‹ Œuvres complètes de Thomas Jan Stieltjes, pub. par les soins de la Société mathématique dAmsterdamChapitre 129 sur 153 · Nous allons revenir maintenant au cas où la série · texte numérisé non relu

Nous allons revenir maintenant au cas où la série

est convergente, pour faire une étude plus complète du problème des moments qui est indéterminé.

Soit t un paramètre positif; je considère la fraction continue

qui est évidemment égale à

En développant suivant les puissances descendantes de «, on a évidemment

E étant le premier coefficient qui dépend de t. Posons

les racines de

seront réelles , inégales et négatives ; en effet , 3in {z) est simplement ce que devient Q2n+2(2) pour a2n+2^t. Comparons maintenant les racines de

3i„{z) = 0 à celles de 3in + i(z) = 0. On a

3in + l(z) = [ciiZ, a,, • . . , a2n + lZ, a2n + 2, CI'2n + sZ, Q-

Or, il est facile de voir que si l'on pose

le second membre se réduit à cK „ (s). Les racines de

5Cn + l(«) = 0

sont au nombre de w + 2; si maintenant on fait décroître 02n+2, a2n+3 de leurs valeurs actuelles jusqu'à zéro , ces racines ne peuvent que décroître , d'après la proposition du n** 6. Une de ces racines deviendra — 00 , les autres vont coïncider avec les racines de

Ce résultat peut s'exprimer ainsi : si l'on range par ordre de grandeur croissante les racines positives de

une racine de rang déterminé x^ décroît lorsqu'on change n en n -|- 1. Pour n = 00 on a

lim 3in{s) = g(«) + tçiiz), Xk tend vers une limite finie 1* et

,«+<ft(.) = (i+f)(i+i)(.+|

En effet , on peut répéter tous les raisonnements des n"' 19 et 21. Il est clair que les f^ vont en croissant, mais peut-il arriver que Sk = Sk + i? Le raisonnement du n" 20 ne peut pas s'appliquer ici ; mais on peut procéder ainsi. Si l'on avait èk = ^k + i, on aurait, pour une même valeur finie et réelle de a,

q'{e) + tqi(z) = 0,

L'expression

q{z)qi{z) — qAz)q'(z) = 0.

devrait donc s'annuler pour n = oo , ce qui est manifestement impossible puisqu'elle est égale à

La transformation que nous venons d'indiquer résulte de l'identité bien connue

On a donc bien ^u. < It + i.

Les nombres 1^* sont des fonctions décroissantes du paramètre t\ en effet ft est la limite de x^t qui , elle même est une fonction décroissante de t. Nous avons

^<»)=('+i)('+i)Kt)-

où

Pour i=:0, Ifc devient égal à Iji et l'on a ainsi Pour < = 00 , on doit évidemment avoir

donc

et 0fc est compris entre l^ et A^ + i.

En définitive, si l'on considère les quantités croissantes

on voit que les f ^ sont compris dans les intervalles

(P) (o,-ii),(0i,A2),(«2,>i3),---;

on n'en trouve aucun dans les intervalles

(Q) (>ll,0l),(^,e2),(A3,03),---.

On trouvera facilement

2(«) + <3i(s) L^z-^-Ih

et la distribution des masses

est encore une solution du problème des moments, dépendante cette fois du paramètre t.

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