‹ Nouveau manuel des aspirants et aspirantes aux brevets complémentaires de l'instruction primaire rédigé d'après les programmes officielsChapitre 81 sur 327 · QUATRIÈME PARTIE. — PONCTUATION · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE. — PONCTUATION

§ 1. De la Ponctuation en général.

I. A quoi sert la ponctuation? — 2. Sur quels principes repose la ponctuation? — 3. Combien y a-t-il de signes de ponctuation et quels sont-ils ?

1. — La ponctuation sert : 1° à faire distinguer les rapports qui existent entre les différentes phrases ou parties de phrases ; 2° à indiquer les endroits où l’on doit se reposer pour reprendre haleine.

2 . — La ponctuation repose sur deux principes : le sens des phrases, et le besoin de la respiration.

5 . — Il y a onze signes principaux de ponctuation. En voici le nom et la figure :

La virgule (,) , — le point et virgule (;), — les deux points (:), — le point (.), — le point d’interrogation (?), — le point d’exclamation (!), — les points de suspension

( r.), — le tiret ( — ), — les guillemets (« »), — la

parenthèse ( () ), — l’alinéa.

S 2. Emploi de la Virgule, du Point et virgule et des Deux points.

1. Quels sont les principaux cas où l’on emploie la virgule? Indiquez l’exception aux deux premiers cas. — 2. Quels sont les principaux cas où l’on emploie le point et virgule? — 3. Quels sont les principaux cas où l’on emploie les deux points?

1.— 11 y a huit cas principaux où l'on emploie la virgule; les voici :

1°0» emploie la virgule pour séparer l'une de l’autre les parties semblables d'une même phrase, telles que les sujets, les attributs, les compléments de même nature. Ex. :

La richesse, le plaisir , la santé, deviennent des maux pour qui ne sait pas en user.

La charité est patiente, douce, bienfaisante.

Il faut régler scs goûts, ses travaux, scs plaisirs.

2° On emploie la virgule pour séparer les propositions qui ont le même sujet ou qui ont peu d'étendue. Ex. :

On lève l’ancre, on part, on fuit loin de la terre.

Le sort fait les parents, le choix fait les amis.

Exception aux deux premiers cas. Si les sujets, les attributs, les compléments ou les propositions de meme nature sont liés par l’une des conjonctions et, ni, ou, la virgule devient inutile, pourvu que la réunion de ces parties n'excède pas la portée de la respiration. Ex. :

La vertu, la modestie et la bonté nous font aimer.

Qui veut vaincre ou mourir est rarement vaincu.

La mort n’épargne pas la vertu ni la gloire.

Mais on dira avec la virgule :

L’élude rend gavant, et la réflexion rend sage.

Tout reconnaît ses lois, ou brigue son appui.

Nul n’est content de sa fortune, ni mécontent de son esprit.

Toutefois on n’a pas égard à la conjonction et, lorsqu’elle est surabondante, comme il arrive souvent en poésie. Ex. :

Un homme chérissait éperdument sa chatte ;

Il la trouvait mignonne, et belle, et délicate.

5 u Quand le sujet ou l’attribut complexe est trop étendu, on sépare le sujet du verbe, et les différentes parties de l’attribut l’une de l'autre, au moyen de la virgule. Ex. :

Le plaisir qu'on éprouvé n soulager un infortuné, est un remède sûr contre la peine que nous cause sa présence.

L’Amérique fut découverte par Christophe Colomb, en l'an 1 41)2, sous le règne d’Isabelle.

4° Un emploie la virgule lorsqu'il y a inversion de complément ou de proposition. Ex. :

De tous les plaisirs, le plus délicieux est celui d’une bonne action.

Lorsqu’on a la conscience pure, on ne craint pas la calomnie.

5° On emploie la virgule pour les propositions incidentes

Page 1