‹ Œuvres complètes; (volume 2)Chapitre 160 sur 332 · I. Il y a par erreur Litchis clans l'édition tl(! ifiiy · texte numérisé non relu

I. Il y a par erreur Litchis clans l'édition tl(! ifiiy

ment languir celui qui est en attente. La principale crainte de l'un et de l'autre procède sans doute de ce que nous ne portons point nos pensées aux choses présentes, mais les envoyons bien loin au-devant de celles qui sont à venir. Voilà comme la prévoyance, qui fait la plus haute félicité de la vie, est changée en malheur. Les bêtes sauvages fuient les dangers qu'elles voient devant leurs yeux, et sont en sûreté après eu être échappées. 11 n'en est pas ainsi de nous. Le passé nous fâche, l'avenir nous met en peine , et beaucoup de biens que nous avons nous acheminent à de grands maux ; car notre mémoire nous ramène la crainte, qui est une fâcheuse maladie, et la prévoyance la fait venir avant le temps. Or il n'est point d'homme qui soit réduit à ce point de misère par le seul objet des choses présentes.

Argument. — I. Plus on se connoît éloigné du vice et plus on est proche de la perfection. — H. La science est inutile, si elle ue passe des uns aux autres. — IIL On apprend plus par la conversation des doctes que par la lecture de leuis livres.

I. Je commence à counoître, mon ami Lucilius, que non-seulement je deviens meilleur, mais qu'il se fait une nouvelle transformation de moi-même. Je n'ose toutefois ni espérer ni promettre qu'en ma façon de vivre ordinaire il n'y ait encore je ne sais quoi qui a besoin de changement. Est-il incompatible* aussi qu'en moi ne se rencontrent beaucoup de choses qu'il faut nécessairement

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