‹ Nouveau manuel des aspirants et aspirantes aux brevets complémentaires de l'instruction primaire rédigé d'après les programmes officielsChapitre 265 sur 327 · I. ARPENTAGE PROPREMENT DIT · texte numérisé non relu

I. ARPENTAGE PROPREMENT DIT

1 DE L’ARPENTAGE EN GÉNÉRAL, g 1. Not ions préliminaires.

1. Qu’esl-ce que l’arpentage , et que comprend-il? — 2. En combien de parties l’arpentage se divise-t-il? — 3. En quoi consiste la théorie de l’arpentage ?

|. — L ’ Arpentage * esl l’art de mesurer et de déterminer l’étendue superficielle d’un terrain.

L’arpentage comprend en oulre la division des héritages, la délimitation des champs entre les propriétaires, la préparation des iravaux de plantation , e£.

2. — l/arpentage se divise en trois parties : 1° Yarpentage proprement dit ; 2° la levée des plans, ou l’art de représenter en petit, sur le papier, la forme et les accidents d’un terrain, en conservant les proportions de l’ensemble et des détails; 3° le lavis des plans, ou l’art de distinguer, sur un plan , les différentes espèces de terres ou de cultures par des teintes conventionnelles au moyen desquelles on reconnaît aussitôt que c'est un bois, ou une vigne, ou un pré, ou un marais, ou un champ labouré, etc.

1. Le mot arpentage vient du mot arpent , mesure agraire dont on se servait autrefois dans presque toutes les provinces, quoique la perche, base de l’arpent, variât suivant les localités. On se servait du mot toiser, c’est-à-dire mesurer avec une toise, quand on opérait sur de petites superficies.

ARrENTAGE. 7Ô9

5. — La théorie de l’arpentage consiste h diviser le terrain, soit en triangles ordinaires , soit en triangles rectangles et en trapèzes rectangulaires ,-soit enfin en triangles rectangles et en rectangles. Les deux derniers moyens sont les plus simples et les plus faciles à mettre en pratique.

g 2. Des instruments d’arpentage.

1. A quoi se réduisent les opérations pratiques de l’arpentage sur „ le terrain, et comment s'exécutent ces opérations? — 2. Quels sont les instruments nécessaires pour arpenter? — 3. Qu’appelle-t-on jalons? — 4. Qu’est-ce que l’équerre d’arpenteur, et le bâton de cette équerre ? Comment vérilic-t-on l’équerre d’arpenteur? 5. Qu’est-ce que la chaîne d’arpenteur, et comment

la ' vérifie- t-on? — 6. Qu'est-ce que les fiches ?

i. — Les opérations pratiques de l’arpentage sur le terrain peuvent se réduire à deux choses très-simples : 1° mesurer et tracer des ligues droites; 2° élever des perpendiculaires pour subdiviser le terrain en triangles, en trapèzes ou en rectangles.

Ces opérations s’exécutent au moyen de quelques instruments peu compliqués.

g. — Les instruments nécessaires à l’arpentage sont : 1" les jalons et V équerre, pour le tracé des lignes droites et des perpendiculaires ; 2° la chaîne et dix fiches, pour la mesure des distances et des lignes.

•„ 5. — Les jalons sont des piquets de bois, longs de 1 mètre à surmontés d’une plaque de bois peinte

en blanc. L’extrémité A du jalon (fig. 1 , Arp.), taillée en pointe, doit dépasser la plaque d’un pouce environ, afin de faciliter l’alignement.

On remplace souvent les jalons par des baguettes de coudre bien droites et de la grosseur du doigt annulaire. On amincit en pointe le bout qui doit être fiché en terre . et l’on fend au milieu l’autre bout pour y ajuster un papier blanc. Ce papier peut être haut de 9 centimètres et large de 6.

4. — L'équerre d’arpenteur ( fig. 2, Arp.), nommée sou- • vent octogone, est formée d’un prisme droit de cuivre creux,

à 8 pans égaux ', d’environ 5 à 6 centimètres de largeur Sur une hauteur double. Une douille, ou tuyau creux, est vissée à sa base pour y recevoir le bout arrondi d’un bâton

Î u’on y fait entrer à frottement dur. Le tout a la forme ’une canne longue d’environ 4(> décimètres (2 e partie de la fig. 2 , Arp.). Le bout inférieur est ferré et pointu , pour que la canne so’it lichée verticalement en terre.

La pomme de la canne est percée de fentes verticales opposées, appelées pinnules. En appliquant l’œil sur l’une de . ces fentes, on voit distinctement, par la fente opposée, les objets situés au delà ; on y est aidé par une petite fenêtre • ménagée sur la longueur de la fente. Chacun des pans est pourvu d’une semblable pinnulc , de sorte que, ces fentes étant deux à deux percées à angle droit , il est clair que l’instrument détermine les quatre directions perpendiculaires. Le bâton de l’équerre est divisé sur sa hauteur en décimètres, centimètres et millimètres. On y suspend ordinairement un fil à plomb pour en fixer la position verticale.

Pour vérifier l’équerre, on choisit un terrain horizontal bien uni , et l’on y plante l’équerre. On fait ficher à une grande distance des jalons dans les 4 directions perpendiculaires, données par les 4 pans opposés de l’octogone. On fait ensuite pirouetter la lige de l’équerre sur son axe, sans la changer de place ni déranger la verticalité; si l’on aperçoit les jalons par les pinnules corrélatives des autres pans, c’est une preuve que l’équerre est juste.

8 . — La chaîne d’arpenteur a 10 mètres ou 4 décamètre de longueur : c’est la chaîne métrique. 'Elle est formée (fig. 3, Arp.) de 30 chaînons de gros fil de fer, ch, hi, etc., longs de 2 décimètres et réunis par des anneaux de fer. Chaque série de 3 chaînons 4,2,3, 4, 3, etc. , est marquée d’un anneau de cuivre A, B, etc., etindique les mètres. Le 3 e mètrç> qui est la moitié de la chaîne, est distingué par une goupille pendante G , ou tout autre signe. Chaque bout de la chaîne est terminé par une poignée de fer prise sur la longueur du chaînon contigu.

La chaîne d’arpenteur se vérifie sur une mesure-étalon que l’on a tracée sur une surface bien unie. On la raccourcit ou on l’allonge, selon qu’elle est trop longue ou trop courte.

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