Soit
une suite infinie de nombres ; nous supposerons que ces nombres sont limités supérieurement et inférieurement.
II en sera de même alors des nombres
Mn, ^n+1, M„4.2, Mn+.3, ■■•,
et ces nombres admettent donc un maximum, ou limite supérieure L„, et également un minimum, ou limite inférieure In. Ce nombre L„ jouira alors des propriétés suivantes :
l'* Aucun des nombres
ne peut être plus grand que L„.
2** Au moins un de ces nombres est égal à L„, ou, si cela n'a pas lieu, on pourra en trouver au moins un qui surpasse L^ — e, s étant un nombre positif quelconque. Lorsque n augmente , L„ ne peut que diminuer , de même l„ ne peut qu'augmenter. Dès lors il est clair que , pour « = 00 , on aura
limL„ = L,
\iml„ =1,
Voici maintenant les propriétés du nombre L : I, Les nombres
à partir d'un certain rang, sont tous inférieurs à L-\-s, e étant un nombre positif quelconque.
En effet, puisque L„ tend vers L en diminuant, on peut toujours
déterminer n de façon que L„ soit plus petit que L-J-e; or aucun des nombres
Un, Mn + 1, Mn+2, • • •
ne surpasse L„, ils sont donc aussi tous < L -f- «• Parmi les nombres
il y en a toujours un qui est, soit = L^, soit > Lj — s. Soit Uk ce nombre , il est visiblement plus grand que L — e puisque Lj ^ L. Ensuite , parmi les nombres
Wfc + l, Mft+2, U/c + S, •••
il y en aura un qui est, soit = Lk + i, soit > L^ + i — s. Soit Ui ce nombre, il sera encore plus grand que L — e. De même, parmi les nombres
il y en aura toujours un «„, qui est plus grand que L; + i — e, et , par conséquent, aussi plus grand que L — «.
En continuant ainsi , il est clair que , dans la suite
Mj , «2 >%>••• >
on peut trouver une infinité de nombres
1*k, Ui, Um, ...
qui sont tous plus grands que L — e. Les indices k, l, m, . . . vont en augmentant ; or nous savons déjà que tous les nombres de la suite
à partir d'un certain rang , sont inférieurs à L -f- «• Il en sera de même pour la suite
M*, Ui, Um, ...,
et nous arrivons à ce résultat :