‹ Nouveau manuel du limonadier, du glacier, du chocolatier et du confiseurChapitre 21 sur 55 · DES BOISSONS AQUEUSES ACIDULES · texte numérisé non relu

DES BOISSONS AQUEUSES ACIDULES

Nous comprenons sous celle dénomination diverses boissons qu’on peut confectionner avec le sue exprimé de quet-

ques fruits agréables et acidulés pour être employées de suite, principalemanl en été, au moment des grandes chaleurs.

Eau de cerises.

On la prépare avec deux livres de cerises acidulés, dites de Montmorency, rouges, transparentes, bien mûres, dont on a d’abord ôté les queues, ensuite les noyaux pour les conserver à part; on écrase la pulpe du fruit en y ajoutant un peu d’eau, pour conserver dans un vase de faïence, après y avoir exprimé le suc d’un citron que l’on mêle exactement en agitant, pour laisser infuser pendant deux heures à la chaleur de l'atmosphère.

Après avoir bien lavé et nettoyé les noyaux, on les pile, on les écrase avec huit onces de sucre et l’on ajoute le suc exprimé des cerises ; on passe et l’on lire le tout au clair ; on met le marc sous une presse, on agite la liqueur obtenue, on laisse reposer ensuite pendant vingt minutes, on passe à la chausse et l’on conserve pour l’usage.

Eau de fraises. s

Choisir les fraises les plus grosses et les plus mûres; après les avoir mondées de leurs queues et des petites feuilles qui les accompagnent, on les écrase, on les broie en versant un peu d’eau par— dessus ; après deux heures d’infusion, on passe le tout à la chausse ou au tamis pour le tirer au elair ; on met le suc exprimé dans une bouteille non bouchée que l’on expose ensuite pendant quelque temps à la chaleur du soleil ou devant le feu, et mieux encore dans une étuve ; on en prend un demi-selier qu’on met dans un vase de faïence et sur lequel on verse une pinte d’eau en y ajoutant six onces de sucre ordinaire, pour le battre en transvasant alternativement d’un pot dans un autre ; on laisse ensuite rafraîchir et l’on conserve pour l’usage.

Eau de framboises.

Exprimez, par le moyen d’un linge peu serré et assez fort, une certaine quantité de framboises bien mûres; après avoir laissé reposer, lirez au clair, et sur un demi-setier versez une pinte d’eau, édulcorez ensuite lo tout avec quatre ou six onces de sucre ; lorsque le mélange est evact, passez encore une fois i» la chausse, et faites rafraîchir pour l’employer à volonté.

Eau de groseilles.

Après avoir choisi une livre et demie de groseilles bien

îùres, transparentes et fraîchement cueillies, on les égrène t on les broie dans un mortier en roulant le pilon pour ne >as écraser les pépins; après avoir ajouté quatre onces de ramboises aussi écrasées, on rassemble le tout dans un vase le verre que l ’on expose pendant quelque temps aux rayons du oleil, ou à l’ardeur d un feu très-clair pour mêler ensuite à lose convenable; ordinairement l’on prend un demi-setier le suc de groseilles par pinte d’eau, dans laquelle on a fait ’ondre auparavant quatre ou six onces de sucre ; après avoir igité le tout en versant le liquide d’un vase dans un autre jour que le mélange soit aussi exact que possible, on tait afraîchir, pour passer et tirer au clair, soit avec la chausse, loit avec un tamis, en exprimant encore le marc avec la jresse, pour conserver et s’en servir au besoin.

On prépare de la même manière, et en suivant les mêmes jrocédés, l 'eau d'épine-vinette, mais on n’y ajoute point de 'ramboises.

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