cet artifice, les lames qui, pendant le premier sens de rotation de la palette, ont eu le temps de s’émousser du côté de la partie travaillante, ont acquis un mordant plus vif du côté opposé, et peuvent alors, si on change le sens du mouvement, fournir un nouveau travail aussi long que le premier,
Indépendamment de la réduction du nombre des lumières qui, de la première disposition en contenant 120, a été ramené à 30 et 25, on peut encore réduire leur section de 1 1/2 millimètre à 1 et même 1/2, tout en conservant un passage suffisant.
Dans toutes ces conditions et proportionnellement à la perfection de la division de la matière qu'on veut obtenir, 1l faut augmenter la vitesse de rotalion de la palette qui peut s'élever utilement jusqu’à 1.009 tours par minute, sans que la dépense de force paraisse être sensiblement augmentée.
L'appareil de M. Champonnois peut également être employé pour les betteraves. Dans ce cas, k tambour de la râpe doit être plus grand ; il a 040 de diamètre: en outre, la palette tournante est munie, aux extrémités de son plus petit diamètre, de deux fortes lames à couteaux à deux tranchants qui coupent les betteraves de trop grandes dimensions.
La finesse de la pulpe qu'on obtient dans ce cas est
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