‹ Nouveau manuel des aspirants et aspirantes aux brevets complémentaires de l'instruction primaire rédigé d'après les programmes officielsChapitre 11 sur 327 · Les (neuf) règles principales de la quantité sont · texte numérisé non relu

Les (neuf) règles principales de la quantité sont

1» La syllabe marquée d’un accent circonflexe est généralement longue. Ex. :

Tête, fête, pâte, etc., qu’on prononce tète, fête, pâte, etc.

2° Toute syllabe finale est brève, quand elle est terminée par une voyelle suivie d’une consonne autre que s, t , z. Ex. :

David, chef, MagÜg, dol, Abraham, an, ti'op, mer, etc. — Lis, vis, buffet, vous allez, etc.

3° Toute syllabe finale est longue au pluriel. Il en est de même pour tout singulier masculin qui se termine en eau, aut, ou qui porte la marque du pluriel (a, z, x), si toutefois ces lettres ne sonnent pas. Ex. :

Des ans, des mers, etc. — Chaud, réchaud, haut, etc. — Le poids, le néz, la voix, etc.

4° Toute syllabe finale en l mouillé est brève. Ex. :

Travail, bercail, soleil, péril, fenouil, orgueil, etc.

3° Toute syllabe finale avec un c muet est longue. Ex. :

La joue, la vue, je récrée, etc.

6° La voyelle est brève devant les consonnes doubles dans la forme, longue devant les consonnes doubles dans la réalité. Ex. :

Ilô-mme, couro-nne , etc. ; bn-mobile, in-nover , etc.

7° La voyelle qui, dans la syllabation, s’unit à r ou à .s

LECTURE. fS

suivi d’une autre consonne est brève; elle est longue dans, les autres cas. Ex. :

ïn-j us-lice, or-donnânce , un-pardonnable.

8° La voyelle terminatrice d’une syllabe est brève, quand elle est suivie d’une syllabe autre que le, me, ne, se, etc. Ex. :

Fouler, foule , — aimer, aune , — mener, mine , — aisé , aise, etc.

9° La voyelle terminatrice d'une syllabe est longue devant s ou z suivi d’un e muet. Ex. :

Rose, rosé, — gà ze, gazé, etc.

4. — La quantité prosodique offre plusieurs avantages. Outre que la connaissance en est, à défaut de l’usage , indispensable pour bien lire, elle sert encore à distinguer l’un de l’autre une foule de mots homonymes 1 qui changent de sens suivant qu'on les prononce longs ou brefs. En voici quelques exemples :

à, lettre de l'alphabet. a. (à, a), préposition ou verbe.

âcre (âcre), piquant. âcre, ancienne mesure de terre.,

bâiller (bâiller) , respirer. bâiller, donner.

bâsse, instrument de musique, bâsse, féminin de bas. bât ( bât ) , selle de béte de (il) bât, du verbe battre, somme.

bête (béte), animal irraison- bette, plan le. nable.

boîte (boite), coffre. (il) boite, du verbe boiter,

rôle (cèle), rivage dfe la mer. côtte, jupe.

(il) craint, du verbe craindre, cnn, poil long et rude.

(il) croît ( croît ) , du verbe (il) croit, du verbe croire, croître.

' (il) dégoûte (dégoûte), du verbe (il) dégoutte, couler goutte à. dégoûter. goutte.

\f a it g > féminin du participe fait., J ete (Fêle), jour consacre. r v r

hâte (bâte), air chaud. ' hâlle, lieu de marchés

hôte (hôte), qui reçoit, héberge, hotte, sorte de panier.

ïfe)(lle), terre entourée d’eau. il, pronom.

jais, bitume fossile, noir, solide jet, action de jeter.

et brillant.

jeûne (jeûne), abstinence. jeune, peu âgé.

maire, officier civil. mère (mère).

mâle (mâle) , du sexe masculin, mâlle , coffre.

1. On appelle homonymes les mots de même nom avec des sensdifférents.

malin (mâtin), gros chien. malin, partie du jour.

moule , coquillage. ^ (il) moule, du verbe mouler.

mois , 12 e partie de l’année. moi, pronom personnel.

pale (pâle), farine pétrie. patte, pied des animaux.

peche (pèche), fruit. j (il) pèche (pèche,, il fait une

peche (pèche), action de pécher. 1 faute.

paire, couple. père (père).

pêne (pêne) , partie de serrure, peine, douleur.

ras, qui a le poil coupé. rat, animal.

saüt, action de sauter. soi , sans esprit.

tâche (tâche), travail. \

(il) tâche (tâche), du verbe tà-i tâche, souillure.

cher. ;

veine, vaisseau de sang. vaine, féminin de vain,

vivres, substantif. vivre, verbe.

voler, dérober. voler, se mouvoir en l’air.

§7. De la Lecture à haute voix.

1. Quelles sont les qualités requises pour bien lire à haute voix? — 2. Quels sont les défauts à éviter dans la lecture ? — 3. De quoi dépend le bégayement, et comment y remédie-t-on ? — 4. A quoi tient le balbutiement , et comment l’évitc-t-on ou s’en corriget-on ? — 5. En quoi consiste le grasseyement, et comment l'évitet-on ou s’en corrige-t-on ? — G. Quand a lieu le zézeyement, et comment l’évite-t-on ou s’en corrige-t-on? — 7. Faut-il ranger l’accent provincial parmi les défauts ?

1 . — La lecture à haule voix demande une prononciation distincte et pure, l’intelligence parfaite de ce qu’on lit, l’emploi convenable des liaisons , du ton et des inflexions prosodiques , le jeu précis de la respiration , la coupure sentie des phrases, etc. Il faut une telle perfection d’organe, tant de tact, de goût et de sentiment , qu’il est fort rare de savoir bien lire. Bien lire est souvent plutôt un don naturel qu’un don acquis. Du reste, cet art ne peut s'enseigner que de vive voix.

2. — Il y a plusieurs défauts très-communs, qu’il faut éviter avec soin pour se faire une prononciation distincte et pure : ce sont le bégayement, le balbutiement, le grasseyement et le zézeyement.

3. — Le bégayement (prononciation entrecoupée) dépend ou de l’organe vocal lui-méme ou de la manière trop précipitée dont on le met en jeu : dans le premier cas, l’organe est arrêté par sa propre imperfection, et l’art peut seul y

remédier; dans le second cas, on peut y remédier par l’habitude d’une lecture posée, lente meme et proportionnée a la souplesse de l’appareil organique.

— l.e balbutiement (prononciation indistincte) lient dans la lecture à la timidité, et dans la conversation, tantôt à la timidité, tantôt à l'indécision des idées. On évite ce défaut ou l’on s’en corrige par la volonté, d’une part, et, de l'autre, par l'attention à n’énoncer que des idées nettes.

o. — Le grasseyement (prononciation grasse] consiste à faire vibrer le son de certaines consonnes, et surtout des r, entre la langue et le palais. On évite ce défaut ou l’on s’en corrige par la prononciation franche, rapide et souvent répétée de ces consonnes en écartant la langue du palais.

O- — Le zézeycment (prononciation indécise) a lieu lorsqu’en prononçant le c et le t doux, le s et le ch K on ne rapproche pas assez la langue du palais ou qu’on l’engage trop entre les dents. Il arrive alors que le son de ces consonnes s’altère et reste indistinct. On évite ce défaut ou l’on s’en corrige en s'habituant à presser l’air entre la langue et le palais pour ne lui laisser qu’un passage plus étroit.

7. — L'accent provincial, qu’il ne faut pas confondre avec le patois, est un défaut local qu’on aurait peut-être tort de blâmer dans le pays. 11 donne à chaque province une physionomie particulière qui n’est ni sans grâce ni sans intérêt. Quant au patois , c'est le langage vicieux du peuple, des paysans, et rien ne saurait le justifier.

S 8. De la Lecture du latin.

De quoi se compose l’alphabet latin, et comment en prononce-t-on les telles ?

L'alphabet latin se compose des mêmes lettres que l'alphabet français.

La prononciation des lettres, en latin, est la même qu’en français, sauf les exceptions suivantes :

1° Toute consonne, sauf le h, se prononce et conserve sa valeur entière de nouvelle épellation , soit au commencement , soit dans le corps , soit à la fin des mots. Ex. :

Sicut -sienne , et -eue, m-inne, etc. Nobis-noAi*£e , sapiVnssapiinsse, etc.

HJ LECTURE.

2* \'e est toujours fermé quand il termine une syllabe. Ex. :

Hodie-/io</iV, débita -débita.

3° U suivi de m se prononce ome, et suivi de n, il se prononce on. Ex. :

Noslrum-norie/ixime, mundus-moncAme.

4° Ch se prononce k. Ex. :

Hichaeli archangelo - Mikaeli arkangelo.

5° Gn est toujours dur. Ex. :

Agnus -aguenusse.

6° Qu, suivi de a, e, i, se prononce coua, eue , cui ; devant o et «, il se prononce k. Ex. :

Qua -koua, que-cué, qui-cuij quo-Ao, quos-Aor, quum-Aome- Lecture du Pater.

Pater noster, qui e* in coelis, sanctilicetur

Patère nossetère , cui esse inné cœ tisse, sanktificéture

nomen tuum ; adveniat regnum tuum ; fiat vo-

nomène tuome ; advéniate ré-gnome tuome; fiate vola a Las tua sicut in cœlo et in terra. Panent

tentasse tua siculte inné coelo ette inné terra. Parsème

nostrum quolidianum da nobis hodie ; et dimitie nosselrome kotidianorne da nobisse hodié ; ette dimitté

nobis débita nostra, sicut et nos dimittimus

nobisse débita nossetra, siculte eue nosse dimittimusse

debitoribus nostris et ne nos inducas in débiloribusse nosse tris se , ette né nosse inducasse inné

tentationem, sed libéra nos a malo. Amen.

tentationème, sède libéra nosse a malo. Amène.

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