‹ Œuvres complètes de Thomas Jan Stieltjes, pub. par les soins de la Société mathématique dAmsterdamChapitre 137 sur 153 · PÛ · texte numérisé non relu

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mais nous allons voir que cette intégrale définie se réduit encore à une série. Substituons en effet, aux fonctions elliptiques, leurs développe ■ ments en séries périodiques, on trouve sans peine

Vf tN 2^ V g"^*

On reconnaît ainsi que les fractions continues pour Fg(a, k) et Fi{z, k) sont aussi du type que nous avons étudié. C'est ce que nous avons déjà vérifié d'une autre façon dans l'Introduction pour Fs{z,k).

Mais les réduites des fractions continues pour Fg (s, k), F^ {z, k) tendentelles vers les expressions de ces fonctions que nous venons de donner? Pour répondre affirmativement, il faudrait savoir qu'on est dans le cas déterminé du problème des moments.

8i. Supposons A;<l,g<l, l'expression de Fi{z,k) montre qu'en posant

Xn —

le système des masses

est un système déterminé. Ensuite le système

sera aussi déterminé; car, pour qu'il en fût autrement, il faudrait que la série

^ a'2n-l = ^ a2„ ("i + .'3 + • • • + "2n- if

soit convergente (voir n". 77) ; or, on constate que la série

est déjà divergente.

On en conclut que, M étant une constante quelconque , le système des masses

,-)-l M, Xr.

est un système déterminé. Or, si l'on prend

on reconnaît immédiatement que le système

sera aussi déterminé. Cela prouve que la fraction continue pour Fg {z, k) est bien dans le cas déterminé; la limite est bien égale à FQ{z,k). Considérons la fraction continue pour F^ijStk). La série

est convergente (il y a une concentration de masse à l'origine). Si l'on remplace ck par Ck+i, on aura (n°. 77)

a2n-l>ff?a2n.

En changeant de nouveau ct en ct + i, on aura ,

a2n-l = a2n(fl'l + a3 + . ..4-«2n-l)^

a'in-x > a2na'A-\ > -2«2n + i o|„-

Or la série

2a2n + ia|„

est manifestement divergente ; il en est de même de la série

ce qui prouve que le système des masses

est un système déterminé. En prenant

ni — g2n' on reconnaît que le système

n^q" /nn'^

est également déterminé, c'est-à-dire la fraction continue pour Fi{z, k) tend bien vers F^ {z, k).

Nous avons supposé /c < 1 , mais on voit facilement que F,{z,~) = kF,{kz,k),

F,{z,\) = kFA/cz,k),

F,[z,^) = k''F,{kz,k),

F,{z,^) = k'^F,{kz,k), ce qui montre que cette restriction est inutile.

85. Les distributions de masses correspondant aux fonctions F{z,k) présentent toutes cette particularité que, lorsque k tend vers l'unité, les masses deviennent infiniment petites , mais aussi infiniment rapprochées.

Pour A; = 1 on obtient , comme limite , une distribution continue de masse sur l'axe. C'est le même phénomène que nous avons rencontré déjà (n" 79).

Il ne semble pas sans intérêt d'obtenir directement la distribution correspondant à A; = 1, comme limite de celle qui correspond à A;= l — e, e étant infiniment petit. Faisons le calcul pour Fj (s , k). Posons

d sera infiniment petit , et l'on aura g = e - ^ avec une approximation

suffisante. Ensuite

2n iô kK ~~li"'

et la masse $ (u) comprise dans l'intervalle (0 , u) sera

ir \i4-e-«' + T+>"^ + • • • + 1 | e-(?.n+i)s) •

si l'on suppose que l'entier « est déterminé par la condition qu'on doit avoir sensiblement

en sorte que

(2n-f \)ô = ji\^u.

A la limite , e et ^ tendant vers zéro , on aura

nu -^Jiu

Remarquons que , dans le cas A = 1 , les fractions continues pour Fg(2!, A), Y^{^, k), qui sont de la forme (I**), se ramènent facilement à la forme (I") , ou (I) , et l'on reconnaît alors qu'elles sont encore convergentes dans ce cas.

86. Je vais donner maintenant la fraction continue dans quelques cas oîi les moments Cn s'expriment très simplement par les polynômes de Bernoulli, définis par la relation

en sorte que <Pq (A) = A — ^. On supposera dans ce qui suit 0 < A < 1. Considérons d'abord la série

<Pi(^) ^gJi) ysW 9^7 (^) I

elle donne la fraction continue

où

Mis RECHERCHES SUR LES FRACTIONS CONTINUES.

OU bien

Comme on le voit, la fraction continue est convergente, et elle repré sente, tant que la partie réelle de z est positive, l'intégrale

4sin"Ujr) / „ I „ — ~

'«du,

qui s'exprime aussi par

y>{z) étant la dérivée de log r{z).

Une autre expression de cette fraction est celle-ci

où sh M =

On trouvera la démonstration de ces formules dans le Quarterly Journal of Mathematics, vol. XXIV, p. 370; 1890.

Pour X= J, on retrouvera facilement la fraction continue qui nous a servi au n°. 63.

Considérons en second lieu la série

yoW I 9^2 W I nW I nW .

elle donne la fraction continue

ftp

où

60 = ^ — i, bn =

4(2n— l)(2w+l) Les valeurs des a2n, fl2n-t-i sont un peu compliquées, mais on voit

encore facilement que les séries

sont divergentes l'une et l'autre.

Tant que la partie réelle de z est positive , les réduites tendent vers

r" — 2 g dw

sin (227z)

C^^u ^ g-2jr« 2 cos (2A7l)

b Cette limite s'exprime aussi par

^v'(2 + ^)-iv(s4-i-'î) et par l'intégrale

«5 ./ sh * M

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