UT. Disputer, imputer, réfuter. Dispute^ impute, réfute
Rem. B. — Beaucoup de verbes dont la pénultième est en bu ou tu, comme : contribuer, attribuer, restituer, substituer, changent bu et lu en bute et Iule, comme : contribule, allribiUef reslitute) subslilule»
Règle V. — Un grand nombre de verbes en er, fier, et tV, deviennent anglais en changeant : ,
Français. Anglais.
1. ER en ATE. Ex. ,Ani mer, accélérer mutiler, Animate, accelerate,mu-
teiminer. tilale, terminale.
2. FIER en FY. » Ratifier, jnstifier, fortifier, Ratify, jusiify, fortify,
spécifier. specify.
3. iR en iSH. » Abolir, accomplir, finir, Abolish, accomplish, fi-
nish.
Règle VI. — Les noms et adjectifs terminés en français en if changent cette désinence en anglais en ive. Ex. :
Fran(^ais. Anglais.
Substantif, adjectil, motif, actif, pas- Substantive, adjective^ motive, passif, possessif. sive^ possessive.
Rem. C. — II y aurait encore d'autres règles à établir sur l'affinité des deux langues, mais cela nécessiterait une infinité de détails et de modifications pour lesquels l'espace nous manque. On pourrait rapprocher, par exemple : aimable et amiable; agréable et agreeable ; adresse et address ; assemblée et assembly ; bonté et bounly; exemple et example; comte et count; comtesse et countess; nom et noun; liste et list; terminaison et termination; affirmer et affirm; conjuguer et conjugale; promulguer et promulgate; juge et judge; jugement et judgment; divertir et divert: fournir et furnish; ternir et tarnisk; maintenir et maintain; ressembler et resemble; ressentir et resent; rétif et reslive; établir et establish, et une infinité d'autres mots qui se ressemblent. Mais les indications que nous donnons ici contribueront, c'est notre espoir, à diriger l'attention des élèves sur la formation de classements analogues dans leur mémoire, ce qui leur facilitera la conversation et la lecture des classiques anglais.
Thème 159.
Pourquoi y a-t-il des gens qui rient quand je parle? — Ce sont des gens impolis {impolile) ; vous n'avez qu'à rire aussi, et ils ne se moqueront {laugh al) plus de vous. — Si vous faisiez comme moi {as I do), vous parleriez bien. Il vous faut {you musl) étudier un peu tous les jours, et vous n'aurez bientôt plu? {no longer
iti»i
peur de parler. — Je tâcherai de suivre voire conseil, car je me suis proposé {lo résolve) de me lever tous les malins à six heures, d'éludier jusqu'à dix, et de me coucher de bonne heure.
— Pourquoi voire sœur se plaint-elle? — Je ne sais pas ; puisque tout lui réussit {slie succeeds in every Ihing) et qu'elle {and since she) est heureuse, et même {even) plus heureuse que vous et moi, pourquoi se plaint-elle? — Peut-être se plainl-elle parce qu'elle n'est pas au fait de celle affaire. — Cela se peut. — Comment vous y prenez-vous pour vous procurer des marchandises [goods) sans ari^enl? — J'achète à crédit {on credil). — Comment votre sœur s'y prend-elle pour apprendre l'anglais sans dictionnaire?
— Elle s'y prend de celle manière. — Elle s'y prend très-adroitement. Mais votre frère comment s'y prend-il? {But hoio does your brollier manage il ?) — Il s*y prend très-maladroitement : il lit et cherche les mots dans le dictionnaire {the diclionary) . — Il peut {may) apprendre vini^t ans de cette manière sans savoir faire une seule phrase (a single sentence). — Vous connaissezvous en drap? — Je m'y connais très-bien. — Voulez-vous m'en {for me) acheter quelques aunes {yard) ? — Si vous voulez me donner l'argent, je vous en achèterai. — Vous m'obligerez {to oblige). — Que lîles-vous {Whal did you do) quand vous eûtes fini votre lettre ? — J'allai chez mou frère, qui me conduisit {la také) au théâtre, où j'eus le plaisir de trouver un de mes amis que je n'avais pas vu depuis dix ans. — Que fites-vous après vous être levé {after geliing up) ce matin ? — Quand j'eus lu la lettre du comle polonais {Poiish), je sortis pour voir le théâtre du prince, que je n'avais pas encore vu [which I had not seen before). — Votre père, que fit-il quand il eut déjeuné? — Il se rasa (to shave) et sortit. — Que fit votre sœur après avoir été se promeneer {after she had been walking) ? — Elle alla chez la comtesse. — La comtesse coupa-t-elle la viande après avoir coupé le pain? — Elle coupa le pain après avoir coupé la viande.
— Quand parlez- vous? — Je ne pars que demain; car avant de partir {before I leaoe) je veux voir encore une fois mes bons amis.
— Que firent vos enfants quand ils eurent - déjeuné ? — Ils allèrent laire un tour de promenade avec leur cher précepteur
(prcccpfor). — Vous rasàtes-vous avant le déjeuner [heforc y ou hrcahfasled)? — Je me rasai quand j'eus déjeuné. — Vous couciiàles-vous quand vous eûtes soupe [taken supper)! — Quand j'eus soupe, j'écrivis mes lettres, et quand je les eus écrites, je nie coucliai.
TIscBîîe 159.
OÙ avez-vous été depuis que je ne vous ai vu? — Nous séjourliâmes {lo sojourn) longtemps au {on Ike) bord de la mer, jusqu'à l'arrivée d'un vaisseau {iinlil a ship arrivcd), qui nous amena [la bring) en Angleterre. — Voulez-vous continuer votre narration [Ihc narraiivc)? — A peine [scarcely) fûmes-nous arrivés en Angleterre qu'on nous onduisit à la reine {when loc tvere taken lo ihc queen), qui nous reçut très-bien et nous renvoya [lo send back) dans noire pays. — Un paysan ayant vu que les vieillards se servaient de lunettes {lliat old men used spectacles) pour lire, alla CÎ5CZ un opticien [an oplician) et en demanda une paire (askedfor (i pair). Le paysan prit alors un livre, et, l'ayant ouvert, il dit que les lunettes n'étaient pas bonnes. L'opticien lui en mit (put — y pou lus nosc) une autre paire des meilleures quil pût trouver clans sa boutique; mais le paysan ne pouvant toujours pas lire ibeing still unable lo read), le marcband lui dit : « Mon ami, peut-être ne savez-vous pas lire du tout [at all)l »— a Si je savais lire {if I could) », dit le paysan, « je n'aurais pas besoin de vos lunettes. » — Henri IV, rencontrant {to meel) un jour dans son palais {ihe palace) un liomme qui lui était inconnu {lokom he d'ul nol know), lui demanda à qui il appartient : « Je m'appartiens à moi-même )), répliqua cet homme. « Mon ami », dit le roi, (( vous avez un sot {slupid) maître. »
Qu'avez-vous? Pourquoi avez-vous l'air si mélancolique (ta look so melancholy)'! — Je n'aurais pas l'air si mélancolique, si je n'avais pas un sujet de tristesse {no reason lo be sad). Je viens d'apprendre {to hear) qu'un de mes amis s'est brûlé la cervelle d'un coup de pistolet {lo shoot one's self with a pislol) et qu'une des meilleures amies de ma femme s'est noyée. — Oîi s'est- elle noyée? — Elle s'est noyée dans la rivière qui est derrière sa maison. Hier à quatre heures, elle se leva sans dire un mot
à personne {lo aivj onc), sauta par la fcnèlre qui donne sur le jardin, el se jeta dans la rivière, où elle sest noyée. — J'ai grande envie de nie baii>ner {lo balhé) aujourd'hui. — Où voulezvous vous baigner? — Dans la rivière. — JN'avez-vous pas peur de vous noyer? — 01), non! je sais nager. — Qui vous l'a appris? —L'été dernier; j'ai pris quelques leçons à l'école de na-talion {in Ihe sivimming-school).
l'ïièauc fi 5©.
Pourquoi travaillez-vous tant (so miich)? — Je travaille pour être un jour utile à mon pays. — Étant encore {When I was yel) petit, je dis un jour {once) à mon père : « Je n'entends pas le commerce {know commerce) et je ne sais pas vendre; permettez moi de {let me) jouer. « Mon père me répondit en souriant {smiling) : « C'est en marchandant {in dealing) que l'on apprend à vendre ». a Mais, mon cher père », répliquai-je, « en jouant on apprend aussi à jouer ». « Vous avez raison », me dit-il; « mais il laut apprendre auparavant {firsl) ce qui est nécessaire {jieccssary) et utile. » — Ne jugez point {judge nol)^ vous qui ne voulez pas èlre jugé {Ihal you may nol bejudged). — Pourquoi apercevez-vous une paille {(lie mole) dans l'œil de votre frère, vous qui n'apercevez pas la poutre {Ihe heam) qui est dans votre œil? — Copiericz-vous vos thèmes si je copiais les miens? — Je les copierais si vous copiiez les vôtres. — Votre sœur aurait-elle tianscrit {lo Iranscribe) sa lettre si j'avais transcrit la mienne ? — Elle l'aurait transcrite. — Serait-elle partie si j'étais parti? — Je ne puis vous dire ce qu'elle aurait (ail si vous étiez parti. — Ceux qui avaient le plus {mosl) contribué {conlribule) à son élévation sur le t]'ône {lo his élévation lo Ihe Ifirone) de ses ancêtres, turent ceux qui travaillèrent {lo labour) avec le plus d'acharnement {ihe mosl eagcrness) à l'en précipiter' [lo precipilale him from il). — Dès qu(> César eut passé {lo cross) le Rubicon, il n'eut plus à délibérer {lo dclibcrale); il dut {to bc obliged lo) vaincre {conquer) ou mouiir.