M. Lacroix, Traité d' Arpentage
rain , on établit d’abord la planchette en A (fig. 43, Arp.), et l’on décrit l’angle BAF; on mesure ensuite le côté AF dont on porte sur le plan la distance af, prise à l’échelle.
Au point F, après avoir posé bien horizontalement la planchette, on mesure l’angle AFE, et l’on trace la ligne fe, sur laquelle on porte une ouverture de compas, prise sur l’échelle, égale à la distance FE. Au point E, on répète l’opération faite en A et en F. Enlin, lorsqu'on est arrivé au point li, il faut que, l’alidade étant alignée sur A , la ligne tirée du point b vienne joindre exactement la ligne où est le point de départ a.
C’est ce qu’on appelle fermer le polygone.
(5. — Pour fermer exactement un polygone, chose assez rare et toujours difficile, il faut qttalic conditions : la l r % c’est que la planchette soit parfaitement horizontale à chaque station ; la 2 1 ', c’est que les mesures soient prises avec soin; la 3 e , c’est que l’alidade soit bien dirigée sur i’alignement; la 4 e enfin , c’est que les distances prises sur l’échelle répondent à celles du terrain avec la plus grande exactitude.
On appelle méthode par cheminement, le procédé qui consiste à mesurer les angles et à chaîner les distances d’une station à une autre, ou d’une station ù un point cherché.
7 . — On emploie aussi la méthode d’intersection dans la levée des plans à la planchette. Celte méthode consiste à établir sur le terrain une base, pour y rattacher par des triangulations divers points qui servent au tracé du plan.
.Pour cela, on fixe la planchette à l’un des sommets A du polygone ACDEBFGH ( lig. 44 , Arp. ) ; on trace sur la feuille les directions AC, AD..., qui vont au sommet, et l’on marque ces lignes des numéros 1,2, 3..., en allant de gauche à droite, tant d’un côté que de l’autre d’une base AIÎ. On mesure la distance de la station A au point lî , et l’on porte sur la ligne A b une longueur, en parties de l’échelle, égale à celte distance; b représentera la station B. On se transporte à ce point B, et, de celte station, on vise le point A avec l’alidade, dont le bord rasera la droite ÀB. L’instrument étant horizontalement fixé sur son pied , on fiche une aiguille au point b, qui est verticalement au-dessus de lî. Enfin, visant du point B les divers sommets, C, D..., on trace sur le papier des droites tendantes à ces points, et l’on marque ces lignes des numéros 1, 2, 3..., en allant encore de gauche à droite des deux côtés de AB. Les lignes indéfinies des mêmes numéros que l’on aura ainsi tracées, tarit à la station A qu’à la station B, se couperont deux à deux, et chaque point d’intersection déterminera un sommet c, d.... Ainsi le plan du polygone sera levé, a c d e /'y h.
Si quelque point F invisible de A n'a pu être déterminé de la sorte , on va stationner en un lieu G déjà déterminé sur le plan , et
l’on pourra tracer une ligne gf qui contienne ce point F; on opère d’ailleurs aux points B et G comme si BG eut été une base mesurée
La méthode d'intersection présente ce double avantage, qu'on n'est obligé de mesurer qu'une seule ligne, et que le pian se trouve tout tracé, même en supposant que le terrain ne soit pas horizontal , parce que les pinnules permettent de voir, par rayons plongeants ou montants, les divers points du terrain , et que ces lignes se trouvent toutes réduites à l'horizontale.
§ 3. De la levée des plans au graphomètre.
i. Qu’est-cc que la levée des plans au graphomètre 0 — ?. Qu’est-ce que le graphomètre? failes-enla description. — 3. Qu’appelle-t-on vernier? — 4. Qu’esl-ce que la petite boussole du graphomètre? — 5. Comment vérilie-l-on un graphomètre? — 0 . Quel est l’usage du graphomètre? — ?. Comment prend-on les angles avec le graphomètre ? — 8. Comment élève-l-on une perpendiculaire sur • une droite donnée? Comment l’abaissc-t-on ? — 9. Comment mesure-t-on un polygone ? — 10. Comment mesure-t-on la hauteur d’une tour ?
1 La levée des plans au graphomètre s'appelle ainsi,
parce qu’elle se fait au moyen d’un instrument nommé graphomètre.
2 — Le graphomètre est un instrument destiné à mesurer les angles que font les lignes menées de l’œil du spectateur aux différents signaux qu’il peut voir. Cet instrument n’est autre chose qu’un rapporteur AB (fig. 43, Arp.V auquel on adapte Y alidade CD, égale en longueur au diamètre, fixée par son milieu au centre du demi-cercle, et susceptible de tourner dans son plan , autour de ce centre. Les extrémités de l’alidade, ainsi que celles du diamètre qui sert de base au demi-cercle, sont garnies chacune d’uoe pinnule. Les pinnules sont traversées par des fentes perpendiculaires au plan de l’instrument, dans lesquelles on dirige des rayons visuels qui passent par son centre.
Le graphomètre est porté sur un pied à trois branches