‹ Nouveau manuel des aspirants et aspirantes aux brevets complémentaires de l'instruction primaire rédigé d'après les programmes officielsChapitre 266 sur 327 · Les fiches sont des piquets de fil de fer, d’un demi · texte numérisé non relu

Les fiches sont des piquets de fil de fer, d’un demi

1. C’est donc un prisme régulier octogonal : de là vient le nom d'octogone donne à l’équerre. On se sert aussi d’équerre à forme cylindrique.

mètre environ, terminés en pointe par un bout et façonnés en anneau par l’autre (fig. 4 , Arp.).

Il y a 10 fiches. Ce nombre est très-commode en ce qu’il avertit l’arpenteur lorsqu’il a mesuré une longueur de dix fois celle de sa chaîne, c'est-à-dire 100 mètres.

§ 5. Usage des instruments d’arpentage.

1. A quoi servent les jalons, et quel nom donne-t-on à cet usage? — 2. Comment jalonne-t-oo une ligne, et sur quoi se guide-t-on en prenant un alignement? — 3. Comment s'assure-t-on de la verticalité des jalons? — 4. Comment jalonne*l-on une ligne quand d’une extrémité on n’aperçoit pas l’autre? — 5. Comment raesure-t-on une distance jalonnée? à quoi se réduit cette opération? — G. Quel est l’usage de l’équerre d’arpcrileur? Comment abaisse-t-on et élève-t-on avec l’équerre a'arperUeur une perpendiculaire à une ligne ?

4 . — Les jalons servent à tirer une ligne droite sur le terrain ; cette opération s’appelle jalonner.

On emploie encore les jalons pour marquer les angles et les irrégularités du terrain sur lequel on doit opérer.

2. — Soit à jalonner une ligne qui s’étend de A en B (fig. 5, Arp.). Si la distance est courte, il suffit de planter deux jalons, l’un au point A, l’autre au point B; mais si cette distance est considérable, il faut ficher entre ces jalons plusieurs autres piquets, C,D, E, F, G. Pour ranger ces piquets dans la direction AB, on se place à trois ou quatre pas en arrière du jalon A ; on vise de manière à ce que le jalon A cache le jalon B, et l’on place ensuite en ligne droite les piquets intermédiaires. Si l’opération est bien faite, tous les jalons, quel qu’en soit le nombre, doivent se confondre lorsqu’on vise l’une des extrémités.

Celte opération s'appelle aligner ou prendre un alignement. L’alignement est d’autant meilleur qu’on s’est guidé sur un point plus éloigné, nommé point-arrière, tel qu’un clocher, un arbre, un buisson , etc.

5 . — Comme il importe que les jalons soient placés verticalement, pour s'assurer de leur verticalité, on emploie, jusqu’à ce qu’on ait acquis l’habitude, uq fil à plomb, F, F (fig. G, Arp.), que l’on tient suspendu'à la tête du piquet. Selon que le fil coïncide ou non avec le piquet, ce piquet est bien ou mal placé.

742 $5- A&PEMAÇE.

4.— Souvent il se rencontre, clans la direction de la ligne que l’on veut jalonner, un obstacle ou un monticule qui empêche que d’un bout de cette ligne on ne puisse apercevoir l'autre bout. Dans ce cas, on se place sur le monticule même ou sur un point quelconque de la ligne, d’où l’on puisse en voir, en travers les pinnules, les deux extrémités.

Soit C ce point 1 ( fig. 7 , Arp.). On plante l’équerre en un point D que l’on croit être dans l’alignement, on dirige l'une des pinnules sur A et l’on regarde par la pinuule opposée pour apercevoir le point B. Si B ne se rapporte pas avec 1) et A, on plante l’équerre en un autre point E, et l'on répète l’opération précédente jusqu’à ce que, par plusieurs lâtounements, on soit arrivé en C. Ce point obtenu, on y plante un jalon ; on aligne le point F, et rien alors n’est plus facile que de planter les jalons G, H , I , etc.

g. — La manière de mesurer ou.de chaîner une distance jalonnée se réduit à trois choses : 1° tenir la chaîne également tendue; 2° la tenir de niveau; 3° marcher en ligne *.

1° L'arpenteur prend l’une des poignées de la chaîne, et ta place au point A (fig. 7, Arp.)-, l'aide ou porte-chaîne prend dans la main gauche 10 fiches, et de la droite, l'autre poignée de la chaîne. L’arpenteur ajuste la chaîne au point de départ, en l’appuyant, selon le cas, contre le bâton de l'équerre, ou contre un jalon , ou contre son genou. L’aiile marche jusqu’à ce qu’il éprouve une résistance. Quand la chaîne est suffisamment tendue, il enfonce une fiche aussi verticalement que possible et cohtinue son chemin sans retourner la tête. L’arpenteur arrive à la fiche laissée par son aide, l’assujettit verticalement pour y arrêter sa poignée, et l’enlève pour continuer son chemin. Le porte-chaîne plante successivement la 3 e , la 4 e , la 5 e fiche, jusqu’à-ce qu’il ait épuisé les 10 fiches, qui ont passé successivement dans la main de l’arpenteur. Alors celui-ci compte ses 10 fiches, les remet à son aide, et inscrit sursoit carnet une portée, c’est-à-dire une distance de 100"*

2° Quand on mesure un terrain incliué, l'aide doit élever la main qui tient la chaîne au niveau du bout opposé, et laisser, de celte même main, tomber verticalement une

fiche pour la fixer à l'endroit où elle tombe. Au contraire, si le terrain est montant , c’est l'arpenteur qui doit élever la' main. y

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