‹ Nouveau manuel des aspirants et aspirantes aux brevets complémentaires de l'instruction primaire rédigé d'après les programmes officielsChapitre 267 sur 327 · M. Gillet-Damitte , Traité d' Arpentage · texte numérisé non relu

M. Gillet-Damitte , Traité d' Arpentage

3° Quand la ligne est jalonnée, il suflit , pour la suivre, de marcher dans l'alignement, avec la précaution de passer à quelques décimètres des jalons, pour ne les point heurter avec la chaîne. Mais quand la ligne n'est point jalonnée, le porle-chaiue doit se créer sur celte ligne, dans le lointain, un point-arrière qui lui serve de point directeur; sans quoi l'arpenteur, qui le suit et qui peut juger si son aide marche en ligne, est à chaque instant obligé de le rappeler à droite ou à gauche , ce qui entraîne une grande perle de temps.

(J. — L'équerre d’arpenteur sert surtout à abaisser ou à élever des perpendiculaires sur le terrain.

Si l’on veut abaisser, sur une ligne jalonnée AU, (ig. 8 , Arp.), une perpendiculaire par un point D, pris ho/s de cette ligne, il faut recourir à une espèce de tâtonnement , qui consiste à placer le pied de l’équerre sur différents points de la ligne AB, jusqu’à ce qu’on soit parvenu à celui dans lequel l’un des dia mètres étant dirigé sur AB, l’autre réponde au point U; c'est ce qu'on appel le mettre l'équerre en ligne. Avec un peu d’habitude, on a bientôt trouvé, de celte manière, le point C, sur lequel on plante ensuite un piquet, et si l’on mesure l’intervalle DC, on a la plus courte distance du point D à la ligne AB : car le plus court chemin d’un point à une droite est la perpendiculaire (voy. les Eléments de Géométrie).

Pour élever une perpendiculaire à AB au pointe, on place l’équerre de manière qu’une des fentes soit bien dans la direction CB; on place ensuite plusieurs jalons en ligne droite dans la direction de la fente perpendiculaire à celle qui a servi à placer l’équerre dans cette position : la direction de ces jalons est la perpendiculaire demandée.

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