PONCTUATION
2 . — Le point d’interrogation se met à la fin de toute phrase interrogative directe. Ex. :
Et que reproche aux Juifs sa haine envenimée t
Quelle guerre intestine avons-nous allumée?
Les a-t-on vus marcher parmi vos ennemis ?
Remarque. Pour employer le point interrogatif, il faut que l’interrogation soit dans la pensée. Ainsi, quoique la phrase ne soit pas construite interrogativement, on doit dire :
On vous attend , monsieur, vous ne viendrez donc pas ? c’est comme s’il y avait : Est-ce que vous ne viendrez pas?
Mais on dira sans point d’interrogation :
L’interroge-t-on , il se tait;
parce que la forme seule de la phrase est interrogative. C’est comme s’il y avait : Si on l’interroge , il se tait.
3. — Le point d’exclamation se met après les interjections , certaines apostrophes, et les phrases qui expriment quelque vif mouvement de l’âme, comme la tendresse, la pitié, la surprise, la joie, la terreur, etc. Ex. :
Hélas ! nos plus beaux jours s’envolent les premiers !
O mon fils ! 0 ma joie ! 0 l’espoir de mes jours !
S ue le Seigneur est bon ! que son joug est aimable ! eureux qui , dès l’enfance, en connaît la douceur !
4- — On emploie les pointsde suspension, lorsqu’on ne veut pas achever la phrase commencée. Ex. :
La douceur de sa voix, son enfance, sa grâce,
Font insensiblement à mon inimitié Succéder... Je serais sensible à la pitié !
$ 4. Emploi du Tiret, des Guillemets, de la Parenthèse et de l’Alinéa.
I . Quand emploie-t-on le tiret ? — 2. Où et sous quelles formes se mettent les guillemets? — 3. A quoi sert la parenthèse? — 4. A quoi sert l’alinéa, et en quoi consiste-t-il?
i. — On emploie le tiret pour annoncer le changement