‹ Nouveau manuel des aspirants et aspirantes aux brevets complémentaires de l'instruction primaire rédigé d'après les programmes officielsChapitre 271 sur 327 · M. Lacroix, Manuel d’ Arpentage · texte numérisé non relu

M. Lacroix, Manuel d’ Arpentage

loppe flexible, dont toutes les parties s’élèvent sur le même plan.

3. — Un plan horizontal offre une surface moindre que la superficie du terrain incliné.

La superficie horizontale s’appelle base productive.

La superficie inclinée se nomme base de développement ; mais comme on a reconnu par l’expérience que les plans inclinés ne conservent pas l’humidité, que les pluies les détériorent, et qu’enfin la culture en est pénible, on est convenu de ne mesurer que la hase productive.

4. — La méthode de cultellalion consiste à rapporter un terrain incliné à sa base productive.

La méthode de cultellalion s’appelle ainsi, parce qu’on conçoit le terrain incliné coupé au-dessous de la superficie en portions'horizonlales.

Pour pratiquer la cultellalion , il faut connaître le nivellement.

3. — Niveler ou faire un nivellement, c’est déterminer la hauteur comparative de plusieurs points d’un terrain.

On appelle ligne de niveau la ligne horizontale sur laquelle deux points se trouvent. La différence de niveau est la différence qu’il y a entre la hauteur de l’un et celle de l’autre.

G. — On nomme talus la ligne inclinée CA (lig. 25 , Arp. ). qui part de la verticale BC pour aller joindre l’horizontale AB. Quand les talus louchent le sol naturel, ils prennent aussi le nom de rampes.

7 . — Lorsqu’on nivelle un terrain incliné, on a trois lignes distinctes à considérer: \° la ligne horizontale, qui fixe le niveau; 2° la ligne verticale, qui indique la hauteur cherchée entre deux points; 5° enfin, la ligne du talus.

Ces trois lignes, prises collectivement, déterminent, sur le terrain, un solide dont la coupe on profil se présente sous la forme d’un triangle rectangle qui a pour base la 1 re , pour hauteur la 2 e et pour hypoténuse la 5 e .

8. — Pour niveler deux points assez rapprochés, on se sert de deux espèces de niveau : le niveau à bulle d’air et le niveau d perpendicule ou de maçon.

Le niveau à bulle d’air, qui est le plus exact et le plus sensible, est formé d’un tube de verre à peu près cylindrique, fermé aux deux bouts et légèrement renflé en son milieu (fig. 24, Arp.). Le tube est rempli d’eau ou d’un

autre liquide, à l’exception d’un petit espace qui est occupé par une bulle d’air, d’où lui vient son nom. Pour que l'axe du tube soit horizontal, il faut que la bulle d’air se trouve au milieu de sa longueur. Le niveau est fixé à une petite plaque rectangulaire dont le plan est parallèle à son axe. En plaçant cette plaque dans toutes les directions sur un plan horizontal, l’axe du tube parcourt un autre plan horizontal parallèle au premier, et la bulle d'air ne cesse pas d'occuper le milieu du tube. La bulle quitterait au contraire cette position , si le plan sur lequel on place l’instrument n’était pas horizontal.

On supplée à ce niveau par le nive .u de maçon.

Le niveau à perpendicule ou de maçon, réduit à son plus grand degré de simplicité, consiste soit dans une équerre coudée ABC (fig. 25, Arp .), à laquelle on adapte un fil à plomb, FP, qui doit, en s’appliquant suivant l’une des branches, déterminer la seconde à prendre une position horizontale , soit dans un triangle isocèle CED (fig. 25 bis , Arp .) , formé de tringles de bois que réunit une traverse Gf , et au sommet duquel est suspendu un fil à plomb EF ; et dans ce dernier cas, lorsque le triangle est vertical et que la base en est horizontale, le fil à plomb se dirige suivant l’axe perpendiculaire du triangle, en passant par le milieu H de la traverse, marqué par un trait. -

L’emploi de ce niveau demande celui de 2 règles graduées , longues de 2 à 4 mètres.

O. — Pour trouver avec le niveau de maçon la différence de hauteur de deux points assez rapprochés CP' (fig. 26, Arp.), on pose horizontalement la règle AP' de champ pour l'empêcher de fléchir, tandis que l’aide d’arpentage va placer verticalement en C la règle PA. Cette opération faite, on met le niveau sur la règle AP’, qu’on abaisse ou qu’on élève successivement jusqu'à ce que le fil à plomb marque le niveau ; la mesure trouvée EP est la hauteur cherchée, et il n’y a plus qu’à la marquer sur les divisions de la règle dont on s’est servi.

10 — Lorsque le nivellement ne peut s’exécuter par une seule portée ( fig. 27, Arp. ), on commence par mesurer BC, puis DE, puis FG ; on ajoute les trois mesures obtenues, et la somme de ces 5 portées verticales est égale à la ligne AP, comme la somme des 5 portées horizontales AB, CD, EF, est égale à la base PG.

Pour avoir la différence de niveau entre 2 points A , N , et un 5 e G, on somme les portées verticales qu'on trouve en

arpentage. 'ihS

descendant d’A en G , et celles qu’on trouve en montant de G en N; on retranche ensuite la plus petite somme de la plus grande, et le reste est la différence cherchée.

1 1 , — Pour niveler deux points très-distanls, on emploie le niveau d’eau.

Le niveau d’eau se compose d’un tube AB de fer-blanc (fig- 28, Arp.) soudé aux deux bouts, où sont ajustés avec soin deux cylindres de verre C, D; on soutient le tube horizontalement sur un pied en P ; on verse de l’eau colorée dans l’un des cylindres, et il y a niveau quand elle s’élève également dans chacun d'eux.

i a . — Pour trouver avec le niveau d’eau la différence de hauteur des points A et G (fig. 29, Arp.), on fait marquer de deux piquets verticaux AB et CD les points B et D situés dans l’alignement bd; la différence AE des hauteurs AB et CD sera celle du niveau des points A et C. Si l’on veut connaître les différences de niveau de deux points de chaque station , on compare ensemble les hauteurs consécutives AB et CD, CE et FG (fig. 29 bis, Arp .), et ainsi dé suite; mais si l’on ne cherchait que la différence de niveau entre les

f iointsextrêmes AetK, il faudrait ajouter séparément toutes es hauteurs obtenuesen se tournant vers le pointA, et toutes celles qui l’ont été en se tournant vers le dernier, K ; puis retrancher la plus petite de ces deux sommes de la plus grande; le reste serait la différence de niveau des points A et K , le plus élevé étant celui qui répond à la plus petite somme.

13 . — Si le terrain est très-inégal , il faut changer lu sieurs fois de plan : c’est ce que l’on appelle donner un coup de niveau ; les points où l’on s’arrête se nomment stations. La somme des nauteurs partielles obtenues ainsi donne ta hauteur totale cherchée.

On nomme points de repère les points qui sont visés deux fois dans l’opération.

§ 2. Application des méthodes de développement et de cultellation.

I. De quelsprocédés se sert-on dans la méthode de développement? — 2. Quel nom donne-t-on, dans la ntéthode de cultellation, à l« base productive? — 3. D’où vient le nom de base productive?—

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