VI. Hygiène des aliments
1. Nécessité des aliments. — 2. Préceptes relatifs aux aliments. — 3. Préceptes relatifs aux boissons.
4 . — Les aliments sont une des conditions indispensables de la vie : or, l’homme est destiné, par la nature, à se nourrir de chair et de végétaux pour satisfaire sa faim , à prendre différentes boissons pour apaiser sa soif. Il y a donc de l’inconvénient à ne manger exclusivement que des légumes ou de la viande, à ne boire exclusivement que de l’eau ou une liqueur fermentée. Toutefois , l’espèce et la quantité de nos aliments et de nos boissons doivent varier selon le climat , la saison, l’âge, le sexe, la profession , l’état de santé ou de maladie. De là divers préceptes relatifs soit aux aliments, soit aux boissons.
2 • — Pour les aliments : 1° prendre, autant que possible, ses repas aux mêmes heures de la journée , et ne jamais dépasser les limites de son appétit ; 2° ne prendre jamais d’aliments de mauvaise qualité , tels que la viande tropgardée, la chair de poissons morts ou d’animaux malades, Je pain moisi, le pain auquel est mêlé de l’ivraie ou du seigle ergoté ; 3° éviter les assaisonnements ou épices employés à haute dose, qui irritent l'estomac et enflamment le sang ; 4° ne jamais faire usage de fruits qui ne sont pas nien mûrs ; 5° observer la diète dans la maladie ; ti° manger peu et ne manger que ce que prescrit le médecin dans la convalescence.
5- — Pour les boissons : 1° ne boire que l'eau potable , c'est-à-dire, l’eau limpide , douce , sans odeur, d’une saveur agréable, qui contienne de l’air, qui bouille sans se troubler ni former de dépôt , et qui dissolve le savon sans former de grumeaux ; 2° ne boire jamais d.e l’eau très-froide lorsqu'on esten transpiration ; 5° ne boire de vin , d’eau-de-vie et de liqueurs qu’en petite tjuantité, pour satisfaire le besohj et non la sensualité ; 4° observer en tout la lempé-
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rance, surtout dans les boissons alcooliques qui minent la santé et dégradent l’homme.