‹ Nouveau manuel des aspirants et aspirantes aux brevets complémentaires de l'instruction primaire rédigé d'après les programmes officielsChapitre 135 sur 327 · Les mœurs des Grecs étaient aussi variées que la · texte numérisé non relu

Les mœurs des Grecs étaient aussi variées que la

forme de leurs Etats ; mais ils avaient quelque chose de commun, l’amour du nom grec, la passion de la gloire, et l’organisation essentiellement artistique et littéraire.

L’éloquence ne pouvait manquer d’être en honneur chez les Grecs , où le talent de la parole était le principal instrument de la politique. Périclès , qui a donné son nom à un siècle littéraire, ouvrit avec éclat cette brillante carrière. Il fut suivi par dix orateurs plus ou moins illustres , parmi lesquels on remarque Lysias, Isocrate , Eschine , et Démoslhène , qui les surpassa tous. A la tête des historiens grecs se placent Hérodote , surnommé le Père de l’histoire, Thucydide et Xénophon. Les sciences philosophiques et morales nomment avec orgueil Anaxagore , Zenon ,

Socrate , Platon , et Aristote , le génie le plus universel de l’antiquité. Thaïes de Milet et Méton d’Athènes naturalisèrent en Grèce les mathématiques et l’astronomie.

A la tête des poètes grecs se trouvent Homère, qui nous a laissé deux épopées , l’Iliade et l’Odyssée , et Hésiode , ses Travaux et ses Jours (9 e siècle). Aristophane a g;Ué sa verve comique par l’indécence de ses poésies (423); Archiloque et Hipponax (8 e et 7 e siècle) créèrent la satire; la tragédie nous a fourni des modèles dans le terrible Eschyle (323), le sublime Sophocle (493) et le pathétique Euripide (480).

La poésie lyrique se perfectionna sous Arion , Terpandre, Alcée (073-609), tous trois de Lesbos. Vers le même temps , neuf femmes grecques , surnommées les neuf Muses, à la tête desquelles se plaçaient Corinne et Sapho , rivalisèrent par le feu de leur verve avec ces poètes. Anacréon de Téos se distingua dans les odes gracieuses (362);

Simonide de Céos et Mimnerme de Smyme, dans l'élégie (350), tandis que Pindare (321) brillait à Thèbes entre tous les Grecs par l’éclat de ses odes. Esope de Samos ou de Phrygie fit connaître aux Grecs l’apologue, qu’il avait reçu des Orientaux (389).

Gefuten Grèce que naquirent les théories philosophiques.

Pendant onze siècles consécutifs , ce peuple, si passionné pour les arts et les lettres, porta dâns les études sévères de la philosophie le même enthousiasme, et créa ou prépara les

diverses écoles qui encore aujourd’hui partagent le monde. Parmi ces écoles , on distingue celle d’Ionie , avec Thalès et Anaximandre ; celle d’Italie, avec Pythagore; celle de l’Académie, avec Socrate et Platon; celle du péripatétisme, avec Aristote, etc.

Ondoitaux Grecs trois ordres d’architecture, le dorique, l'ionique et le corinthien. La Grèce était couverte de temples somptueux, d’édifices publics et de palais , dont les débris sont encore nos modèles. La sculpture n’était pas restée en arrière : le marbre s’animait sous le ciseau des Phidias , des Polycléte, des Lysippe, des Praxitèle ; mais le temps nous a ravi presque tous leurs chefs-d’œuvre; il a encore moins respecté les peintures de Polygnote , de Zeuxis, de Parrhasius, d’Apelle et de tant d’autres.

§ 2. Histoire des Macédoniens (79G-301) et des Achéens (280-148).

I . Quand fut fondé le royaume de Macédoine, et que s’y passa-t-il jus-

? u’à Philippe U ?•— 2. Quel fut le règne de Philippe 11 ? — 3. Quels urent les exploits d’Alexandre en Europe et en Asie ? — 4. Que firent les généraux d’Alexandre après sa mort? Quel fut le résultat de la bataille d’Ip6us? — 5. Quel fut le sort des royaumes fondés par les successeurs d’Alexandre ? — G. Quel est le caractère de cette époque? — 7. Qu’est-cc que la république achéenne ? — 8. A quelle époque eut lieu l’invasion des Gaulois en Grèce? — 0. Quand et comment la Macédoine et la Grèce furent-elles réduites en provinces romaines?

I. — Le royaume de Macédoine , fondé par l’héraclide Caranus en 796, resta obscur et dépendant des Perses ou des Grecs jusqu’au règne de Philippe 11 (560).

2. — Philippe II, élevé comme otage dans la maison du thébain Epaminondas (p. 323), rendit la Macédoine puissante et glorieuse. Il créa la fameuse phalange macédo nienne, soumit tous les peuples voisins, s’immisça dans les guerres de la Grèce , pour l’asservir, malgré les" efforts de Démosthène, le prince des orateurs grecs, et de Phocion , le plus intègre des généraux, battit les Athéniens et les Thébains à Chéronée (358), et déjà il s’était fait élire généralissime dps Grecs contre les Perses, lorsqu'il fut tué par un de ses officiers (536).

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