‹ Œuvres complètes de Thomas Jan Stieltjes, pub. par les soins de la Société mathématique dAmsterdamChapitre 114 sur 153 · ri<Ri<R · texte numérisé non relu

ri<Ri<R

et ensuite si r' est un nombre quelconque surpassant r, R' un nombre quelconque inférieur à R,

nous supposerons que pour r' ^\z\^R' le module de la somme

admet une limite supérieure indépendante de n. Cela étant, on peut affirmer que la série

F(2) = 2^AW

est uniformément convergente pour r' ^ | 2 | ^ R'.

En même temps F (2) est holomorphe pour r < I 2 | < R. On peut d'abord déterminer un nombre n tel que

pour rj ^ I 2 I ^ Rj. On en conclut

d'où l'on voit que la série

est convergente.

Pour r' ^ I z I g R', on a

d'où

et ensuite

c< l< RTi et I Cf |< -pï-

On voit par là que la série

F{z) = J^Cizi

est convergente pour r < ! z 1 < R puisqu'elle est convergente pour r'<lzi<R'.

Ensuite il est facile de voir que , e étant un nombre aussi petit qu'on le voudra, on aura

puis aussi

<^. et

Ri

Z<<li

iM+n' + l

32. On pourra maintenant, par un choix convenable de n et pour

r" g I z I ^ R" (/•' < r", R" < R') , rendre

F(2)-^AW<

Pour cela on déterminera d'abord les entiers p et g par les conditions

Rr) X— ^^<^^.

Soit ensuite M le plus grand des deux nombres

■+^+(-lr)+-+(-lrr

et choisissons un nombre positif s' tel que

2Me'<^e.

Ce nombre e' obtenu , on détermine enfin n par la condition

tant que rj ^ z ^ Rj.

Pour faire voir que ce choix de n satisfait , en effet , à la condition énoncée , remarquons d'abord qu'on aura

co n + n' 4-1

^ Ri'

et

GO

La;

puis aussi

et

La?

Ensuite i

l vient

Pour r" ^ U I ^ R", on aura donc

Cette limite supérieure est égale à

£ Af + £ R'" £ A*

n + ti' + 1

+ ^r"< £ Af + j;; r"'- £ Af

et , par conséquent , inférieure à

c'est-à-dire inférieure à

' + ^^(1^) X— ^+2M.' + 2Ly X-i^ R' ^ r*

c'est-à dire inférieure à e.

Il résulte de cette démonstration que dans le développement

F{z) = J^CiZ\

le coefficient d est la limite du coefficient de z* dans le développement de

^AW,

pour n = 00 . Cette remarque nous sera utile plus tard.

33. Nous avons vu (n" 15) que , tant que la partie réelle de z est positive , la réduite

tend pour n = oo vers une limite F {z) qui est une fonction holomorphe de z. La série

Q2fc-2(2) Q2fc(2)

est uniformément convergente dans tout domaine S dans lequel la partie réelle de z admet une limite inférieure qui soit positive. Posons

on aura

Admettons que z ait une valeur quelconque non sur la coupure , on

aura

Z-\-Xi\

Je désigne par (z) le minimum du module de z + ** lorque ît varie de 0 à 00 en passant par toutes les valeurs réelles et positives II est clair que, lorsque la partie réelle de z est positive ou nulle, on aura

mais si , dans z = a -{- (ii, a est négatif, on aura

On voit que (z) est positif, non nul tant que le point z n'est pas sur la coupure. Puisque , par définition , on a

\Z + Xi\^(z),

il viendra

c'est-à-dire

Oiiz)

Considérons maintenant un domaine quelconque S qui reste à distance finie de la coupure; dans ce domaine (z) aura une limite inférieure i. qui sera positive. Dans tout le domaine S on aura alors

^oTA'

et cette limite supérieure est indépendante de n.

Soit maintenant a un point quelconque du plan non sur la coupure; nous allons montrer que la série

est convergente pour z = a, et que la convergence est uniforme dans le voisinage de a, c'est à-dire dans un cercle C décrit autour de a avec un rayon assez petit pour n'avoir pas de point commun avec la coupure.

Prenons arbitrairement un point Zq et un cercle C^ dont Zq ^st le centre et qui soit tout entier dans la partie du plan où la partie réelle de z est positive.

Nous pouvons alors construire encore d'une infinité de manières un domaine S englobant les cercles C et Cj et qui reste à distance finie de la coupure. Dans ce domaine S le module de la somme

admet une limite supérieure indépendante de n, comme on vient de le voir. D'autre part, nous savons que dans le cercle Cj la série

est uniformément convergente. Nous pouvons donc appliquer le théorème du n° 30 et affirmer que cette série est uniformément convergente dans S et partant dans Cy Et , en même temps , nous savons que F (z) est holomorphe dans S.

Cela revient donc à dire que les réduites

tendent vers une fonction holomorphe F (2), tant que z n'est pas sur la coupure.

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